Mon palmarès Coen

Frances McDormand dans Fargo.... (PHOTO FOURNIE PAR MGM)

Agrandir

Frances McDormand dans Fargo.

PHOTO FOURNIE PAR MGM

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il y a de «grands» Coen et de «petits» Coen, mais tous les films des frères Coen (ou presque) valent la peine d'être vus. La sortie de Hail! Ceasar, 17e long métrage de Joel et Ethan Coen, est l'occasion d'établir mon palmarès de leurs films.

Miller’s Crossing... (photo fournie par la production) - image 1.0

Agrandir

Miller’s Crossing

photo fournie par la production

1. Fargo (1996)

Dans le Dakota-du-Nord, un vendeur de voitures d'occasion (William H. Macy) qui a des soucis financiers imagine un subterfuge pour soutirer de l'argent à son beau-père. Le projet bancal d'enlèvement de sa femme vire à la catastrophe. Un récit rocambolesque, une distribution parfaite (Frances McDormand, compagne de Joel Coen, dans son rôle le plus marquant), un humour noir de noir extra fin avec en point d'orgue cet assassin incapable de broyer la jambe de l'une de ses victimes dans un déchiqueteur à bois. Pissant. De sang entre autres. Le chef-d'oeuvre des frères Coen.

2. No Country for Old Men (2007)

Javier Bardem trouve dans ce thriller atypique aux airs de western angoissant un rôle taillé sur mesure d'assassin psychopathe qui ne s'encombre d'aucun sentiment. Une distribution de grande qualité, une mise en scène d'une finesse absolue, un humour irrésistible d'absurdité, une direction photo superbe, des dialogues truculents. Et un regard décapant et décalé, caustique et subtil sur l'Amérique moderne, où les règles du Far West priment celles de la civilité.

3. Inside Llewyn Davis (2013)

Llewyn Davis (Oscar Isaac) est un chanteur folk charmant, mais brouillon, malchanceux dans tout ce qu'il entreprend, qui n'arrive pas à vendre assez de disques et de billets de spectacles pour payer son loyer. Malgré son talent indéniable, tout semble jouer contre lui. Il sera condamné à rester dans l'ombre des plus grands, dont un certain Bob Dylan qui fera bientôt sa marque sur les mêmes scènes. De l'humour décalé, parfaitement dosé, au service d'un scénario intelligent et d'une réalisation brillante, tout en finesse.

4. Barton Fink (1991)

Barton Fink (John Turturro), un dramaturge célébré à Broadway, tente sa chance à Hollywood dans les années 40. Acceptant de scénariser un film de série B, il souffre du syndrome de la page blanche. Dans l'hôtel kafkaïen où il loge, il rencontre un voisin très particulier (John Goodman). Palme d'or au Festival de Cannes de 1991, Prix d'interprétation (pour Turturro) et Prix de la mise en scène, cette brillante métaphore sur la création et le cinéma hollywoodien compte sur tous les ingrédients d'un grand film des frères Coen: une trame improbable, des dialogues savoureux, une mise en scène unique et des personnages inoubliables. En prime, un hôtel en feu.

5. The Big Lebowski (1998)

Jeffrey Lebowski, dit The Dude (Jeff Bridges), est un flanc mou baba-cool qui passe son temps à boire et à fumer des joints lorsqu'il n'est pas avec son ami Walter (John Goodman), ex-militaire parano, au salon de quilles (où se pavane Jesus - John Turturro -, un maniaque de bowling au survêtement mauve aussi satiné que peu seyant). Un jour, Lebowski est passé à tabac par des nihilistes qui lui réclament de l'argent et le confondent avec un homonyme. La bêtise humaine dans toute sa comédie, à travers la lorgnette de deux cinéastes iconoclastes, à l'acuité redoutable. Et un Dude inimitable.

6. Miller's Crossing (1990)

Tom (Gabriel Byrne) est le bras droit du chef de la pègre irlandaise, à l'époque de la prohibition. Brillant, manipulateur, sûr de lui, il change de camp comme il change de stratégie, en réussissant malgré lui - et grâce à la Providence - à filer entre les mailles de la guerre des clans irlandais et italien. Des personnages burlesques (John Turturro en petit truand) sur fond de trame dramatique, de la violence caricaturale, un parfum d'érotisme vieille école et des séquences oniriques inoubliables. La grande séduction.

7. Raising Arizona (1987)

Raising Arizona commence avec une séquence d'anthologie. Le personnage de Hi (Nicolas Cage) fait l'aller-retour entre une prison de l'Arizona et les petits commerces qu'il dévalise dès qu'il est libéré, en s'entichant chaque fois davantage de la policière (Holly Hunter) qui croque son portrait de bagnard. Il finit par la demander en mariage et se décide enfin à vivre une vie rangée. Mais ne pouvant avoir d'enfant et se voyant refuser le droit à l'adoption, le couple se met en tête «d'emprunter» un bébé à un homme d'affaires et sa femme, qui viennent d'avoir des quintuplés... Le ton Coen est né.

8. True Grit (2010)

True Grit, relecture des frères Coen d'un classique de 1969 mettant en vedette John Wayne, est l'histoire d'une adolescente qui, en compagnie d'un shérif alcoolique (Jeff Bridges), part à la recherche de l'assassin de son père. Un hommage senti au western, qui embrasse ses codes avec respect, sans les transgresser, en y ajoutant une touche d'ironie typiquement «coenienne» pour pimenter des dialogues à la fois rugueux et poétiques. Un exercice de style épique, magnifié par les images du complice Roger Deakins, d'un classicisme qui détonne pour le mieux dans la filmographie.

9. Burn After Reading (2008)

Un pastiche de film d'espionnage doublé d'une délirante comédie noire, caustique et absurde, avec des acteurs aussi talentueux que John Malkovich, Brad Pitt et George Clooney dans de délicieux contre-emplois. Burn After Reading n'a pas la profondeur ni les multiples degrés de lecture de Fargo ou de No Country for Old Men, mais c'est du Coen de haute voltige, caustique et absurde, dans la lignée de The Big Lebowski. Un bonbon acidulé, un gaz hilarant, un vrai plaisir.

10. Blood Simple (1984)

Dans une petite ville du Texas, un propriétaire de bar jaloux (Dan Hedaya) embauche un détective privé pour suivre sa femme (Frances McDormand), qu'il soupçonne être la maîtresse de l'un de ses barmans. Quiproquos, trahisons, coups de pelle ratés et bain de sang. Le premier long métrage des frères Coen, hommage au film noir à la Hitchcock, n'a pas aussi bien vieilli que les Raising Arizona et Miller's Crossing de la première période. Mais le style des frères Coen est déjà là, entier, ingénieux, brillant, comme une promesse assurée de perles à venir.

11. A Serious Man (2009)

12. The Man Who Wasn't There (2001)

13. The Hudsucker Proxy (1994)

14. O Brother, Where Art Thou? (2000)

15. Intolerable Cruelty (2003)

16. The Ladykillers (2004)

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer