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Blague à part

Sugar Sammy... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Sugar Sammy

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Aveu: j'ai souri. Pas tellement à la blague (moyenne) qu'à l'audace. À la provocation. À la réaction vive qui n'allait pas se faire attendre. Oui, j'ai souri. Je sais, je devrais en avoir honte. Je m'autoflagellerai 10 fois ce soir en écoutant une chanson très populaire de Marc Dupré.

Le libellé de la blague: «Qui choisiriez-vous comme leader? Marois ou Rob Ford? En fait, je fais plus confiance au consommateur de crack.» Deux questions et une réponse tirées d'une publicité du spectacle You're Gonna Rire de Sugar Sammy, affichée sur le compte Facebook de l'humoriste et retirée hier matin (après avoir provoqué un tollé).

On y voit, juxtaposées, une photo officielle de Pauline Marois et celle, peu flatteuse, du maire de Toronto Rob Ford, le visage empourpré, la bouche grande ouverte, les yeux dans le même trou. Le message de l'humoriste ne saurait être plus clair: malgré les apparences, je fais plus confiance au clown à droite qu'à la première ministre à gauche.

J'ai eu beau examiner l'affiche sous tous ses angles, je n'ai pas réussi à m'en offusquer. Parce que c'est une blague. Et parce que Sugar Sammy, dans ses envies de transgression et de provocation, dans sa manière de tester les limites et la tolérance de son public, me fait souvent sourire.

Je suis d'ailleurs d'accord avec ma collègue Nathalie Petrowski (une fois n'est pas coutume): Sugar Sammy est plus efficace, plus caustique, plus irrévérencieux et pertinent dans son humour politico-social que lorsqu'il se contente de faire des blagues de macho éculées sur les relations de couple.

L'humoriste, dont le public est à la fois francophone et anglophone, québécois et international, n'a jamais caché, sous une épaisse couche d'ironie, son incompréhension des aspirations nationales d'une bonne partie de la société québécoise. C'est le lot de bien des gens de «l'autre solitude». Et de ceux qui se trouvent au milieu, entre différentes cultures.

Sugar Sammy préfère en rire et parie que son public, qu'il soit indépendantiste ou fédéraliste, francophone ou anglophone, saura lui aussi s'en amuser. L'humour est un art de perspective et de connivence.

Sugar Sammy fait des blagues du point de vue d'un fils d'immigrants indiens ayant grandi dans le quartier multiculturel de Côte-des-Neiges, à Montréal.

Et il est l'un des rares humoristes québécois à oser tourner en dérision ces jours-ci le principal «argument de vente» électoraliste du Parti québécois.

J'ai souri à sa dernière provocation. À sa façon de caricaturer, et d'une certaine façon «diaboliser» le Parti québécois et sa chef. Avec Sugar Sammy, une blague sur les indépendantistes n'attend pas l'autre. C'est de bonne guerre. Je ne l'ai jamais pris «personnel». L'autodérision n'a jamais fait de tort à personne.

Cela dit, je peux comprendre que certains trouvent cette frasque publicitaire de mauvais goût. En comparant un politicien toxicomane ayant proféré des menaces de mort à une politicienne qui a été menacée de mort, Sugar Sammy ne fait pas dans la dentelle. Le contraste est saisissant.

L'humour, justement, est un art de contrastes. Et de surprise. Ici, à mon sens, l'effet est plus ou moins réussi. Mais est-ce pour autant du «Quebec-bashing» ou de la misogynie? Si le gag avait mis en scène Stephen Harper plutôt que Pauline Marois, j'aurais souri tout autant. Et je n'aurais pas été le seul. On a souvent l'indignation à géométrie variable.

Cette blague est certainement une provocation. Mais ce n'est pas une provocation inutile ni une blague vide de sens. C'est une caricature, un commentaire politique, sur la confiance. Autant je comprends que certains en aient été vexés, autant je comprends la méfiance de Sugar Sammy envers le gouvernement Marois (illustrée ici de la manière la plus grotesque).

Cette méfiance a été clairement exprimée dimanche, à Tout le monde en parle, par ma consoeur Chantal Hébert, qui a comparé les tactiques obscurantistes et populistes de Pauline Marois dans le débat sur la Charte à celles de Stephen Harper.

Le refus du gouvernement péquiste de rendre publics les avis juridiques qu'il a lui-même commandés, de définir le nombre de personnes touchées par les interdictions prévues à sa Charte, de tenir compte des avis d'experts (auxquels il préfère la rumeur de la rue) rappelle les méthodes du gouvernement conservateur. «Ça ne fait pas un débat éclairé et c'est la méthode Harper», dit la chroniqueuse politique.

Certains diront que Chantal Hébert est Franco-Ontarienne et que sa perspective sur ce débat est teintée par ses origines. C'est possible. Sugar Sammy, qui représente de tout son être l'ostentation, a sa propre perspective sur ce débat. «Tu sais que la Charte va trop loin quand Parizeau dit que ça va trop loin», a-t-il récemment écrit sur Twitter.

Chacun a sa perspective, qu'il soit féministe, juriste, immigrant, croyant, athée, homosexuel... Hier, sur sa page Facebook, Sugar Sammy se faisait traiter de tous les noms. Plusieurs ne témoignant pas de la proverbiale «ouverture à l'autre» - on me pardonnera l'euphémisme - de la société québécoise. C'est le prix à payer, à l'ère des réseaux sociaux, pour une opinion controversée exprimée publiquement.

Espérons que cela n'ait pas pour effet de décourager les humoristes de parler de politique. J'ai vu récemment Gad Elmaleh regretter sur scène la seule phrase de son spectacle faisant référence à la Charte («N'ayez pas peur!»). Le silence dans la salle témoignait de la mauvaise réception de ce commentaire d'un «étranger» s'immisçant dans les affaires nationales québécoises.

L'humour doit pourtant servir à autre chose que de rire de l'embonpoint de Denis Coderre ou de celui de Rob Ford. Tous deux méritent que l'on se moque d'eux pour d'autres raisons. Et ils ne sont pas les seuls.

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Commentaires (33)
    • Quelle est la différence entre Rob Ford, Marc Cassivi et Sugar Sammy?
      Il n'y en a pas, ils manquent tous de jugement.

    • Okay, donc lorsqu'on niaisait Charest, ce n'était pas du Québec bashing.
      Mais là on niaise Marois, c'est du Québec bashing??
      Quelle double standard, yo.

    • Sur son site une autre blague sur les séparatistes mais dans la salle et leur demandant s,ils veulent changer de siège...
      Ce n'est pas du stand-up américian classique ?
      Et l'humour repose sur la provocation plus que sur l'opinion...
      On peut rire autant des anglos que des nationalistes avec cette posture là... Ce n'est pas nécessairement sa réelle opinion personnelle qui est véhiculée...
      Tiens sur Patcik Roy et ses joueurs produisant car ils auraient peur de se faire tuer par leur coach... C'est exagéré...

    • Une autre controverse inutile ou tempête dans un verre d,eau tout comme les commentaires de coderre sur Desharnais ou encore la photo du coyote mort sur le fil twitter de Carey Price...
      Ou pire encore le seudo affrontement entre Gregory Charles et Jean-Michel Dufaux .
      Quebec bashing ? Pas besoin , avec toutes ces insignifiances...

    • Pas personne n'a pensé a demander a SS s'il pensait que c'était une bonne chose que l'Inde ait son indépendance?
      L'Indépendance, seulement bon pour les non-québecois.

    • Le 3 octobre dernier, un participant régulier aux blogues de LaPresse.ca (sercote) s'est dit désolé, que le tueur du Métropolis ne soit pas parvenu à assassiner Pauline Marois. Pourtant, on le laisse encore polluer les blogues avec sa propagande haineuse. Ça, c'est choquant et troublant.
      ? sercote
      3 octobre 2013
      12h53
      «Je n'ai rien contre Richard Henry Bain. Le seul problème que j'ai avec lui est qu'il a manqué son coup.»

    • En dehors des idées exprimées, j'aime beaucoup le style de Cassivi. En 3 mots, il a plante un décor "aveu: j'ai souri."et on a compris ou on est.
      J'aime ne pas me faire "violer" la conscience comme avec ce titre "Shut up Sugar Sammy" qui vient sans doute d'une journaliste en pâmoison devant la belle maison de madame Marois, la bonne cuisine de son chef cuisinier qui l'a fait abandonner à tout jamais toute pensée objective sur les questions de politiques et qui de plus, n'est plus qu'un écho à la pensée de son mari, journaliste au même journal.
      Les trois derniers textes de Cassivi étaient excellents et pas seulement parce que j'étais d'accord avec les idées exprimées, ce qui n'était pas toujours le cas. C'est que ce sont des textes denses et bien senties. On reste sur sa faim avec des textes de Tania Longpré ou de sophie Desrosiers (? la femme de...).
      Je crois qu'il y a plus dans un texte de Cassivi que dans un discours de Marois. C'est inspirant, on a le droit de ressentir par soi-même les choses, c'est basé sur une vérité bien sentie et non sur un mensonge qu'on veut nous faire avaler et que l'on a de cesse de cracher par après tellement les mensonges sont en gros morceaux.

    • On peut le prendre aussi comme un running gag et n'oublions pas que le message est en anglais.... Donc il s'adresse à son public anglophone en le flattant dans le sens du poil ? Peut-être.
      Marois et Ford ne sont pas du tout au même palier de gouvernement non plus alors.... Ford est à Toronto, tu peux pas voter pour lui en étant à Montréal...
      En tous les cas.... La blague a-t-elle fait parler d'elle à Toronto ?

    • Je ne connais pas réellement Sugar Sammy mais j'interprète la blague différemment...
      C'est bien de Rob Ford qu'il rit et c'est comme humoriste qu'il parle...
      ''Crackhead '' peut-être pris au sens de moron ... Et aussi justement vous employez le mot clown ... Donc Sammy dit qui me représente mieux comme clown ? Rob Ford.
      Ou encore qui vous faire rire le plus présentement ? Bien lui c'est Ford. Qui est le plus ridicule ? Encore Ford.
      Puis ce sont les partisans de Marois qui sont offusqués ?
      Pour ma part , j'aurais choisi un troisième candidat à sa place après avoir mis ces deux là... Un crackpot que tout le monde connaîtrait...
      Qui aurait plus de chance aux auditions Juste pour rire ? Rob Ford. C'est dans ce sens là que j'interprète l'affiche le plus.



    • je n'ai pas trouvé la blague super drôle, mais la caricature efficace. Elle m'inquiète aussi Pauline Marois avec ses méthodes de plus en plus populistes où l'on divise pour régner, ses nominations politiques, sa mise aux tablettes du rapport d'Amours, son refus de réviser le déficit zéro.. bref rien ne fait sens. Alors que je vote Québec Solidaire, je suis en train de considérer voter utile pour Couillard tellement je la trouve inquiétante. On a déjà assez d'un Harper.

    • Je suis d'accord avec Sugar Sammy. Au moins on sait Rob Ford est sous l'influence de quelle drogue!

    • @outlawanjo: Une craque dans un plancher et un mot différent dans une phrase ne d'équivalent pas. La craque n'empêche pas l'utilisation du plancher par rapport à sa vocation tandis que le mot peut complètement changer la signification de la phrase.
      En ce qui concerne la réplique : Le mouvement indépendantiste, tout comme le mouvement fédéraliste, est composé d'une multitude de gens ayant des convictions différentes. Comparer Charest à Hitler n'est pas drôle. Que voulez-vous de plus? Les 2 poids, 2 mesures, ce n'est pas seulement au Québec mon cher. Je soupçonne par contre que le fait d'être colonisé, conquis et donc sans vertèbres, explique en partie les réactions "2 poids, 2 mesures" que vous dénoncer.

    • Les Péquistes décidément veulent muselé tout le monde: La commission du statut de la femme, les candidats à la mairie de Montréal , la commission des droits de la personne, ... et maintenant Sugar Samy !!! qui est le suivant....

    • @ petitvieux2009
      Vous avez une mémoire sélective. Si je me trompe, expliquez-vous et nommez les personnes en question. Quels "canadiens français"? Quels néo québécois?

    • @bertrandtoupin
      Vous préférer: " Un jour les mouvements souverainistes et d'affirmation québécoise seront finalement majoritairement composés par des gens inclusifs et progressistes, pour le bien du Québec en entier". http://quebecinclusif.org/

      Plutôt que de chercher la craque dans le plancher neuf du salon pourquoi ne pas vous attarder à réliquer au fond de la question?

    • Totalement d'accord avec vous M. Cassivi, ça fait du bien d'avoir quelqu'un comme Chantal Hébert pour donner un autre son de cloche. Je suis tanné qu'au Québec, dès que tu n'es pas indépendantiste, t'es le mal incarné. On peut vouloir un Québec fort dans un Canada fort sans pour autant être un traitre à la "nation".

    • Ce que j'apprécie moins ce sont ces canadiens Français bien pensant qui sont près a excuser toute frasque d'un néo québécois envers les québécois mais qui accuse de d'attardé tous commentaires de québécois de souche sur les comportements souvent moyenâgeux de certaines religions

    • L'acceptation du double standard dans la culture francophone est tellement répandu et accepté que c'est gênant!
      Pas de réponses à @ixe-13 sur Emmanuel Bilodeau? C'est ce que je pensais. Et Loco-Locass?
      Le double standard (ou deux points deux mesures) est tellement intériorisé que plusieurs ne le voients même pas. Il y a même @thegopher001 qui critique Sammy parce qu'il fait de la...politique!! Artistes et politique? Allo?!? L'UDA doit même avoir une loge dans l'autobus de campagne du PQ!!
      @Atchoum: si certains préférent voter pour un voleur que pour un péquiste c'est évidemment celui qui vote qui n'a rien compris n'est-ce pas? Bien plus facile qu'un exercise d'introspection pour se demander pourquoi les immigrants refusent TRÈS MASSIVEMENT le message nationaliste. Françiser et intégrer sont deux choses différentes. J'imagine donc aussi que pour vous, si Harper ne rentre pas fort au Québec c'est parce que les Québécois ne comprenne rien et non pas que Harper ne "parle" pas au Québécois et ne les respecte pas?

    • un message hors contexte aux journalistes (sic!) de La Presse;
      après CHAQUE article que vous publiez ouvrez donc une section "COMMENTER" aux lecteurs, hein ?
      La Presse le fait pour Cassivy, Lussier, Siroka...alors ???...à quoi est du ce privilège pour eux ?

    • @outlawanjo: "Un jour le mouvement souverainiste et l'affirmation québécoise seront finalement controlés par des gens inclusifs et progressistes, pour le bien du Québec en entier."
      J'ose espérer que vous voyez l'absurdité de votre phrase? "contrôlés par des gens inclusifs et progressistes" ?
      Bertrand Toupin

    • Qu'elle soit drôle ou pas, la parution est de mauvais goût.

    • À quand une " Westmount Rhodesians Militia" avec comme étendard Sugar Sammy, hein ?

    • En Inde, Sugar Sammy rit des Indiens... avec eux.
      Devant un public Haïtien, il rit des Haïtiens... avec eux.
      Aux États Unis, il rit des Américains... avec eux.

    • Drôle de commentaire. L'affiche de Sammy qui dit préférer Ford, c'est supposé être de l'humour? Vraiment? Je croyais que c'était tout simplement un reflet de la réalité dans plusieurs circonscriptions montréalaises. Et ça les fait rire de voter pour des Tony tomassi, etc? Eh bien...
      Dommage pour Sammy que Richard Henri Bain ait tiré dans les fesses d'un homme noir. Sinon, quelles bonnes blagues il aurait pu provoquer si ça avait été un « pure laine de souche, xénophobe, raciste et liberticide (ils le sont tous, ha!ha!ha!) qui avait été atteint.
      Suggestion de blague pour Sammy le provocateur humoristique : Placer le visage de Pauline Marois au milieu d'une cible à côté d'un orignal et demander lequel des deux ferait le plus panache. Quand on ne vaut pas une risée, n'est-ce pas...

    • Ceux qui lapident Sugar Sammy aujourd'hui sont les mêmes qui se tapent sur les cuisses en entendant les farces plates du supposé "humoriste" Emmanuel Bilodeau. Ils ont dû bien rire aussi de toutes les variations de pitreries envers Jean Charest et tout ce qui est fédéraliste. L'humour permis au Québec est à sens unique. Passage étroit. Québec, pays de l'inquisition.

    • Est-ce vraiment drôle? J'aime beaucoup mieux l'humour des chick and swell ou d'Yvon deschamps, beaucoup plus créatif. Sugar Sammy ne fait pas de l'humour, il fait de la politique. Ä l'heure ou les jeunes sont totalement désintéressés par la politique, c'est avec ce genre de sortie que les jeunes prennent positions sans connaître les enjeux et les questions.C'est beaucoup plus "cool" d'écouter Sugar Sammy que Joseph Facal. Pourtant le second s'y connait probablement beaucoup mieux sur les enjeux politiques que le premier. Bien sur les Québécois doivent accepter de se faire traiter de "racistes", "xénophobe" et de "fermés" au risque de ne pas savoir "rire de soi". Tout cela entrenu par votre journal qui en prime qui s'est clairement donner le mandat de faire pivoter l'opinion publique par rapport à la charte. Pour ma part, tout ce genre de sortie ne fait qu'augmenter mon cynisme et mon indifférence par rapport à la politique.
      Samuel Boucher.

    • Bon bon, je suis pro-Charte et je n'aime pas tant Sugar, qui est pour moi un simple douchebag à tendance misogyne qui a le sens du punch, mais bon...on se calme. Moi aussi j'ai souris (eh ouais, une pro-Charte!), je trouve que de sa perspective à lui, la blague est bien tournée. Le sens du punch, je dis!
      Et bon, si on ne vaut pas une risée...
      P.S. : Je n'ai pas écouté TLMEP, mais les propos de Chantal Hébert semblent intéressants! Je regarderai ça sous peu.

    • ''Avec Sugar Sammy, une blague sur les indépendantistes n'attend pas l'autre. C'est de bonne guerre. Je ne l'ai jamais pris «personnel». L'autodérision n'a jamais fait de tort à personne.''
      Pour le prendre personnel M. Cassivi, vous devriez d'abord vous considérez comme un indépendantiste, ce que vous n'êtes visiblement pas. Votre choix de mots est plutôt mauvais...
      Pour le reste ça démontre bien ce qui se passe entre les deux oreilles de la communauté anglophone de Montréal lorsque vient le temps de voter. On voterait pour n'importe quel bandit ou ivrogne qui se présenterait sous la bannière libérale, no matter what, plutôt que pour un méchant séparatisssssse. Le jugement n'est pas de mise.

    • Ni Ford! Ni Marois! Deux êtres répugnants.
      Par contre je trouve que certains "nationalistes" aiment beaucoup lancer mais pas recevoir.
      Pourtant, il y a à peine 18 mois, sur les réseaux sociaux et ailleurs, je ne sais plus combien de fois j'ai vu Jean Charest en Adolf Hitler et autres "photoshops" du même acabit. Et je cherche encore l'humour là-dedans... Pourtant je n'ai pas vu d'indignation collective? Pourtant, Charest à reçu plus de votes que Marois n'en recevra jamais!
      Sauf si les votes à Marois ont plus de poids que ceux vers Charest et qu'elle représente plus le "vrai" Québec? Ou alors est-ce que 225$ sur la facture des étudiants est un affront plus grand que de vouloir aller jouer dans la Charte Québécoise des Droits pour faire du nationalisme ethnique dans un but électoraliste?
      J'aimerais aussi savoir ce que Ford à fait de pire que Boisclair (avec ce qu'on sait jusqu'à maitenent) à part de se faire filmer en le faisant?
      Continue mon Sammy! Tu es le poil à gratter des nationalistes ethniques comme Bock-Côté et Lisée! Un jour le mouvement souverainiste et l'affirmation québécoise seront finalement controlés par des gens inclusifs et progressistes, pour le bien du Québec en entier. Ouvrons les fenêtres!!

    • Au risque de passer pour un partisan du PQ, ce que je ne suis pas, le problème avec Sugar Sammi, c'est qu'il tape toujours sur les mêmes clous. Quand il ajoutera certains fédéralistes hystériques (il y en a quand même quelques uns) à sa liste de têtes de turc, il aura un peu plus de crédibilité à mes yeux. J'ai le même problème avec les humoristes qui tapent sans cesse sur la tête des "ontariens" en épargnant systématiquement les Kapitaine Kébek de ce monde.

    • Je vois sur les réseaux sociaux, mes amis (péquistes) qui s'offusquent de ce que Sugar Sammy a fait. Par contre, à part le fait de consommer du crack, je doute qu'ils peuvent reprocher autre chose à Ford (pas que je dise qu'il n'en existe pas d'autres). Je trouverai cela d'autant plus hypocrite s'ils ont voté pour Boisclair lorsqu'il s'est présenté pour être PM du Québec
      En ce qui me concerne, je suis d'avis que choisir entre Marois et Ford, c'est comme choisir entre la peste ou le choléra.

    • Bravo!

    • Moi aussi ça m'a fait sourire. J'aime beaucoup cet humoriste que je n'ai pas vu en spectacle mais souvent à télé.
      Je suis cependant capable de comprendre son opinion et le sens qu'il veut y donner.
      Je comprends que son opinion est qu'il croit que Rob Ford, malgré ses frasques, adore sa ville. S'il est là depuis si longtemps, c'est qu'il faisait l'affaire (la job) je suppose. Mais là je suis bien d'accord avec tout le monde qu'il devrait avoir démissionné ou avoir été démis de ses fonctions depuis longtemps.
      Cependant, pour moi, Pauline Marois n'apparaît pas comme une personne sûre d'elle, qui sait où elle s'en va ni où elle veut nous amener. En fin de compte, elle ne m'inspire pas confiance, juste par son attitude et ses réponses rarement rassurantes et souvent évasives. Et pour moi, ça, c'est primordial pour que je crois en un politicien.
      C'est peut-être aussi ce que ressent Sugar Sammy.

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