Un Bye bye à 3 millions

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Un des sketches du Bye bye 2015 parodiait l'émission de commentaires sportifs Dave Morisette en direct.

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À tous les pseudo-gourous qui prédisent la mort imminente de la télévision conventionnelle, voici quelques chiffres révélateurs à enfoncer dans votre pipe. Le Bye bye 2015 a planté 3 037 000 téléspectateurs devant leur poste dans la soirée du 31 décembre.

Je répète: plus de 3 millions de francophones ont visionné les sketchs de la bande à Louis Morissette, ne laissant que des miettes à TVA (106 000 personnes), qui relayait le spectacle de patin et de chant Skatemania. Selon la SRC, il s'agit d'un record pour sa revue de fin d'année.

L'audience du Bye bye a encore progressé par rapport à l'an dernier, où 2 902 000 adeptes l'avaient suivi en direct. Avec la rediffusion du 1er janvier (921 000), le total de l'auditoire du Bye bye 2015 grimpe à 3 958 000, ce qui inclut les amateurs qui l'ont - peut-être - regardé deux fois. C'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde à la grand-messe.

L'absence de controverse, des critiques largement favorables ainsi que des cotes d'écoute étincelantes vaudront certainement à Louis Morissette une invitation à fabriquer le Bye bye 2016.

La soirée du 31 décembre a été très tranquille à TVA avec 369 000 fans pour le spectacle de Marie-Mai au Centre Bell et 589 000 curieux pour la captation de RBO: The Tounes au Centre Vidéotron. Par contre, les audimètres de TVA Sports ont grésillé le 1er janvier avec la transmission de la Classique hivernale, qui a attiré 924 000 mordus de hockey.

Jean-René Dufort a obtenu tout un scoop : le... (PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA) - image 2.0

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Jean-René Dufort a obtenu tout un scoop : le discours victorieux qu’avait enregistré Jacques Parizeau à l’automne 1995.

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Les chiffres d'Infoman ont légèrement chuté (de 1 677 000 en 2014 à 1 506 000 cette année), ce qui n'enlève rien aux nombreuses qualités de cette rétrospective pertinente, intelligente et divertissante.

La cuvée 2015 a décollé avec un super thème d'ouverture composé par Galaxie, et Jean-René Dufort a sorti un gros scoop de son veston en diffusant des extraits d'un discours victorieux qu'avait enregistré Jacques Parizeau à l'automne 1995. Bravo.

Cette production de 60 minutes, bien tassées, renfermait beaucoup de bon stock original et moins d'éléments recyclés des émissions passées. Jean-René Dufort a notamment visité l'île grecque de Lesbos, point d'entrée de milliers de migrants syriens, et a même retrouvé en Espagne le réfugié qui avait reçu un croc-en-jambe d'une camérawoman hongroise. Très bon coup.

Année après année, Jean-René Dufort réussit à extirper des confessions étonnantes de nos politiciens. Du genre: les petites «folies» du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui s'est payé une nouvelle toiture et un lit neuf. Au diable l'austérité.

C'est l'accumulation de petits détails dans Infoman, comme la présentation des mois de l'année par des personnalités publiques (bonjour, l'ex-bâtonnière Lu Chan Khuong), qui démontre à quel point la petite équipe bûche fort sur cette émission spéciale. La mamie Danielle de Paris a été touchante. Et le segment avec Jeff Fillion (cave ou pas cave?) a même montré que l'animateur d'Énergie, à Québec, savait rire de lui-même.

On ne se passerait plus de notre Infoman, qui ne manque pas de carburant, même après 15 ans en ondes. Jean-René Dufort nous apprend souvent des trucs qui ne se faufilent jamais dans les rubriques politiques des journaux.

Chez France Beaudoin, le party de 90 minutes d'En direct de l'univers a démarré devant 1 144 000 téléspectateurs avec un numéro épatant sous le thème «apportez votre piano». De la vedette, il en turlutait au pied carré: Gregory Charles, Maxime Landry, Jean-Pierre Ferland, Florence K, Pierre Flynn, Guylaine Tremblay, Normand Brathwaite, Annie Villeneuve, Anne Casabonne, Ingrid St-Pierre, nommez-les, ils y étaient.

Ève Landry a été une invitée parfaite, enthousiaste, drôle et attentive à ses camarades. Marc Labrèche a été ému aux larmes par sa fille Léane. Et Boucar Diouf a été saisi quand il a aperçu sa soeur sur la scène.

Ça manquait cependant un peu d'interaction et de chimie entre les trois invités principaux, je trouve. Le segment le plus percutant? Celui où un choeur de femmes autochtones, dirigé par Elisapie Isaac, a entonné Le coeur est un oiseau. Allô les frissons.

Cette édition du jour de l'An d'En direct de l'univers est en train de s'ancrer solidement dans les traditions télévisuelles du 31 décembre. Si la formule continue de prendre autant d'expansion, il faudra bientôt réserver le Centre Bell pour ne pas avoir à coincer des artistes au troisième étage d'un échafaudage de fortune!

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