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Terrible, la vie ici

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Je cherchais les mots depuis le début de la manifestation contre la brutalité policière et c'est Francis Bourgouin, de la boutique d'informatique à l'angle de Sainte-Catherine Est et Sanguinet, où je m'étais réfugiée, qui les a trouvés.

«Dans le fond», a-t-il laissé tomber en regardant les arrestations massives qui se déroulaient sous nos yeux, «dans le fond, ils s'allument les uns les autres».

Exactement.

Ils s'allument. Comme dans un ballet, un tango, une réaction chimique. Les manifestants cherchent la brutalité policière pour mieux exprimer leurs récriminations. Les policiers, eux, trouvent dans l'agressivité de certains manifestants leur raison d'être là.

L'adrénaline coule à flots des deux côtés. La tension alimente l'énergie ambiante.

Un petit vendredi ordinaire de mars devient soudainement totalement allumé.

Chaque fois que je couvre des manifestations, surtout depuis l'an dernier, j'ai le même sentiment que ces gens ont besoin les uns des autres. Pour le rush, pour avoir une bonne raison de faire ce qu'ils font. D'un côté, hurler et exprimer violemment leur colère. De l'autre, imposer l'ordre par la force, avec tout le panache normalement confiné au cinéma et qui peut, là, être exprimé pour vrai, en long et en large.

Encore hier, entre les gyrophares allumés partout, les hordes de véhicules policiers traversant la ville en trombe, les paniers à salade, les vélos, les chevaux, la manif est rapidement devenue un déploiement spectaculaire d'arsenaux. On s'y serait cru sur une sorte de plateau de théâtre.

D'ailleurs, tout le long du parcours, à cette manif comme aux autres, les badauds filmaient, photographiaient, observaient et commentaient la scène.

Très étrange.

***

Dans les commerces, pendant ce temps, on ne s'énerve pas beaucoup. Ici et là, on baisse une grille, ou alors on verrouille la porte. Mais personne n'est terrorisé.

«Le vrai problème, ce ne sont pas les vitres cassées, c'est l'impression que les médias laissent que c'est pire que ce que c'est», m'explique M. Bourgoin.

Pour chaque vitrine fracassée qui tourne en boucle aux chaînes d'information continue, des milliers de banlieusards trouvent une nouvelle excuse de ne pas venir en ville.

Mais le vrai problème du centre-ville, qui dit voir sa fréquentation baisser, est-ce la possibilité d'une manif ou tous les DIX30 de ce monde qui font tout pour attirer des clients vers leurs parkings de périphérie?

Le problème du centre-ville, est-ce la possibilité d'une manif ou la convivialité de nos transports en commun? Est-ce une bande de voyous qui provoquent sans difficulté des policiers trop vite sur la matraque ou est-ce l'étalement urbain et toutes les politiques gouvernementales qui ne sont pas là, ou ont trop tardé, pour encourager les familles à revenir en ville?

***

Cela dit, bien des commerçants du centre-ville en ont marre des manifestations et on peut les comprendre.

Même si l'étalement urbain est le réel problème crucial, le brasse-camarade n'aide pas du tout la vitalité du centre-ville. C'est clair.

Un restaurateur à qui j'ai parlé hier m'a dit que son chiffre d'affaires avait été grandement affecté à la baisse depuis l'an dernier. Il voit les annulations. Entend les craintes des clients.

Cette réalité doit être entendue par les marcheurs.

Personne n'a intérêt à ce que le centre-ville s'affaiblisse et ça, les gens de gauche qu'on croirait bien représentés chez les manifestants devraient être les premiers à le comprendre, non?

Peut-être que leurs amis devraient expliquer aux camarades qu'en mettant le centre-ville à l'envers, certes ils se font entendre, mais ils jouent aussi le jeu de l'étalement urbain.

***

Clairement, les marches des dernières semaines ne sont pas celles de l'an dernier. Elles sont moins nombreuses. Moins diversifiées. On ne voit pas de familles, de grands-mamans, de poussettes. L'agressivité est plus dense. La frustration, qui est palpable, n'est plus la même et on se doute que ses sources dépassent largement la colère contre la police ou l'augmentation des droits de scolarité.

Mais comment l'entendre? Comment la transformer en énergie créative?

Dans un monde idéal, ne devrait-on par faire voyager ces jeunes?

Les envoyer en Espagne ou en Grèce, où les taux de chômage sont à 56% dans leur groupe d'âge. Les emmener en Iran étudier la brutalité policière et la répression, au Malawi entendre d'autres jeunes leur parler de pauvreté et d'accès universel aux soins de santé. Pourquoi ne pas leur montrer les États-Unis pour discuter avec d'autres jeunes couples pour voir comment ils planifient, eux, l'organisation de leur famille, sans accès aux garderies subventionnées, sans congés de maternité dignes de ce nom? On pourrait aussi leur offrir une visite en Russie ou en Ukraine, histoire de travailler sur la liberté d'expression...

Et ceux qui ont peur de l'avion, je les mettrais par courrier en contact avec des jeunes en Haïti ou en Irak, pour qu'ils leur expliquent, oui, qu'ils leur expliquent comment c'est terrible, la vie ici.

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Commentaires (68)
    • L'article est bien écrit et soulèvent des bons points. Au fond le problème est très complexe: certains manifestants prennent leur droit de manifester pour acquis - c.a.d un droit qui n'implique aucune responsabilité. TOUTEFOIS si je décide de manifester, je ne peux le faire aux dépends des autres. De même va pour la brutalité policière qui a été mis hors proportions: comment exactement voulez-vous arrêter quelqun qui prends la fuite alors qu'il commet un acte criminel et on a aucune idée s'il a une arme à feu ou une arme blanche? Avec des jolis discours? Non, seulement avec une matraque. Il y a ici beaucoup de questions aussi envers les gens qui réclament avoir survécu à cette brutalité... pourquoi est-ce qu'ils refusent de s'identifier aux policiers lorsqu'ils leurs en font la demande poliment? Il y a ici beaucoup de questions, et très peu de réponses. En ce qui concerne les étudiants: ils ont annulés leurs droits lorsqu'ils ont décidé de ne pas respecter la décision des tribunaux qui les ordonnaient à laisser les non-participants tranquilles.

    • Je trouve ca bizarre, à lire certains commentaires, nous vivons dans un état policier repressif, ou la violence de la police est très présente. Pourtant je n'ai jamais rien vu de tel.
      C'est surement à cause de mes choix de vie. Je suis respectueux des lois, je respecte la signalisations (je me dit que si je décide de ne plus faire mes arrets obligatoire il se pourrait que je blesse quelqu'un) je paye mes taxes, mes impots, Je suis respectueux de tout le monde. et en échange de tout ca, ma blonde et ma fille sont en sécurité car nous vivons dans une des société les plus juste et sécuritaire de la planète. Cette dernière nous fournis également une serie de service des plus diversifiée. Et tout ce qu'on me demande c'est d'être respectueux, moi je trouve que c'est un bon ''deal''.
      Finalement ca doit être à cause de ca que la police ns'interesse pas a moi !
      Mais ce que je trouve triste, c'est que plusieurs personnes s'imagine qu'on peut changer les choses en provocant et en brisant les lois et l'ordre public. On se croirait de retour au moyen age.

    • @elagueur
      16 mars 2013
      11h07

      Que dire des personnes masquées...... Ce n'est pas de la provocations ça??? Aaaaaa c'est vrai, ça ya pas de problême, mais de vomir sur les policiers qui pour une parti d'entre eux, font seulement leur travail( et la comme bien d'autre avant moi, je suis EN TOTAL DÉSACCORD AVEC L'ABUT DE POUVOIR). Je ne comprenderai jamais pourquoi ils ont besoins de ce masquer et pourquoi il ne donne pas un itinéraire. Bon je doit pas avoir l'âme d'un bon compatriote faut croire...

    • Donc, selon votre raisonnement, puisque la vie est plus difficile ailleurs, il faut accepter les reculs sur nos acquis sociaux, rester les bras croisés et se consoler en se répétant: ''heureusement, c'est pire ailleurs''. Je me demande jusqu'où peuvent aller ces reculs? Il faudra accepter les coupures dans les services sociaux et la hausse du prix des services publics jusqu'à quand au juste? Jusqu'à ce qu'on puisse dire: ''c'est rendu aussi pire ici qu'ailleurs''?

    • Exactement M.Lortie,
      La gauche qui veut tout tout cru dans bouche. Qu'il voit c'est quoi la vraie vie..jsuis tanné de payé avec mes taxes pour réparer le centre ville. Et puis la police ne fait que son boulot comme vous le mentionnez. Ailleurs c'est 100 fois pire qu'ici... Vraiment au Québec on est des gatés pourris.

    • Oups, je crois que le nom de Prat...e est 'modéré' dans les commentaires. Ainsi que toute référence à ses articles. Prat...e! Prat...e! Non!

    • Au moins, elle a le courage d'accepter les commentaires. Imaginez un peu à quoi ressemblerais le bas des chroniques de Pratte si il avait des ...
      Pis tant qu'à faire des commentaires sur Pratte, on va profiter de l'espace de liberté Lortie.
      Cher M. Pratte, votre dernière chronique sur les problèmes de l'Europe et particulièrement le cas de l'Espagne est la chose la moins sérieuse que j'aie lue depuis longtemps. Les problèmes de l'Espagne sont, (ce que même la droite reconnaît là-bas) dus à la libéralisation sauvage de l'économie sous les années Aznar. Ce n'est pas l'Espagne qui est en faillite, mais ses banques privées, qui ont spéculé et construit de façon sauvage sur toutes les côtes du pays. Les taux que le pays a dû payer et paie toujours pour emprunter n'ont aucune mesure avec le risque que courent les investisseurs, et ne reposent que sur le bon vouloir (et le bon profit) des agences de notation américaines. Tenir la 'trop nombreuse fonction publique' responsable de la dette du pays est d'un simplisme navrant. Mais qui arrange bien vos politiques (où celles de votre patron) et permet au privé d'acheter à vil prix des entreprises d'État profitables qui font la richesse et la stabilité du pays. Et de l'expertise de ses employés qui deviendront comme par magie beaucoup plus productifs.
      L'eau à la bouche en zyeutant Hydro-Québec.

    • Donneuse de leçon. Si ridicule. Surtout en fin de texte. Faudrait peut-être lâcher les manifs Mme Lortie.

    • Très bien dit arnpit, je pensais exactement la même chose. Étrange que bien des lecteurs semble passer droit sure cette phrase pourtant capitale dans ce torchon fallacieux.
      En passant j'y étais de cette manif et j'ai justement déjà visité certains de ces pays plus dans la merde que nous. J'ai carrément fait de la coopération internationale étant plus jeune. (au Nicaragua, vivant chez l'habitant) Plusieurs de mes camarades qui était de la manif ont eu cette expérience aussi. Je pense d'ailleurs à mon amie Jenny qui a passé environ 6 mois au Burkina Faso en tant que coopérante il n'y pas si longtemps.
      Aussi mon père a fait 30 ans de carrière dans la SQ, il était même responsable d'un groupe de policier au sommet des Amériques à Québec. (un drôle de face à face!) Cela dit je m'entends plutôt bien avec lui et vous pouvez imaginer que je ne suis pas prédisposé à détester la police... au contraire j'ai tendance à modérer les commentaires absolutiste de certains dans ces foules.
      Mais le fait reste que j'ai aussi des amis noirs et que je peux confirmer que le profilage racial n'est pas un mythe mais une routine. Que la violence abusive dans les manifs est monnaie courante. Que j'ai vu de mes propres yeux des agents provocateur et qu'à chaque fois que je me fais charger avec d'autres dans un de ces bordels, la personne qui se fait prendre et brutalement arrêté fait à peine 60% de mon poids. Il y a un gros problème de formation et de sélection depuis l'avènement de la technique policière. Ça ne fait que renforcer le syndrôme de clique fermée qui s'encourage et se protège. Le problème est systémique et il faudra une pression immense de la population pour que ça change. C'est pourquoi j'ai participé pour la première fois cette année à la manifestation du COBP.
      Pour ce qui est de notre beau pays, on empire et de là l'idée de se lever. Je vous invite à lire cet article, justement paru sur cyberpresse! http://tinyurl.com/csc6qxj

    • Encore une fois retourner dans vos restos ...
      La généralisation que vous faites est très grossière. C'est comme faire une critique ultra négative d'un couvert 7 service dont tous les plats etait tres bon ,mais comme vous n'aimiez pas le fenouille de l'entré qui servait de décoration vous auriez décendu le restaurant au grand complet.

    • http://voir.ca/marc-andre-cyr/2013/03/18/pas-terrible-marie-claude-lortie/

    • @denigreur : tout simplement parce que la question de l'accessibilité aux études ne touche pas juste l'université. Secondaire et université font partie d'un tout.

    • C'est curieux, vous nous aviez habitués au Danemark, à la Norvège et à Griffintown comme suggestions de voyages et maintenant c'est la Grèce, le Malawi et l'Ukraine. Vous avez les comparaisons qui vous arrangent selon le moment...
      Vous êtes un peu dure à suivre depuis un certain temps. Mais lâchez pas vous allez finir par l'avoir votre congé pour épuisement professionnel!

    • D'accord sur le fond, sauf que cette chronique très crue est l'un de vos pires articles, tout simplement à cause de ceux que vous avez écrits l'an dernier.
      C'est maintenant que vous songez au fait que les gens l'ont pire ailleurs? Des centaines de lectrices et lecteurs vous le rappelaient l'an dernier, mais vous n'en aviez que pour votre belle citation de Mittérrand sur Mai 68 et vous aviez même pondu un article sur le "Casserole Power" qui faisait un lien entre l'Argentine ou le Chili, et le Québec.
      Aujourd'hui vous dites que c'est pire ailleurs.... (soupir!) Où était cet argument l'an dernier?
      Votre changement d'attitude ne tient pas la route. Si vous regardez dans le dictionnaire pour une définition d'"avoir du front tout le tour de la tête", vous allez voir votre photo.

    • Toujours la politique du "pire".
      "Les envoyer en Espagne ou en Grèce, où les taux de chômage sont à 56% dans leur groupe d'âge. Les emmener en Iran étudier la brutalité policière et la répression, au Malawi entendre d'autres jeunes leur parler de pauvreté et d'accès universel aux soins de santé. Pourquoi ne pas leur montrer les États-Unis pour discuter avec d'autres jeunes couples pour voir comment ils planifient, eux, l'organisation de leur famille, sans accès aux garderies subventionnées, sans congés de maternité dignes de ce nom? On pourrait aussi leur offrir une visite en Russie ou en Ukraine, histoire de travailler sur la liberté d'expression..."
      Désolé madame mais j'adhère pas !
      Votre raisonnement c'est : On est pas si mal ici alors fermez vos g.....s !
      VOUS êtes pas si mal. Alors les autres doivent très certainement l'être également. Renier l'autre.
      Robert Duquette
      Saint-Luc-de-Bellechasse

    • @bielle
      Je ne sais pas si madame Lortie a écouté Dérives, mais je l'ai écouté. Et je peux vous dire que je ne prendrais prendrais jamais au pied de la lettre un documentaire partisan sans voir son opposé (Gentilly or Not to Be, je regarde vers toi espèce de torchon). Tout n'est jamais complètement blanc ou complètement noir. Et le pire, c'est que la réponse principale des problèmes rencontrés lors de ces manifestations se trouvent dans les premières 5 minutes du documentaires où l'on trace une comparaison avec d'autres manifestations qui a eu lieu au courant des dernières années. C'est l'attitude de confrontation que le mouvement étudiant (ou la CLASSE plutôt a voulu sortir). C'est un peu la même chose qu'on a pu observer dans d'autres mouvements comme Occupy Wall Street.
      Alors même si je ne suis pas d'accord avec certaines interventions, je suis TRÈS loin de donner le paradis sans confessions aux victimes de ses manifestations. Surtout qu'au final, la gratuité pour laquelle on se bat, reste surtout un enjeu majoritairement bourgeois / aisé et qui ne touche pas nécessairement les plus démunis de notre société. Si les syndicats et les associations étudiantes auraient vraiment voulu parler de justice sociale, il aurait été question d'aider beaucoup plus les décrocheurs du secondaires que de s'assurer que les étudiants universitaires puissent accéder gratuitement à leurs cours.
      D.Houle

    • Dites, quand comprendrez-vous tous que le but d'une manifestation c'est de déranger, à la fois pour faire pression sur le camp adverse (d'où le mot « moyen de pression » ; si ça ne fait pas pression, il y a un maudit problème), mais aussi pour attirer l'attention. Une manif qui ne dérange pas n'est pas une manif. Une moyen de pression qui ne fait pas pression n'est pas un moyen de pression.

    • Au fait, c'est qui, les enfants-roi? Ceux qui souhaitent que leur société aille de l'avant, ou ceux qui se ferment, par crainte de voir leur petit quotidien dérangé ?

    • Effectivement fallacieux comme arguments que de ce comparer à pire.
      Il faut accepter les règles de la société dans laquelle on vit.
      Et pourtant, ce sont ces associations étudiantes qui nous ont habitué à ce type d'argument hors contexte.
      Du genre, avant d'augmenter les frais, faudrait voir les dépenses des recteurs, faudrait enlever la corruption, faudrait rapatrier l'argent des abrits fiscaux. Ou encore, le meilleur, plus il y a de diplomé, plus il y aura de gros emploi.!! Maintenant les diplomes font dans la création d'emploi.
      Bref, créer une aberration sociétale pour en dénoncer d'autres, voila la société dans laquelle on vit.

    • Article candide, qui expose inutilement et dangereusement votre informaticien à diverses représailles... La brutalité policière est un problème, tout comme certains militants d'extrême "gauche" qui auraient du rester en France.

    • Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer?
      Mme Lortie écrit:
      "Pour chaque vitrine fracassée qui tourne en boucle aux chaînes d'information continue, des milliers de banlieusards trouvent une nouvelle excuse de ne pas venir en ville."
      Puis, en parlant des manifestants:
      "Peut-être que leurs amis devraient expliquer aux camarades qu'en mettant le centre-ville
      à l'envers, certes ils se font entendre, mais ils jouent aussi le jeu de l'étalement urbain."
      Comment ça, jouer le jeu de l'étalement urbain?
      Je pensais que privilégier le développement économique du centre-ville de Montréal à l'exclusion de tout autre lieu, c'était ça, jouer le jeu de l'étalement urbain.
      S'il n'y a qu'à Montréal qu'on peut travailler et consommer, il me semble que c'est normal que ça s'étale autour. On ne peut pas vivre à Montréal parce que ça coûte trop cher, parce qu'il y a trop de monde, mais on n'a pas le choix d'y aller parce qu'il n'y a que là qu'on puisse faire de l'argent et le dépenser.
      C'est quoi le beef? S'il y a des gens qui peuvent travailler et vivre à Montréal, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas travailler et vivre à Longueuil?

    • Exellent article madame Lortie!
      J'ai tout juste 30 ans et je fais en théorie partie de la génération Y, mais je me sens tellement déconnectée de cette génération de nombriliste, d'enfants gâtés qui croient que tout leur est dû. J'ai beaucoup voyagé, en Europe, mais aussi en Amérique du Sud et en Asie du Sud-est là où est la vraie pauvreté. Faudrait que les jeunes d'ici arrêtent de se plaindre alors qu'ils ont la bouche pleine! La société ne vous doit pas tout. Au lieu de gaspiller votre temps et notre argent, retournez donc étudier! ça promet comme génération!!!

    • @ lukos, comme je l'ai dit à des agentes de polices faisant du PR le 22 août dernier, on se sent en sécurité dans une manif. jusqu'à l'apparition des sois-disant force de l'ordre .
      Vers la fin de la manif, somme toute festive, la police fit son apparition, la foule gronda de colère en l'apercevant car notre sécurité devenait précaire.

    • Cette manifestation contre la brutalité policière ressemble davantage a un concours de mauvaise éducation qu'à tout autre chose. Si message il y a, il se perd car les pitreries que l'on y voit ne donnent pas envie de comprendre quoi que ce soit.

    • Nous sommes dans une société de droit. Quiconque veut envoyer promener la première ministre ou un policier peut le faire sans craindre de se ramasser en prison. De la même façon, n'importe qui voulant manifester peut le faire. Mais cette société de droit où il fait si bon vivre est assortie de règles. Une de celle-ci veut qu'un groupe organisant une manifestation doit fournir l'itinéraire de celle-ci aux forces de l'ordre. Me semble que ça demande pas un doctorat en sociologie pour comprendre....
      Ça me fait rire d'entendre crier à la répression...franchement...on se calme.

    • @suzieleroux 14h27 "l'interdiction de cette manifestation". C'est très simple, très compréhensible et justifié: les organisateurs n'ont pas fourni l'itinéraire. Aimeriez-vous être malgré vous au coeur d'une manifestation? Pas moi.

    • Quel article transcendant, enfin! On ne peut vous reprocher de tomber dans le cliché éculé, ça non! Voilà un sage conseil qui pourrait s'appliquer aux petits comme aux grands, aux jeunes comme aux vieux, hey, arrête de te plaindre, y a pire ailleurs! Corruption, y a pire! Hôpitaux, y a pire! Gestion publique, y a pire! Voilà, tout est réglé...mais juste dire que vous n'aurez plus de nouvelles qui vaillent la peine, donc out La Presse, bah sauf pour la gastronomie scandinave, là, c'est du sérieux.

    • Madame Lortie, votre auto-satisfaction m'effraye.
      Se comparer a la Russie, a l'Iran, a l'Espagne et pourquoi pas a la Corée du Nord est ludique, enfantin, stupide même si il est vrai que la vie est moins mal au Québec.
      Mais se comparer aux États-Unis est du culot pour ne pas dire de l'aveuglement ou pire de la mauvaise foi.

    • J'ai honte de nos policierEs. J'ai vu la semaine passée une manifestation à Moscou et bien les arrestations se faisaient de façon beaucoup plus civilisées et avec beaucoup moins de violence qu'ici à Montréal.
      On dirait que la police est sur un "power trip" d'où les slogans de nos jeunes (police partout justice nulle part). Malgré moi, la police me dégoûte et on est plusieurs à être envahi par ce sentiment. Qui sont les "enfants" gâtés, vite une réforme s'impose au sein de la force répressive.

    • As an American who studied in Montreal and graduated from the Conservatoire de musique de Montreal, it is incredibly refreshing to finally read such an article about the complete detachment from reality these few people have from the rest of the world. Why oh why, are they so angry and frustrated when they belong to the most privileged 1% of the world's population of their age group??? Zero debt, zero 'soucis' for employment, money is thrown at you even if you have the speech of a 4th grader, and all the wealth of Western Canada at your finger tips, not to mention some of the cheapest fuel and energy prices imaginable so you never have to experience freezing your ass off in the dead of winter (-40 °C my ass). It is an absolute embarrassment how these youngsters act, and how embarrassed I feel to have spent so much time and money there, including le fait que je me suis bossé pour apprendre le français, ce ce qui m'a permis de venir étudier ici en France mais à cause du boycott de l'an passé j'ai perdu presque tous mes amis québécois. Je ne sais pas du tout si un jour je retournerai dans cette ville tellement 'fucké' et à l'invers, mais ça prendrait beaucoup de changements et d'efforts afin de me convaincre que ça vaut la peine. Bon courage, vous autres.

    • Je suis d'accord avec vous à 100%!! En angflais, on dit "there's something very wrong"!
      Ou sont les valeurs ein???

    • Même dans les pays où il est difficile de vivre, il y a des jeunes qui font un effort pour réussir, trouver la solution pour soi-même et la famille dont ils sont souvent responsables. Ici, les jeunes ont tout ce qu'on peut imaginer pour qu'ils se construisent un avenir. Mais non, ils choisissent d'aller jeter les bouteilles sur les policiers. Gatés-pourris.

    • "Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille" - Paul Cézanne

    • Manifestement, Marie-Claude Lortie n'a pas vu le documentaire Dérives ou bien fait semblant de ne pas l'avoir vu: http://www.99media.org/

    • Il me semble que ce serait beau d'avoir cette mentalité là quand on fait du sport ou dans le monde des affaires :
      "Pourquoi essayer d'être meilleur quand il y a pire que moi."
      N'importe qui, n'importe quel groupe, peut se comparer à pire. Je croyais que le but dans la vie était de s'améliorer et de tenter d'atteindre l'excellence, tant en tant qu'individu qu'en tant que société.

    • Je suis tout à fait d'accord avec les propos de Steve Johnson et Martinjeviens. Je dénonce moi aussi la question du jour de la Presse qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête en proposant l'interdiction de cette manifestation. Le droit de manifester est un droit fondamental d'une société démocratique. Le seule fait de suggérer qu'on l'abolisse est démagogique et menace d'une certaine façon les droits de tous les citoyens. C'est en effet honteux et irresponsable de la part de votre journal.

    • Pour quelqu'un qui vit à l'extérieur du Québec, ces images de brutalité policière sont peu édifiantes. La police est censée être plus préparée et plus restreinte que les manifestants et franchement ces images sont dignes de manifestations dans des pays sous dictature - plus de 200 arrestations, quand même.
      L'autre mythe c'est qu'on est tellement bien ici au Canada. On est bien aussi ailleurs dans le monde et tout est relatif. Par exemple j'ai vécu en Amérique du Sud et on ne voyait pas ce genre de débordement d'agressivité policière malgré des manifestations lorsque j'y étais. On voit aussi la démocratie se détériorer constamment au Canada avec une mentalité de plus en plus « Law and Order » et la police sévit souvent en toute impunité. Il faut qu'ils se fassent prendre par un quidam qui filme une scène de brutalité comme l'attaque au Taser contre Dziekanski à l'aéroport de Vancouver alors que les policiers s'étaient concertés pour mentir et « colorer » la vérité avant qu'ils sachent que quelqu'un les avait filmés... Ils sont maintenant accusés de parjure - bel exemple de policiers.
      Je ne sais pas si vous vous rendez compte de cette détérioration au Québec car c'est peut-être comme le supplice de la goutte où la victime prend bien du temps avant de se rendre compte de sa souffrance, mais pour quelqu'un de l'extérieur, c'est vraiment frappant et choquant de voir cette escalade de brutalité policière qui nourrit chez d'autres une forme de résistance active. Il est peut-être temps de civiliser les policiers pour qu'ils agissent avec plus de retenue et de discernement.

    • Je trouve cette chronique désopilante. Ce n'est pas vous Mme Lortie qui êtes la première à écrire que c'est mieux ailleurs ? Mieux en Scandinavie, mieux à San Francisco et j'en passe. Effectivement il y a toujours mieux... et pire ailleurs. Quand on se compare, on se console. Aussi suggérer aux jeunes d'aller voir ce qui se passe en Iran ou au Malawi, non mais franchement ! On dirait du Martineau ! Vous devriez vous contenter d'écrire sur vos poulaillers...

    • Madame Lortie,
      Ce n'est pas parce que la situation est pire ailleurs dans le monde qu'il faut se complaire dans notre province tellement moins pire que les autres pays. Le problème de la privatisation de l'éducation, de la brutalité policière et la crise du capitalisme sont des enjeux réels, très graves et qui méritent d'être dénoncés.
      La répression policière d'hier était absolument dégueulasse. Habituellement, on attend qu'un méfait soit commis avant de charger. Hier, on a même pas laissé la manifestation débuter. Où est la liberté d'expression? Des journalistes/photographes/caméramans ont été arrêtés. Où est la liberté de presse?
      Le fait de voir que la question de La Presse d'aujourd'hui propose l'interdiction d'une manifestation me désole énormément. Votre journal remet en question des droits fondamentaux garantis par la Charte des droits et libertés, par la Constitution, etc. Vous n'avez pas honte?
      Finalement, le but d'une manifestation, même 100% pacifique (comme c'est souvent le cas avant la charge de la police, mais chut il ne faut surtout pas le dire à la population) est de troubler un peu l'ordre public. On pourrait bien aller manifester au parc Maisonneuve pour laisser les banlieusards magasiner tranquillement, mais cela ne donnerait strictement rien. Je considère que c'est malhonnête de dire que les manifestations sont en train d'accroître l'étalement urbain. Si c'est un facteur, ce n'est qu'un facteur minime. Et nous ne cesserons pas de manifester sous prétexte que peut-être, qu'en tant de que gens de gauche, nous allons freiner l'étalement urbain en cessant de protester. Assurément, si les manifestations cessent, il n'y aura plus de rempart à l'avancée toujours plus forte du néolibéralisme. À ce moment, des chroniqueurs des autres pays pourront écrire qu'il ne faut plus manifester chez eux, car comparez-vous au Québec, là-bas on ne peut plus manifester de peur de nuire à la vitalité du centre-ville...
      Au plaisir,
      Steve Johnson

    • C'est sûr que ces manifestations ne sont qu'un prétexte. Le problème, c'est qu'il y a des injustices structurelles et permanentes dans notre relativement riche société, et aucun mécanisme pour les corriger, ni même les dénoncer.
      Dans un monde idéal, tout le monde se trouverait une planque.

    • Sans prendre parti dans aucun des conflits mentionnés dans votre article, je dois souligner que ce n'est pas parce qu'il y a plus d'injustices ailleurs dans le monde qu'on doit subir celles qu'on voit ici. Si on pensait tous comme cela, le monde n'aurait pas évolué depuis l'esclavage. Vous auriez dû couper les deux derniers paragraphes, parce que le reste n'était pas si bête...

    • Bravo pour votre perspicacité Mlle Lortie. Comment entendre justement? Vous le dites clairement....'la source dépasse largement la colère contre la police ou l'augmentation des droits de scolarité'. Y a une symbolique derrière tout ça. Si nous nous positionnons du point de vue que tout est langage, décoder ce qui s'exprime par la destruction sous toutes ses formes peut nous en dire long sur ce qui se cache derrière. Et justement.....ne pas être entendu peut déclencher colère et frustration. En voyant cette destruction sous nos yeux nous nous indignons légitiment et perdons de vue que ce que nous voyons en réalité est représentatif d'un état intérieur qui se manifeste à l'extérieur. Un trop plein, le couvert qui saute. La massification a pour effet de dissoudre momentanément l'individu et d'ouvrir la porte à une manifestation trop longtemps contenu. Tu n'as pas besoin de détruire pour que je puisse entendre et reconnaître ta colère et ta frustration. Tu n'as pas besoin non plus de transférer celle-ci sur les forces de l'ordre ni sur la gratuité scolaire, tu t'en sert comme prétexte pour justifier tes actes. Sentiment d'injuste sous-jacent? L'effet pervers de la gratuité? Pourtant rien n'est gratuit dans ce bas monde. La capacité à relativiser nous incombe et peut facilement se perdre au travers des acquis qui sont enfermés finalement dans notre imaginaire collectif. Se comparer est pernicieux. Parcontre s'introduire volontairement dans une autre culture pour vivre et expérimenter la différence peut s'avérer en effet très constructif. Peut-être qu'en effet notre jeunesse manque de structure. Qui sait?

    • Pitiant cet article, comme on dit ici en Afrique. Une bobo qui nous fait revivre les petites phrases assassines que l'on a pu entendre lors du printemps érable. Les jeunes, y se plaignent pour rien. Faut voir ailleurs, c'est pire. Mettons les tous dans un avion pour qu'ils puissent voir comment c'est pire ailleurs et qu'ils ferment enfin leur gueule pour que Madame Lortie puisse bouffer son croissant tranquille dans le centre-ville. Comme si les jeunes n'étaient pas informés de la situation dans les autres pays! On sait bien, les jeunes ils ne sont pas informés et ils sont cons.
      Bien sûr. En plus, il n'y a sûrement pas de jeunes immigrants des pays cités dans l'article dans ces manifestations, nous vivons dans un si beau pays démocratique et intègre, s'ils le faisaient, ils manqueraient de reconnaissance et devraient être déchus de leur nationalité et déportés vers leurs pays d'origine, dans la droite ligne de Monsieur Harper qui désire avoir un pays ou on est citoyens que lorsqu'on se la ferme. Surtout on ne doit pas manifester , ne serait-ce qu'en signe de solidarité pour ceux qui meurent dans les pays cités lorsqu'ils osent le faire.
      Je suis sidéré qu'on puisse écrire un article comme ça. Je suggère à Madame Lortie de présenter sa candidature à Fox News.

    • un peu à bout des arguments anti-manif simplistes du genre: pourquoi tu te plains, c'est pire en Irak... Si on marche sur le #2 d'un grand danois, JE VOUS JURE que personne ne dit «bah, ça aurait pu être une mine anti-personnel » Avec toutes les vidéos d'arrestations musclées qu'on a eu en 1 an vous pouvez sérieusement vomir sur la manifestion sur la brutalité policière??? continuez à payer les salaires des 728 de ce monde, de toutes façons, ça pourrait être pire... n'importe quoi!
      Christian Béliveau
      Rigaud

    • On apprend rien de l'histoire. À l'université de Montréal, lors des grands affrontements du début des années 70 ou fin de années 60, les occupations se sont terminées quelques jours après que la police a cessé de faire des interventions musclées. Pour se battre, il faut être deux et avoir le goût de le faire. Le Shadow Boxing, c'est plate en tippepère.
      Faut croire qu'il y en a qui aime cela recevoir des tapes sus la dzeule...

    • Madame Lortie,
      Pour une rare fois je suis entièrement d'accord avec vous:
      1) cette manifestation annuelle contre la violence policière est ridicule car elle n'a pour but que de provoquer les policiers, avec les conséquences que l'on sait; certaines années, les policiers se sont faits discrets mais ça n'a pas marché;
      2) les jeunes d'ici sont très choyés et très chanceux, surtout quand on les compare aux jeunes chômeurs de l'Europe de l'Ouest, sans parler des Russes, des Bélarusses, des Iraniens, des Coréens du Nord, des Égyptiens, des Syriens, des Somaliens, etc. Mes voyages m'amènent dans plusieurs pays, ce qui me permet de constater à quel point bien nous somes libres et prospères ici.
      Sur un autre sujet, je partage votre enthousiasme pour Noma. J'y suis allé et heureusement, mes hôtes ont payé la note.

    • Bien d'accord avec l'opinion raisonnable de Sim01 ci-avant. En effet, soyons lucide et constatons qu"il y a de la vie à l'extérieur des grandes villes.Les banlieues ne sont plus ces villes dortoirs où on s'y féfugie. Oh que non, le cadre de vie s'est enrichi d'un milieu actif et plein de possibilités pour ceux et celles qui recherchent un endroit dynamique pour s'y épanouir. Au début de notre retraite nous avons choisi de quitter Montréal vers les basses Laurentides (Blainville). Il n'y manque rien et nous y avons même plus que ce que Montréal nous proposait, dans un environnement calme, reposant, moderne (pas en décripitude) et à un coût bien moindre. Alors en 2013 cessons de dénigrer LA banlieue. De toute façon la tendance d'une société est plus forte que les explications des sociologues ET des journalistes !!!!
      Robert Delorme

    • Comme l'an passé, les manifestants nous font honte sur la place publique. Mais, il s'en sacre et sont surtout fiers de leurs mauvais coups et de passer pour des hérots devant leurs chums du même acabit.

    • Le jour où ils manifesteront pacifiquement à visage découvert, j'aurai du respect pour eux.
      Ce n'est pas le cas. On a beau mettre le dos sur des casseurs; il en reste que c'est aux organisateurs d'une manifestation de prendre les choses en main.
      Avez-vous vu des gens chargés de la discipline parmi les manifestants ?

    • Les policiers ne devraient même pas ci présenter et les laisser faire... Les manifestants auraient vraiment l'air épais...

    • Si le commerce du centre-ville est menacé à ce point par quelques manifestations, c'est peut-être parce que l'ère du centre-ville comme point central d'une communauté est révolue voila tout.
      Le centre-ville était un point de rassemblement et de commerce qui avait toute sa raison d'être de l'époque des charrettes jusqu'à l'arrivée des véhicules automobiles en nombre restreint.
      Désormais, l'automobile est "LE" moyen de transport n'en déplaise à certains. Le centre-ville à donc été relégué à un rôle touristique et un centre d'affaire de travail plus que commercial de consommation. Rien de mal à ça, une simple adaptation logique en fonction de l'évolution de la société et de l'augmentation de la population.
      Il faudrait arrêter de diaboliser l'étalement urbain qui est un phénomène normal et tout à fait compréhensible. Je demeure à Charlesbourg, croyez-vous que je vais souvent magasiner au centre-ville avec mes 4 enfants en stationnant ma mini-van en parallèle près de la rue St-Jean? Est-ce que je vais aller vivre dans un loft et faire mon épicerie dans les épiceries fines?
      Quand je vais faire l'épicerie ou acheter des vêtements à mes enfants, je prend ma voiture et je vais au centre commercial à 10 minutes de chez moi voilà tout. Une vie de famille normale du 21e siècle. Le centre-ville c'est bien pour le tourisme, Les tours à bureaux, les célibataires ou les couples sans enfants, pour les autres il y a la banlieue. rien de mal à ça non?

    • Votre analyse est tronquée; vous ne discutez que de l'épiphénomène de la réaction des manifestants aux violences policières qui sont condamnables. Ce faisant, votre biais idéologique réduit votre article à une observation partisane et simpliste.

    • @ Gosseyn
      Vous fustigez l'éducation policière, moi je fustige les anarchistes qui ne sont là que pour la casse.
      Nul besoin de cour de philosophie et de psychologie face à une foule noyauté par des éléments subversif don le bût principal est l'anarchie.
      J'en ai vécu des manifestations ou la foule avait pris le contrôle, la baie-James, 10 millions de dommage, les honnêtes travailleurs intimidés par des fiers à bras, eux il dictait leurs loi avec un 2x4.
      Années 70, trois chefs syndicaux emprisonnés, la ville de Sept-Îles fût sous le contrôle des fier à bras pendants quartes jours, vitrine cassé, voiture incendiés, rues désertés, mort et chaos.
      Trouvez qui trouve un profit dans le chaos au lieu de fustiger ceux qui cherche à protéger le citoyen.
      Danny Mansour

    • On oublie de le dire, mais des policiers aussi attendent avec impatience le 15 mars pour avoir la chance de taper sur "des plateauïstes du nowhere", des "ostis de carrés rouges" pis la "gang de mangeux de marde". Le 15 mars, c'est une belle occasion pour ces policiers de se défouler en tapant.

    • On a beau vouloir chercher des raisons politiques ou philosophiques aux agissement des manifestants il reste que je suis persuadé que pour un forte proportion d'entre eux le geste de manifester est en quelque sorte un sport extrême et que seul la montée d'adrénaline les poussent à agir ainsi. On est loin des grandes causes, on parle ici d'entertainement point.

    • Excellent article !
      Pour faire du pouce sur ce que vous écrivez, je dirais que nous vivons dans une "société des attentes". Des attentes toujours plus hautes et qui évoluent plus vite que n'importe quoi d'autre.
      Nous ne mesurons pas nos progrès en comparant à ce qui existait auparavant.
      NOn. Nous mesurons plutôt nos échecs à ne pas rencontre nos attentes. Et les attentes, ça court toujours en avant du progrès économique et social.
      Je pense que presque toutes nos insatisfactions collectives peuvent être expliquées en partie par cette façon de voir.
      Et ce n'est surtout pas une invitation à s'asseoir sur ses lauriers. C'est une invitation à arrêter de se trouver collectivement poches pour trouver l'énergie d'aller de l'avant.

    • «dans le fond, ils s'allument les uns les autres», ah oui?
      Il y en a qui sont là par choix, et d'autres parce que c'est leur sale boulot. Il est tout à fait normal que l'adrénaline monte dans de telles circonstances, même si tu es policier, et formé. C'est naturel, voire même souhaitable. J'aimerais bien voir ceux qui lance la pierre aux policiers en devoir comment ils s'y prendraient eux pour tenter d'assurer l'ordre public dans de telles situations. Ceci dit, je ne cautionne toutefois pas les abus, du style matricule 728, entre autres.

    • votre article est tout simplement \'juste à point\'nous les québecois gâtés, les enfants-roi devraient connaître ce qui se passe ailleurs pour mieux apprécier ce dont on jouit quotidiennement.
      J'ai réellement apprécié cet éditorial. Je le conserve.

    • Le coeur du problème réside, tant qu'à moi, dans la façon de former ces policiers. On leur apprend à se servir de leurs matraques, de leurs coudes, de leurs genoux, de leurs poings, de leurs boucliers, de leurs armes à feu, de leurs bottes à cap d'acier mais quand leur apprend-on à se servir de leur tête, où sont les cours de philosophie, de psychologie dans leur curriculum? On se méprend profondément lorsqu'on pense former des gens qui feront régner la loi et l'ordre lorsque l'école qui les forme développe leur instinct les plus bas, comment frapper sur le monde...
      Je peux très bien comprendre le sentiment de révolte de tous ces jeunes quand ils savent très pertinemment que très peu de policiers seront adéquatement jugés suite aux débordements dont ils savent faire preuve dans la vie de tous les jours.

    • le problème est et restera le laissé allez des politiciens qui dirigent votre ville. Une autre manif déclaré illégale qu'on laisse se continuer.
      le jours où on appliquera le règlement à la lettre, votre ville deviendra comme toutes les autres grandes villes, un lieu où l'administration saura d'avance le trajet, qu'elle pourra elle même modifier au besoin et ainsi permettre aux citoyens et commerçant de pouvoir vivre en paix, mais ça semble pas être demain la veille.
      Dans notre médiocratie contemplative, on affirmera que c'est impossible tout ça et votre ville continuera de se ratatiner au profit des dix-30 et cie.
      Tant pis pour vous, mais gardez espoir, Coderre arrive dans pas long et je crois qu'il pourrait changer tout ça. :)

    • Difficile de garder une perspective équilibré mais je pense que vous y arrivez. Il me semble qu'un élément manquant dans l'ensemble des conflits que nous vivons au Québec concerne la reconnaissance. Sans tomber dans la complaisance, nous vivons dans une des société les plus riches et les plus généreuse de l'histoire de la planète. J'en suis profondément reconnaissant. Parfois je me demande si nous n'allons pas tout faire basculer en nous fâchant continuellement parce que nous n'avons pas ce que nous voulons. Parfois je me demande si cette colère qui gronde pour toutes sortes de raisons que nous pouvons avoir (fondés ou non), n'est pas le reflet d'un mal plus profond, plus difficile à identifier et décrire.

    • Difficile de les expédier en voyage. sans itinéraires.

    • Y a-t-il un journaliste qui pourrait aller à l'École de police de Nicolet quelques jours ou quelques semaines pour nous dire ce qui s'y enseigne ? On pourrait aussi savoir quels sont leurs critères pour accorder leurs diplômes. Ainsi, s'il y a des manques, les citoyens pourraient écrire à cette école pour faire part de leurs suggestions afin d'améliorer ce service. Les professeurs ne sont pas des ordinateurs : ils ne peuvent pas penser à toutes les situations qui peuvent se présenter !

    • Ah voilà que je vous retrouve enfin Mme Lortie avec une vrai analyse (rappelons-nous le décevant article sur Eric et Lola où la femme était enfantilisée digen es années 1920..). J'ai particulièrement aimé votre suggestion de voyage où les manifestants verraient et comprendraient la très dur réalité de leurs semblables dans le monde.
      Bravo

    • Très bon papier madame. Pas facile d'avoir une perspective au dessus de la mêlée...

    • Pourquoi pas en Chine travailler chez Foxcom, il pourrait fabriquer les bébelles qu'ils affectionnent tant ... Il pourrait même rapporter à la maison l'exemplaire qu'ils auront fabriqué !
      Paul béliard

    • Vous me décevez amèrement Mme Lortie.
      Ça ne vous étonne pas de voir cet "étalement théâtrale" justement lorsque des policiers de Toronto et de Ottawa sont venus "observés"? Pour quelque chose comme 300 manifestants ?
      Les commerçants? Ils veulent des profits et sont biens contents de pouvoir blâmer les "manifestations" au lieu de réaliser que la rive sud et l'internet leur sont bien plus nuisibles.
      Si l'on suit votre logique, vos comparaison nous encouragent vraiment à accepter de revoir à la baisse notre de vie et nos conditions matérielles d'existence parce que, eh, c'est pire ailleurs!
      Pas besoin de capoter avec la commission Charbonneau non plus j'imagine? Après tout, regardez, c'est bien pire au Mexique, au Pakistan et en Inde!
      On pourrait nous faire accepter n'importe quoi si on accepte se genre d'arguments fallacieux.

    • C'est justement parce que ça va relativement bien que les manifestations pour ce genre de choses doivent continuer. Les gens et les policiers doivent demeurer aux aguets et continuer leur travail de qualité.
      Il ne faut pas attendre d'avoir des conditions comme celles décrites dans les différents pays de votre article pour aller sortir dans la rue. Là il sera déjà trop tard.
      Se comparer à pire ne règle rien. Toute la classe moyenne québécoise pourrait se comparer à la classe moyenne du Mali et se dire qu'elle n'a aucunes raison de se plaindre de son taux d'imposition, vu la qualité de vie en comparaison. Si on veut viser toujours plus haut, l'on ne se réjouit pas pour le simple fait d'être "pas si pire."
      Puis il y a un élément de votre article que vous devriez surligner, souligner, entouré, mettre en caractères gras, en majuscule etc.: «Le vrai problème, ce ne sont pas les vitres cassées, c'est l'impression que les médias laissent que c'est pire que ce que c'est», m'explique M. Bourgoin.
      Il faut que les médias québécois arrêtent leur campagne de peur. Quand c'est rendu que des gens en région ont peur de venir au centre-ville de Montréal... J'habite le centre-ville, j'y suis à tous les jours et il n'y a absolument aucune raison d'avoir peur de quoique ce soit.

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