Qui gouverne Westeros? Les femmes!

De nombreux personnages féminins de Game of Thrones ont... (Photo fournie par HBO)

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De nombreux personnages féminins de Game of Thrones ont terminé la sixième saison en position de force, comme Daenerys Targaryen, jouée par Emilia Clarke.

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Me revoilà, les amis, après deux semaines de vacances européennes. Bronzé (un peu), reposé (pas pire) et caféiné (beaucoup), prêt à reprendre l'écoute active de la comédie Toi et moi avec un regard tout neuf, presque naïf, complètement dénué de préjugés.

OK, je suis motivé, mais pas tant que ça. Il y a des limites à vous mentir en plein visage.

Alors, vous êtes-vous remis de la finale explosive de la sixième saison de Game of Thrones sur HBO? Les précautions d'usage s'appliquent encore ici: prenez garde aux divulgâcheurs. Voilà, c'est écrit. Poursuivons entre initiés.

Sans accoler l'étiquette «féministe» à cette télésérie immensément populaire, vous avez sûrement constaté que tous les postes de pouvoir à Westeros et Essos sont actuellement occupés par des femmes fortes, hyper déterminées et prêtes à tout, vraiment tout, pour conquérir le royaume des Sept Couronnes.

À Port-Réal, la reine folle Cersei Lannister a récupéré le fameux trône de fer après une alerte à la bombe qui a pulvérisé tous ses ennemis d'un seul coup. On s'ennuiera de la belle et énigmatique Margaery Tyrell, mais pas du tout du Grand Moineau - le High Sparrow, dans la version originale - et de ses soldats fanatiques.

En mer, la blonde platine Daenerys Targaryen dirige une imposante flotte de coalition (de même que ses trois dragons) qui a mis les voiles pour déloger la cruelle Cersei de ses fonctions.

À Winterfell, c'est la toute petite Lyanna Mormont, âgée d'à peine 10 ans, qui a amorcé le mouvement pour que Jon Snow, de moins en moins bâtard, devienne officiellement le roi du Nord.

D'ailleurs, ce même Jon Snow, le dernier des héros masculins de l'émission, aurait péri sur le champ de bataille, n'eût été l'intervention de sa demi-soeur, non attendez, de sa cousine Sansa Stark, qui a demandé du renfort militaire au toujours très visqueux Littlefinger. C'est aussi une femme influente, Melisandre la prêtresse rouge, qui a ressuscité ce même Jon Snow, ne l'oublions pas.

À Dorne, la grand-mère Olenna Tyrell, un autre superbe personnage féminin, a noué une alliance avec Ellaria Sand pour venger la mort de ses petits-enfants, assassinés par Cersei Lannister.

Autre femme de caractère: Yara Greyjoy, une redoutable guerrière des îles de Fer, qui a joué un rôle crucial dans la composition des troupes de Daenerys Targaryen.

Et il ne faut surtout pas oublier la montée en puissance d'Arya Stark, qui a vengé la mort de sa mère Catelyn et de son frère Robb aux noces pourpres en zigouillant le vieux dégueulasse Walder Frey.

Lors de sa mise en ondes, Game of Thrones a souvent été critiquée pour sa forte propension à humilier, battre ou violer les personnages féminins. Six ans plus tard, la situation a été renversée. 

À la tête des plus grosses armées, ce sont les femmes qui imposent leur loi, aussi brutale et sanglante que celle des hommes.

Il ne resterait que 13 épisodes, répartis sur deux saisons, pour boucler la saga Game of Thrones. D'où cette impression que les personnages, dont Tyrion, Varys et Daenerys, se déplacent de plus en plus rapidement d'un lieu à l'autre, question que les intrigues accélèrent.

La septième saison ne renfermera que sept épisodes au lieu des dix traditionnels. Comme l'hiver est enfin arrivé sur Westeros, les tournages ont été repoussés pour que le temps soit moins ensoleillé et plus gris. Concrètement, ça signifie que la télésérie ne reviendra pas en ondes en avril 2017, mais plus tard dans l'année. En 2018, la huitième et dernière saison ne compterait que six petites heures.

À part mon obsession incontrôlable pour Game of Thrones, j'ai poursuivi l'écoute de la deuxième saison d'UnREAL (disponible sur Lifetime Canada et iTunes) et c'est encore meilleur et plus grinçant que l'an passé. Dommage que RéelleMENT, dont la traduction française est atroce, il faut l'admettre, ait fait patate sur les ondes de Radio-Canada.

Car le regard caustique que porte UnREAL sur les coulisses d'une téléréalité de type Occupation double est aussi fascinant que divertissant. Le personnage de la superproductrice Quinn, l'équivalent de l'agent Ari Gold d'Entourage, hérite de nouveau des répliques les plus cinglantes. Elle est formidable.

Le pire, c'est que la série UnREAL nous attrape dans ses filets en déployant les mêmes tactiques de manipulation qu'elle dénonce. Après ça, vous ne dévorerez plus jamais une téléréalité de la même façon. Les ficelles vous paraîtront aussi grosses que des câbles de bateau.

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