D'amour et d'amitié

Annabelle Huot, Lee-Ann Viens et Rafaël Dolan-Bachand, de l'équipe... (photo fournie par OSA IMAGES ET TVA)

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Annabelle Huot, Lee-Ann Viens et Rafaël Dolan-Bachand, de l'équipe de Marc Dupré, ont interprété Si jamais j'oublie de Zaz, dimanche soir, lors de la première ronde de duels à trois de La voix junior.

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À La voix régulière, l'étape des duels se mue trop souvent en gigantesque concours de criage. Quel candidat enterrera son adversaire sous des envolées en ultrasons encore plus maniérées que celles de Mariah Carey? Nos oreilles se referment alors toutes seules, comme des huîtres hermétiques pas encore prêtes à être avalées.

À La voix junior, les duels s'apparentent plus à des auditions de groupes un peu dans l'esprit de MixMania, et c'est franchement moins agressant. Plus reposant pour les tympans, aussi.

De voir ces jeunes se taper dans le dos et se souhaiter bonne chance avant de grimper sur scène a quelque chose de rassurant. Oui, c'est bien de triompher, mais pas en faisant un croc-en-jambe à son adversaire. Bravo pour l'esprit de camaraderie, qui ne sonnait pas faux du tout.

En toute honnêteté, je ne m'attendais à rien de transcendant lors de cette première ronde de duels à trois à La voix junior, dimanche soir, à TVA. Il y a eu de jolis numéros, dont celui de Qui a le droit de Patrick Bruel, monté par Marie Mai, et Si jamais j'oublie de Zaz, élaboré par Marc Dupré. Bien aimé également Flashlight de Jessie J. et Pour l'amour qu'il nous reste de Francine Raymond, deux prestations orchestrées par Alex Nevsky.

Malgré leur jeune âge, les candidats de La voix junior ont l'air solides, équilibrés et mûrs. Ils n'ont pas besoin des multiples couches de maternage dans lesquelles la production les enveloppe tel un bibelot précieux pendant un déménagement. C'est ce qui m'énerve le plus dans cette téléréalité de TVA: l'enflure verbale et la surenchère de qualificatifs pour décrire «ces petits génies».

À entendre les trois coachs déverser des chaudières de compliments sur leurs protégés, on jurerait qu'ils découvrent une Céline Dion ou un petit Joselito à la voix d'or toutes les cinq minutes. 

À la fin du dernier épisode, Marie Mai a même avoué aux deux concurrentes éliminées: «Vous avez des voix, j'aimerais ça chanter comme vous autres.»

Sérieusement, qui a vraiment cru cette affirmation de la reine de la pop québécoise? On n'est pas aux Détecteurs de mensonges ou aux Squelettes dans le placard ici, les amis.

Tout au long des deux heures, dimanche soir, Marc Dupré, Alex Nevsky et Marie Mai ont balancé des phrases comme: «Moi, je ne me comparerais jamais à un Andy», «Elle m'a offert le plus beau de son âme», «On dirait que vous avez chanté ensemble toute votre vie» ou «Vos timbres de voix sont délicieux». On. Se. Calme.

Quand un vrai talent se pointe devant les trois fauteuils rouges, on finit par ne plus croire les entraîneurs tellement ils s'emballent pour des peccadilles.

Là où La voix junior marque des points, c'est au chapitre de la diversité culturelle: les futures vedettes y ont des origines philippines, cubaines, cambodgiennes, nigérianes, marocaines, espagnoles, égyptiennes et arméniennes. Le Québec multiculturel, on l'aperçoit tous les dimanches soir à TVA. Et ça fait du bien.

La voix junior continue de cartonner dans les sondages Numeris avec une cote d'écoute évaluée à 2 195 000 téléspectateurs dimanche. C'est plus que le double de Tout le monde en parle, qui a intéressé 997 000 personnes. Vlog et LOL ont tous deux franchi la barre du million avec des audiences respectives de 1 494 000 et 1 112 000 fidèles.

Étonnamment, l'Accès illimité à Xavier Dolan n'a planté que 791 000 fans devant leur poste. Je m'attendais à des chiffres plus costauds, étant donné le rayonnement international du cinéaste.

Docu Bazzo

Marie-France Bazzo n'anime peut-être pas cet automne à la télé ou à la radio, mais elle s'active dans les coulisses. Selon mes taupes, elle produit présentement un documentaire pour Télé-Québec sur l'exploitation sexuelle des jeunes filles, dans la foulée des fugues au centre jeunesse de Laval.

C'est la talentueuse Anaïs Barbeau-Lavalette (Inch'Allah, La femme qui fuit) qui s'installera derrière la caméra et qui s'entretiendra avec des mères qui ont, impuissantes, été témoins de la descente aux enfers de leurs adolescentes. Le film devrait être terminé pour Noël 2017.

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