L'attrait irrésistible du soap thriller!

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Bien sûr, c'est souvent très gros, invraisemblable. Non, ça ne se passe pas «de même dans la vraie vie». Et alors? Les téléséries ne servent-elles pas à nous procurer des sensations fortes et à nous extirper de notre quotidien parfois anesthésiant?

Il n'y a absolument rien de réaliste dans Scandal ou How to Get Away with Murder. Pourtant, ces émissions ont un taux d'efficacité hyper élevé, qui se mesure à la quantité phénoménale de «oh! mon Dieu!» que l'on échappe en les visionnant.

La même chose se produit avec Mémoires vives de Radio-Canada, qui négocie un intéressant virage policier depuis deux épisodes. Un peu à la manière de (feu) Vengeance. Le générique d'ouverture et la musique thème du téléroman signé Chantal Cadieux ont même été modifiés pour refléter cette réalité plus angoissante.

Alerte au divulgâcheur ici: si vous n'avez pas encore aperçu le comédien Raymond Cloutier sortir de sa roulotte déglinguée, balayez votre écran vers la droite, comme sur Tinder. Merci.

Alors, finies les histoires de coeur embrouillées de Mathilde (Charli Arcouette) ou celles, encore plus compliquées et incompréhensibles, de la psychiatre Flavie (Catherine Renaud). Mémoires vives se met sur la piste du meurtrier Franck Manseau (Stéphane Jacques), en cavale avec son otage ligoté Andrée Métivier (Dominique Quesnel).

Je préfère, de loin, les enquêtes palpitantes de Daniel Dupuis (Stéphane Gagnon) aux intrigues d'adoption de la petite Giuliana.

La scénariste a fait le bon choix en accentuant le volet criminel. C'est diablement captivant.

Hier, on a pu comprendre que la mystérieuse Madie Leblanc (Éliane Gagnon) tient une liste noire de gens qui périssent dans des circonstances nébuleuses. Est-ce Madie qui s'amuse à tirer du fusil?

Tout indique que le bizarre Jérémie (Pier-Luc Funk), abandonné dans une boîte devant une église à sa naissance, soit le fils de Laurie/Linda (Sophie Paradis) et son ravisseur Jérôme (Roger La Rue), donc le petit-fils inconnu de la vaillante oncologue Claire Berthier-Hamelin (Marie-Thérèse Fortin). Il pousse constamment de nouvelles branches sur l'arbre généalogique des Berthier-Hamelin-Trottier.

La lettre d'adieu laissée à Jean-François (Jeff Boudreault) par son ex-femme Nathalie (Louise Cardinal) laisse croire qu'elle mettra fin à ses jours, cela me semble évident. Et j'ai un mauvais pressentiment quant aux chances de survie, à long terme, du garde forestier Christian (Frédérick De Grandpré). On dirait que le Dr Martin Sévigny (Marc Béland) rôde sans cesse et qu'il s'apprête à le remplacer auprès de Claire. C'est louche.

Les Francs-Tireurs sur la corde raide

BazzoTV a perdu ses crédits d'impôt du fédéral, ce qui a contribué à sa mise à mort pour la saison prochaine. Les émissions Deux hommes en or de Télé-Québec et Esprit critique d'ARTV se sont aussi fait couper les vivres par le ministère du Patrimoine canadien, sous prétexte qu'ils font de «l'interview-variété» plutôt que du magazine.

Même Les francs-tireurs, un titre pourtant épaulé par le gouvernement fédéral depuis 16 ans, traverse une zone de turbulence. Une haut fonctionnaire se demande présentement si l'émission de Richard Martineau et Benoît Dutrizac appartient toujours aux magazines de société ou si elle se classe plutôt, elle aussi, dans l'interview-variété, ce qui la priverait de financement.

«Le ministère du Patrimoine nous dit que nos saisons 17 et 18 [celle actuellement en ondes] sont toujours à l'étude. C'est très étrange, d'autant plus que les règles d'admissibilité au crédit d'impôt n'ont jamais été modifiées», remarque le producteur Michel Bissonnette de Zone 3, dont la boîte manufacture Les francs-tireurs.

La quotidienne de Marina Orsini à Radio-Canada, autre production de Zone 3, apparaît également dans la ligne de mire de Patrimoine canadien.

Le crédit d'impôt fédéral, qui représente entre 12 % et 15 % du budget d'une émission de télé, sert d'abord à stimuler la création d'emploi dans le domaine audiovisuel. Depuis le printemps dernier, les critères d'admissibilité ont été interprétés et appliqués différemment, d'où la petite crise qui secoue actuellement le milieu.

Séraphin encore au sommet

Peu de changement dans le combat des cotes d'écoute du lundi à 21 h: Les pays d'en haut (1 331 000) demeure loin devant Les jeunes loups (641 000).

À 20 h, Yamaska garde la tête (1 278 000), suivi de L'auberge du chien noir (742 000) et de Ces gars-là (379 000). Le retour des Recettes pompettes a été salué par 615 000 fans.

À TVA, Piment fort a remonté à 1 281 000 téléspectateurs et les coulisses de La voix ont été explorées par 1 208 000 curieux. À 22 h, En mode Salvail (380 000) s'est faufilé devant Le TVA Nouvelles (283 000), mais a été devancé par Le téléjournal de la SRC (480 000).

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