L'avenir de Julie: plus rose que noir

Julie Snyder anime Le banquier depuis 2007.... (PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DU BANQUIER)

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Julie Snyder anime Le banquier depuis 2007.

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Après sa première séparation d'avec Pierre Karl Péladeau, survenue il y a deux ans, Julie Snyder a paniqué. La démone croyait dur comme fer que cette rupture lui barrerait les portes de TVA à triple tour.

L'animatrice du Banquier avait alors téléphoné au producteur des Enfants de la télé, Guy Villeneuve, de la boîte Fair-Play, qui cherchait la meilleure personne pour succéder à Véronique Cloutier à la barre de cette populaire émission de Radio-Canada. Et Julie Snyder, qui craignait l'excommunication de TVA, se voyait piloter ce grand plateau.

Selon des sources bien branchées, il y a eu «de la courtisanerie entre Julie Snyder et Fair-Play pendant quelques semaines». C'était du sérieux. Puis, TVA a renouvelé Le banquier, Julie a accepté l'offre de son employeur et s'est désistée des négociations des Enfants de la télé, alors qu'elle était prête à passer les auditions, comme tous les autres candidats pressentis.

Dans l'intervalle, l'animatrice et productrice avait aussi sollicité, en février 2014, une rencontre exploratoire avec la directrice générale de la télévision de Radio-Canada, Louise Lantagne. Le rendez-vous a eu lieu, non pas dans un restaurant anonyme du nord de la ville, mais au bureau de Mme Lantagne, dans la grande tour de la SRC.

«Nous avions discuté de toutes sortes de choses. Nous l'avions reçue comme une animatrice et une productrice d'expérience, ce qu'elle est toujours aujourd'hui», se souvient Louise Lantagne, aujourd'hui productrice chez Attraction Images (Les jeunes loups, Au secours de Béatrice).

Presque deux ans après la première cassure, Julie Snyder traverse d'autres moments éprouvants, mais dans un tout autre état d'esprit professionnel. Une défection à Radio-Canada - ou ailleurs - serait nettement improbable.

«Julie, c'est une star. Pierre Karl a pas mal plus besoin de Julie pour se faire élire que Julie a besoin de Pierre Karl pour faire de la télé. Et Pierre Karl ne peut pas bannir Julie de TVA, surtout qu'il dit publiquement qu'il ne se mêle plus des affaires de Québecor», constate un poids lourd de la production télévisuelle québécoise, qui désire conserver l'anonymat.

Chez TVA, la dislocation du couple le plus puissant du showbiz ne modifie aucunement les affaires courantes. «C'est business as usual», note la vice-présidente aux communications du Groupe TVA, Véronique Mercier. Toutefois, le retour du Banquier à l'automne n'a pas encore été officialisé. Jointe mardi, Julie Snyder n'a pas souhaité commenter la situation.

«TVA ne laissera jamais Julie aller chez le concurrent. Elle leur a toujours livré des émissions de qualité», remarque un autre producteur influent dans le milieu de la télé.

Ce qui risque de changer, par contre, c'est le «statut particulier» et «l'accès privilégié» de Julie Snyder au sein de l'Empire. «Julie en menait large à TVA. Maintenant, elle va se battre à armes égales avec tous les autres producteurs», indique une taupe bien au fait du dossier.

Ceux qui croient que Julie Snyder divorce pour récupérer ses crédits d'impôt s'enfoncent le doigt dans l'oeil. Si la démone rachetait Productions Déferlantes demain matin, elle serait privée de cette source de financement du gouvernement provincial pendant, au minimum, deux ans.

À la mi-juillet, Julie Snyder a vendu la filiale télévisuelle de Productions J à son bras droit des 10 dernières années, l'avocat Benoit Clermont. La nouvelle entreprise a été baptisée Productions Déferlantes. Les détails de cette transaction, dont son prix, n'ont jamais été dévoilés publiquement.

Cette passation (fiscale) du flambeau a permis à l'ancienne entreprise de Julie Snyder de recouvrer ses crédits d'impôt, qui lui avaient été retirés en raison de son lien privilégié avec l'actionnaire de contrôle du Groupe TVA, Pierre Karl Péladeau.

Entre vous et moi, Productions Déferlantes et Productions J, c'est bonnet blanc, blanc bonnet. Début janvier, Productions Déferlantes a garni sa haute direction de trois collaborateurs de longue date de Julie Snyder, soit l'animateur Jean-Philippe Dion (vice-président, contenu et stratégie), le concepteur de Vol 920, Jean-Martin Bisson (vice-président, création et développement), de même que la productrice au contenu Marianne Boulet.

Physiquement, Productions Déferlantes loge dans le même édifice que Productions J, qui poursuit ses activités dans le domaine du disque et des spectacles.

Le couple Snyder-Péladeau a croisé plusieurs zones de turbulence depuis son mariage hyper médiatisé à la mi-août, rapportent différentes sources. Fin novembre, Julie a assisté seule aux funérailles de l'écrivain Georges-Hébert Germain. C'est un détail similaire qui a fait éclater leur mésentente au grand jour lundi: le fait qu'ils se soient évités aux obsèques de René Angélil.

D'un côté de l'allée, il y avait Julie et sa fille Romy. De l'autre, Pierre Karl Péladeau. Entre les deux, un énorme fossé beaucoup plus gros que les quelques mètres qui séparaient les deux époux.

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