Le Jean-Luc Show

La première de l'émission Déjà dimanche, animée par Marie-Soleil... (fournie par ICI Radio-Canada)

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La première de l'émission Déjà dimanche, animée par Marie-Soleil Michon et Jean-Luc Mongrain, a été vue par 490 000 personnes.

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Il a en bouffé, de l'espace, et il en a brassé, de l'air, notre Jean-Luc Mongrain national pendant la grande première du talk-show Déjà dimanche le week-end dernier à Radio-Canada.

Dans la première entrevue avec le député libéral Robert Poëti, sa coanimatrice Marie-Soleil Michon, pourtant pas une junior, a été quasiment incapable de glisser une seule phrase complète. L'impétueux commissaire Mongrain menait son enquête avec toute l'exubérance qu'on lui connaît.

Quand Véronique Hivon et Alexandre Cloutier, deux des aspirants à la direction du Parti québécois, ont foulé le plateau de Déjà dimanche, même situation de monopole de la parole. Jean-Luc Mongrain conduisait seul l'interview, tandis que Marie-Soleil Michon tentait de s'infiltrer dans ce ménage à trois fermé. Ça manquait d'équilibre. C'était agaçant.

Dans les portions allouées en théorie à Marie-Soleil Michon, comme celles avec l'humoriste François Bellefeuille et l'astronaute David Saint-Jacques, encore là, Jean-Luc Mongrain s'immisçait partout, partout. Peut-être pensait-il que Déjà dimanche était son one-man show ? Aurait-il oublié l'équilibre périlleux de la coanimation et ses codes de courtoisie ? C'est comme un tango : ça se danse à deux, ce n'est pas un solo.

Heureusement, Marie-Soleil Michon a pu démontrer sa pertinence en posant d'excellentes questions à David Saint-Jacques en fin de parcours. Reste qu'elle n'a pas décroché beaucoup de temps de glace, pour paraphraser les gars de RDS.

Cette première de Déjà dimanche, vue par 490 000 personnes, a décollé froidement avec un invité peu loquace (l'ex-ministre Poëti), qui a déguerpi à la seconde qu'il a pu. Pas le meilleur choix pour lancer un nouveau talk-show.

Tout le jus de la controverse du Gala Les Olivier avait été extrait avant le début de Déjà dimanche, je trouve. Pourquoi y revenir, alors que l'affaire Ward-Nantel avait été décortiquée sous à peu près tous les angles imaginables ? Bizarre. Cela dit, François Bellefeuille s'est parfaitement intégré aux entrevues de ses acolytes. On l'aime beaucoup mieux « au naturel » que dans son personnage de scène survolté qui hurle tout le temps.

Comme aux Échangistes, le public de Déjà dimanche s'assoit dans une fosse qui encercle une pastille surélevée. On a aussi reconnu les deux écrans géants de Pénélope McQuade qui encadrent le studio.

Le décor bleu et blanc, avec ses tables lumineuses en forme de U, fait très français. C'est très joli. Pour le reste, les deux copilotes devront harmoniser leurs biorythmes avant que ça ne devienne des séances hebdomadaires de « qui tirera le plus la couverture de son bord ».

Et si Radio-Canada désire que Déjà dimanche s'impose dans notre routine télé, il faudra nous surprendre pas mal plus qu'avec des entretiens de politiciens entendus 46 fois dans les jours précédents.

ADIEU, VRAK ATTAK

Autre décision surprenante chez Vrak. La populaire émission Vrak Attak a été débranchée la semaine dernière à la surprise de toute l'équipe, qui croyait son renouvellement quasi assuré.

Les trois animateurs (Vanessa Pilon, Nicolas Ouellet et Pascal Morissette, sans oublier Sarah chien) ont été informés mardi dernier de leur retrait des ondes. Personne ne l'avait vu venir, me dit-on.

Chez Vrak, la directrice des acquisitions et des productions originales, Johane Landry, confirme que la chaîne vit actuellement un repositionnement. « Nos abonnés, on les perd. Ils s'en vont sur le web. On veut les garder plus longtemps. On recherche du contenu plus audacieux, très tendance, très moderne. »

Selon elle, il est fort probable que les trois têtes d'affiche de Vrak Attak soient replacées dans de nouvelles émissions.

Vrak, dont les parts de marché ont fondu, traverse une zone de turbulence. L'anti-gala KARV a été torpillé, tout comme Camping de l'ours et L'appart du 5e. Par contre, Jérémie, MED, Code F. et Le chalet ont survécu.

ISABELLE RICHER EN QUOTIDIENNE

Isabelle Richer a retrouvé près de 95 % de ses capacités physiques, moins d'un an après le grave accident de vélo qui l'a plongée dans le coma. « Je n'ai pas l'air d'avoir trop de séquelles », constate la journaliste-vedette de la SRC.

Le week-end dernier, elle a même roulé pendant 240 kilomètres « sans trop de peur ». Bref, la santé de la reporter - qui sera au top à l'automne - lui permet de reprendre toutes ses activités professionnelles. Et même plus !

À partir du lundi 5 septembre, Isabelle Richer tiendra les manettes d'une nouvelle émission quotidienne sur RDI qui portera son nom et qui épluchera les affaires judiciaires et policières. En fait, il s'agira d'une formule rafraîchie de Sous la loupe, qui jouera du lundi au vendredi à 11 h 30. Isabelle Richer poursuivra, en parallèle, la coanimation d'Enquête avec sa collègue Marie-Maude Denis.

L'arrivée de l'émission Isabelle Richer ramènera Le club des ex à son format original de 60 minutes. 10-4 !

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