À prendre ou à laisser

Notre chroniqueuse Nathalie Petrowski aimerait voir plus de... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Notre chroniqueuse Nathalie Petrowski aimerait voir plus de réalisatrices et d'artisanes derrière les caméras, à l'exemple d'Anne Émond (Nelly).

Photo Robert Skinner, La Presse

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L'année tire à sa fin et c'est l'occasion de départager ce qu'on aimerait laisser derrière de ce qu'on aimerait amener avec nous dans la nouvelle année. Nous avons demandé à notre chroniqueuse de faire le tri dans le domaine culturel.

CE QU'ON APPORTE EN 2018 : LA PARITÉ

En 2018, il faudra garder, préserver, bonifier même, les politiques de parité implantées récemment dans les institutions consacrées au cinéma et à la télévision afin que les femmes soient mieux représentées, devant comme derrière les caméras. C'est un homme - Claude Jolicoeur, le commissaire de l'ONF - qui a donné le ton en revendiquant cette parité pour les femmes cinéastes, puis en l'étendant à tous les autres champs de création : musique, montage, direction photo, etc.. Téléfilm Canada lui a emboîté le pas, suivi par la SODEC. En 2018, les premiers résultats de ces politiques vont commencer à prendre vie. À suivre. Dans un cinéma près de chez vous.

CE QU'ON APPORTE EN 2018 : LA LIBERTÉ ARTISTIQUE

Les créateurs ne sont pas des militants payés ou pas pour défendre des causes. Ils doivent rester libres d'exprimer leur vision du monde même si cette vision dérange, hérisse ou exaspère. Les créateurs doivent être libres de créer à l'abri des chapelles, libres de faire vivre des personnages, bons ou mauvais, droits ou tordus, sans avoir à constamment tenir compte des diktats de la rectitude politique ni à répondre aux attentes des associations de groupes minoritaires.

CE QU'ON APPORTE EN 2018, EN VRAC : 

Le Cirque du Soleil, Robert Lepage, Marie Chouinard, Denis Villeneuve, Clara Furey, Jean-Marc Vallée, Karine Vanasse,Yannick Nézet-Séguin, Rachel Graton, Christine Beaulieu, Catherine-Anne Toupin, Annabel Soutar, Ariane Moffatt, Mariana Mazza.

CE QU'ON LAISSE EN 2017 : LES AMENDES AU THÉÂTRE

Surtout les amendes pour la fumée de cigarette. Cet automne, le Théâtre du Trident de Québec s'est vu imposer par les agents du ministère de la Santé et des Services sociaux une amende salée - c'est le cas de le dire - de 682 $. Tout ça parce qu'un personnage de la pièce Le cas Joé Ferguson tentait de calmer son anxiété en fumant. La cigarette n'était pas une coquetterie d'auteur, mais un accessoire essentiel à la construction du personnage. Mais à la suite d'une plainte d'un seul spectateur, le théâtre a été mis à l'amende. Ridicule !

CE QU'ON LAISSE EN 2017 : LES REPRISES À N'EN PLUS FINIR

Pourquoi reprendre ce qui a déjà été créé, salué, célébré et chanté mille fois ? Les albums de reprises, qu'ils soient de Plamondon, Brel, Barbara, Jean-Pierre Ferland et j'en passe, encombrent les derniers magasins de disques encore debout et ouverts. En 2018, gardons-nous de sortir la millième compilation inutile de chansons qu'on a trop entendues.

CE QU'ON LAISSE EN 2017 :

La décision unilatérale et obstinée du gouvernement Trudeau de ne pas demander à Netflix d'imposer la TPS à ses abonnés canadiens, créant une iniquité fiscale et une concurrence déloyale entre Netflix et les services de vidéo en continu canadiens.




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