Quand le shooter devient shot!

Monsieur Poulpe, animateur de l'adaptation française des Recettes... (PHOTO ALEX MAHIEU, FOURNIE PAR V)

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Monsieur Poulpe, animateur de l'adaptation française des Recettes pompettes

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Les Français n'emploient pas l'expression shooters. Quand ils calent de l'alcool fort, ils enfilent plutôt des shots.

Mis à part cette distinction langagière, l'adaptation française des Recettes pompettes, dont le premier épisode a été mis en boîte vendredi à Paris, ressemblera énormément à la version originale mitonnée par Éric Salvail dans un joyeux délire éthylique.

Le segment «autour du four» deviendra «au coin du four». L'appel pompette a aussi été conservé. Nouveautés? La production a greffé des «jeux à boire» ainsi qu'une petite scène sur le côté de l'îlot central, où des «guest stars» légèrement enivrées feront diverses prestations à ces Recettes pompettes by M. Poulpe, le nom officiel de la série.

Poulpe, c'est le nom de l'animateur. Monsieur Poulpe, pour être précis. M. Poulpe a 35 ans, refuse de dévoiler sa véritable identité et a commencé sa carrière en humour absurde et un peu trash sur le web, il y a 18 ans. D'ailleurs, les huit émissions de 20 minutes des Recettes pompettes de M. Poulpe passeront sur la chaîne YouTube de Studio Bagel, un collectif racheté par Canal+ qui s'apparente au Funny or Die américain. Les vidéos comiques de Studio Bagel génèrent des millions de vues, principalement chez les Y.

«Quand j'ai vu la recette pompette de Xavier Dolan, je me suis dit: c'est énorme. J'étais triste de ne pas avoir pensé à ce concept», avoue Monsieur Poulpe, joint hier à Paris par La Presse.

Comme sur les ondes de V, les invités français sifflent de la vodka diluée. Le plat cuisiné par le premier invité, Stéphane Bern, animateur de Secrets d'histoire? Un oeuf mollet princier sur son écrasé de pommes de terres à la roturière et son tourteau royal. «À la fin, j'étais ivre. Il y a des parties de l'émission que j'ai oubliées», note M. Poulpe.

Le décor français des Recettes pompettes, qui a été construit spécifiquement pour le tournage, ressemble plus à un appartement parisien qu'à une cuisine de maison-modèle comme celle qu'Éric Salvail salit tous les lundis soir. Nous devrions pouvoir visionner le premier épisode made in France à la fin du mois d'avril.

Comme la France interdit la promotion de consommation d'alcool à la télévision, Canal+ ne pourra pas récupérer les Recettes pompettes by M. Poulpe à son antenne régulière.

Il s'agit du premier format de télévision conçu et exporté par Salvail & Co, la société fondée par Éric Salvail.

«C'est l'épisode de Xavier Dolan qui nous a ouvert les portes de la France. Ça n'a pas été simple. Les négociations ont duré presque un an. On est bien fiers aujourd'hui», glisse Éric Salvail, qui apparaîtra, par le truchement de Skype, dans le premier segment des Recettes pompettes by M. Poulpe.

Pilote pour Louis-Jean Cormier

La boîte de production Zone 3 enregistrera mardi soir, à l'Olympia, le pilote d'une émission musicale destinée à Télé-Québec. Son animateur? Nul autre que Louis-Jean Cormier, ex-coach à La voix.

Devant public, l'auteur-compositeur-interprète, qui s'attaque aussi à un documentaire sur l'industrie du disque avec Ariane Moffatt, recevra Patrice Michaud, Alex Nevsky et Marie-Pierre Arthur. 

Rassurez-vous: le projet de Louis-Jean Cormier n'écartera pas Belle et bum des ondes. Les deux productions pourraient coexister, selon mes infos, d'autant plus que Télé-Québec célébrera la chanson francophone tout au long de sa programmation 2016-2017.

Bye bye Beaux malaises

Martin Matte nous a servi mercredi soir (21 h) le dernier épisode de ses excellents Beaux malaises à TVA. Ensuite? Presque plus rien à croquer. L'humoriste, acteur et scénariste pondra deux demi-heures dites spéciales, que TVA diffusera cet automne dans un bloc d'une heure, indique son producteur, François Rozon, d'Encore Télévision.

Il n'y aura donc pas de quatrième saison de cette populaire comédie, une des meilleures manufacturées chez nous. On s'ennuiera assurément des bières bizarres de Monique, de la complicité à toute épreuve unissant Martin et Julie, des gags épais de Patrick et du formidable sens de l'observation de l'auteur Martin Matte.

La dernière émission officielle des Beaux malaises traitera du système de santé québécois digne d'un pays du tiers-monde. Ça grince et ça égratigne, parce que ça s'approche drôlement de la réalité.

Vous découvrirez aussi un nouveau personnage: le chien Guygou de Jean-François (Martin Perizzolo), une pauvre petite bête anxieuse. La mère de Martin, l'hilarante Monique (Michèle Deslauriers), subira-t-elle son intervention chirurgicale à la hanche?

La semaine dernière, l'épisode sur l'adultère a confondu plusieurs téléspectateurs: Julie a-t-elle - ou pas - trompé Martin? Le dialogue ne le mentionnait pas spécifiquement, mais ça me semblait évident qu'il y avait eu «sautage de clôture», non?

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