Un mariage, un enterrement, une séparation

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Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau se sont mariés à Québec, le 15 août dernier.

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Aux funérailles de René Angélil, le détail était impossible à ignorer. Pierre Karl Péladeau n'était pas assis à côté de Julie Snyder, son épouse officielle depuis à peine cinq mois. Julie et sa fille Romy étaient placées d'un côté de l'allée de la basilique Notre-Dame, et PKP se trouvait de l'autre côté. Du coup, j'ai cru que c'était le protocole qui avait séparé les politiques des autres dignitaires. Mais le chef de la CAQ, le voisin immédiat de PKP, était accompagné de sa femme, lui. Donc, mon raisonnement ne tenait pas.

Quelques heures plus tard, j'ai vu que Julie était sur le plateau d'Anne-Marie Dussault à RDI, puis chez Céline Galipeau où elle rendait hommage à René Angélil. Exception faite du Ti-Mé Show, il y avait des lustres que celle qui était mariée en quelque sorte au réseau TVA n'était pas apparue chez le concurrent. Que se passait-il donc pour que trois fois dans une même journée, Julie prenne ainsi ses distances de son époux et de son empire? La raison est tombée tard lundi soir: Julie et Pierre Karl se séparent.

Cette fois, je ne demanderai pas d'explications ni de conférence de presse, ai-je lancé à la blague sur les réseaux sociaux. Mais blague à part, dans un cas comme celui-ci, ce qui se passe entre les deux ex-époux leur appartient totalement. Nous n'avons pas à en connaître les détails, ni même les circonstances. Tout au plus pouvons-nous nous interroger, non pas sur la raison de leur séparation, mais sur la nature de leur très bref mariage. Un délire impulsif? Une union politique? Un mariage de raison? Un échange de bons services dans le genre: tu m'aides à gagner la course à la direction, je t'offre d'être mon épouse légitime et te garantis une sécurité financière jusqu'à la fin des temps?

Comme Pierre Karl Péladeau est le chef d'un parti politique, ce sont des questions qui se posent et qui se poseront longtemps, même si je doute qu'on obtienne des réponses.

En attendant, je salue la finesse du communiqué qui a été publié lundi au nom du couple: un communiqué de presse respectueux et sans acrimonie qui donnait juste assez d'info pour apaiser notre curiosité, régler quelques questions d'intérêt public et clore le sujet pour le moment.

Bref, après nous avoir invités à leur mariage, dans leur vie et leur maison, ils ne nous claquaient pas la porte au visage en nous renvoyant dans la rue comme des quêteux.

On les en remercie. Idem pour leurs proches et leur entourage respectif qui, dans les jours qui ont précédé l'annonce de la séparation, n'ont pas menti comme des arracheurs de dents en jurant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des deux mondes. De ce que j'en ai su, les langues étaient déliées, parfois trop même. Mais dans la mesure où Julie et PKP ont eux-mêmes sonné l'alarme en assistant aux funérailles de René Angélil sans se parler ni s'asseoir ensemble, c'était normal. Les deux connaissent assez le jeu des apparences pour se douter qu'ils venaient d'activer la machine à rumeurs.

La séparation d'un couple est toujours d'une grande tristesse, y compris celle d'un power couple comme celui que formaient PKP et Julie depuis plus d'une douzaine d'années.

Mais cette fois, les enjeux économiques et professionnels semblent moins cruciaux parce que moins étroitement liés que lors de leur dernière séparation.

D'une part, Julie a vendu sa société de production télé, dissipant les conflits ou les apparences de conflit d'intérêts avec le réseau de son ex. D'autre part, depuis qu'il est chef de parti, PKP n'a de toute façon plus droit de regard sur le réseau dont il est l'actionnaire majoritaire.

Reste la question des crédits d'impôt que Julie a perdus peu de temps avant son mariage à PKP. Certains croient que c'est pour retrouver ses crédits d'impôt et son entreprise que Julie se sépare. Trop facile. Si, d'aventure, Julie devait racheter sa maison de production télé, elle devra patienter au moins deux ans avant de retrouver ses crédits d'impôt. Deux ans, c'est long longtemps.

En attendant, par contre, Julie pourra enfin tromper le réseau TVA avec ICI Radio-Canada, ce à quoi elle se refusait depuis des années.

Sur sa page Facebook, elle affiche depuis un certain temps de vieux extraits du Poing J et de L'enfer c'est nous autres. J'y ai retrouvé une délicieuse entrevue que Julie a réalisée avec Jacques Parizeau du temps de L'enfer ainsi qu'une des meilleures entrevues à vie de Dany Laferrière au Poing J. J'y ai surtout retrouvé la Julie brillante, drôle, sensible et audacieuse d'avant le Banquier:  une animatrice hors pair capable de poser les questions les plus délicates, sans peur et sans lourdeur, mais sans gêne non plus.

Cette Julie-là, à la fois rieuse et posée, nous l'avons perdue à la faveur d'autres intérêts, d'autres ambitions, d'autres amours. J'avoue qu'elle me manque. Et si, sur les cendres de son mariage, elle devait réapparaître, ça ne serait pas une mauvaise nouvelle. Bien au contraire.

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