Madame Lortie,
Nous revenons d'un séjour de 6 mois en Argentine et je dois avouer que la décision du comité de sélection de faire de l'Argentine la vedette culinaire de cette année fût toute une surprise.
Le boeuf \'\'grass fed\'\' argentin étant interdit au Canada, on nous sert du boeuf de l'Ouest (méchant festival!!!) À l'exception de 2 producteurs quelconque de Patagonie, aucun producteur vinicole sérieux n'est présent, quand on sait qu'il y a environ 1100 producteurs dans la seule province de Mendoza. Aucun Malbec, aucun Torrontes de Salta.
Quant à Mallman, bien connu en Argentine, sa définition de cuisine rustique semble se limiter à \'\'garrocher\'\' un steak de l'Alberta dans une assiette et d'appeler cela de la gastronomie. Vous seriez très surprise de lire les commentaires sur Trip Advisor à propos de son restaurant.
Je peux comprendre les juges d'avoir été insulté si ça été le cas. Mais peu importe, la décision du comité ou de la présidente d'en faire un demi ou quart d'évènement est tout simplement inqualifiable. On dort au gaz ou quoi??
François Auger
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La montagne et le cuisinier
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Le restaurant du mont Royal, c'est l'Institut de tourisme et d'hôtellerie qui doit le créer, pas un particulier.
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Le Québec,
un pays riche en sirop d'erable ,un produit que les europeens, les japonais nous envient.
Il serait comme évident qu'on retrouve un dessert au sirop d'erable dans chaque restaurant, par fierté,par ce qu'il est délicieux, par ce qu'il est un produit de chez nous. -
Mais qu'est-ce que c'est que touts ces amalgames!!! Mme Lortie n'a jamais parle d'ouvrir un resto rant "chic" sur la montagne ( by the way je vous ecris d"europe et je pense que vous parlez du Mt Royal?)
Merci Mme Lortie de pousser votre gueulante. Enfin! voila plusieurs problemes que vous soulevez:
( ps je parle en amoureuse du peuple Quebecquois, mes enfants sont Canadiens...)
1) oui il y a un manque de culture de la bouffe au Quebec: je veux dire que c'est pas incurable, SVP cessez d'assimiler la cuisine, la bonne bouffe et manger bien avec les restos chics, inaccessibles, cul-culs et trendy! Les enjeux aujourd'hui de la VRAIE GASTRONOMIE c'est que tous les monde puisse super bien manger, a des prix ben correc' une cuisine maison avec des super produits locaux, simples: Oui c'est possible au Quebec!! il y a des supers cuisiniers et des super produits.
2) Oui le peuple du Quebec est "trop gentils" ! on entend souvent, bein ouais, c'est ben correct.... moi je dis" bas non... quand c'est degeuelasse dites-le!!!!!
Mr ou Me Nordouest je ne suis pas d'accord avec vous, ca devrai etre une volonte politique que le peuple mange bien et sainement. Si le peuple veut des burgers, et bien pourquoi pas mais on va leur donner des vrais burgers, pas de l'industriel, avec de la vrai bonne viande de fermes du Quebec, etc pas du congele de avec de la viande de cheval ( cf polemique en europe en ce moment)
Je pense que Mme Lortie ne souhaite pas plus que vous que le resto du chalet soit offert a un celebrity chef etranger. oui ce serai super qu'un cuisinier du cru le reprenne. Juste que Quelqu'un fasses quelque chose, et fasse une offre de vraie cuisine dans ce restaurant. Rien de bobo, simple et delicieux.
Mme Lortie parle d'un manque d'ambition? un manque de confiance en soi....? mais pourquoi? Montreal a une formidable ecole de cuisine, et, etant dans le metier je connais une myriade de cuisiniers Quebecquois formidables et expatriers. -
Vos commentaires touchent à un point fantastique. Comme le disait si bien un immigrant, Stephen Jarilowski, nous n'avons pas ici cette culture de l'excellence. Personnellement, c'est ce qui m'a fait décrocher... Après 10 années d'études universitaires, après des efforts surhumains, il n'y a rien à faire... c'est bloqué.
Il y a l'aspect "superficiel" comme par exemple d'amener des employés dans une zone d'excellence ou dans une zone ultime de rendement. Tout bon gestionnaire vous dira qu'à moyen ou long terme, les probabilités sont qu'ils regagneront une autre zone... La même chose avec des athlètes... Bref, le dépassement de soi.
Mais je crois que vous parlez d'un aspect plus profond qui se reflète malheureusement dans notre culture. Les gens veulent initier une amélioration de l'environnement... Ce n'est même pas abordé dans les discours des aspirants chefs. Écoutez-les bien, ce qu'ils prônent, c'est la gestion du système actuel avec des ajustements, point final. C'était le discours de Jean Chrétien, il y a des décennies. Regardez les universités au Québec, ces organisations qui imprègnent des valeurs à notre élite de demain. Ils ne veulent pas réellement se dépasser, s'adapter, ou changer pour simplement répondre à la demande, selon moi. Il y a clairement un manque de vision.
Moi, maintenant, je trait des chèvres et suis heureux de ces guerrières qui ne demandent qu'à livrer la marchandise jour après jour. Celles qui ne font pas, je leur donne toutes les chances et m'applique à les faire évoluer, sinon, c'est l'encan. Ah et oui, le MAPAQ ne m'aide pas beaucoup, j'ai l'inspection des aliments sur le dos pour des gnaiseries, les chèvreries ferment, je travaille extrèmement fort, me fait échoeurer, harceler et escroquer à l'occasion, et la paie est parfois très maigre. J'adore ma contribution. Belle culture! Quel environnement fantastique. -
J'étais chez Boulud hier soir pour le passage de Colagreco. C'était excellent et à part quelques petites imprécisions causées par la formule «chef invité dont l'avion vient de se poser», on peut même dire que c'était mémorable pour un prix, somme toute, très raisonnable pour cette qualité. Mais là n'est pas le sujet, j'ai aussi des réserves quant à l'usage du Chalet en resto bobo. Je suis allé dernièrement avec des visiteurs et c'était ok, sans plus, mais ok et abordable. Des gens avec des lunchs qui achètent pour compléter, sympa et à l'image de ce qu'on voit à Central Park ou ailleurs. En tout cas j'ai trouvé que cela c'était mieux que dans mon souvenir. Faudrait-il vraiment mettre le dernier chef à la mode en charge de cela ? La qualité a un prix et les québécois ne sont pas prêts à le payer, j'en ai la conviction profonde.
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Les Montréalais en ballade qui font une pause, ce n'est pas rien. Un coup d'oeil au loin pour un citadin, ce n'est pas rien. Des toilettes, un abreuvoir, un banc au soleil, ce n'est pas rien. Manger n'est pas tout. Vendre non plus.
Ce lieu a été conçu pour des «usages cérémoniels, traditionnels, populaires et éducatifs». (Voir Wikipédia.) Pas pour les touristes.
Il y a quelques années, on a préféré fermer le restaurant plutôt que de continuer à alimenter le vilain péché populaire qui consiste à manger des frites, des hot dog et des hamburgers à prix raisonnables. Vous préféreriez les saucisses, hamburgers et frites de la brasserie T. Des sandwichs d'effilochés dégoulinants? Les gros steak argentins? Vous rêvez de ce qu'il y a au lac des Castors: une section de nappes blanches dans une grande espace vide et à côté la «populace» entassée avec ses enfants et grand-parents dans le peu d'espace restant pour consommer un lunch ou des paninis, des chips et des breuvages vendus à fort prix?
Est-ce de cela dont on a besoin quand on fait une randonnée sur la montagne. Un siège pour reposer ses pieds dans un endroit agréable et ensoleillé, une vue dégagée pour reposer ses yeux, du chauffage en hiver, quelque services comme des toilettes et des abreuvoirs. Ce n'est pas rien. Il n'y a qu'à voir la quantité de gens qui fréquentent ce lieu de cette façon hiver comme été pour se rendre à l'évidence qu'il y a déjà quelque chose ici.
Si l'on considère ce que deviennent les Iles abandonnées au Casino, au Grand Prix et autres événements commerciaux, ce n'est vraiment pas trop demander à la Ville de Montréal de se mettre d'abord au service de ses résidents. Ce sont les lieux champêtres et piétonniers, le calme et la paix qui se font rares. Trouver à manger n'est pas un problème.
A-t-on la volonté politique de protéger nos lieux publics? Ne peut-on pas trouver les moyens financiers nécessaires pour éviter de vendre notre ville aux cuisiniers et spéculateurs de tout acabit? -
Vous avez raison madame Lortie, transformons le chalet de la Montagne en resto chic. Excellente façon de le rendre inaccessible au petit peuple.
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