Céline et le «poptimisme»

Céline Dion a interprété L'hymne à l'amour d'Édith... (PHOTO REUTERS)

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Céline Dion a interprété L'hymne à l'amour d'Édith Piaf dimanche soir au gala des American Music Awards à Los Angeles.

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Ce phénomène culturel récent s'appelle le «poptimisme». Plus un artiste ou une émission de télé gagne en popularité, plus il devient difficile et mal vu de les critiquer.

Aujourd'hui, tout le monde - même les journalistes les plus pointus - craque pour Beyoncé ou Adele et gare à celui qui osera émettre la moindre réserve sur leurs oeuvres (géniales!) et concerts (extraordinaires!). Même chose pour les productions canon de type Star Académie ou La voix. Il y a 12 ans, la Star Ac de Julie Snyder essuyait le dégoût des musiciens et chroniqueurs dits puristes.

Aujourd'hui, la tendance s'est complètement inversée. Même les artistes les plus allergiques aux grosses machines comme Louis-Jean Cormier ou Pierre Lapointe enfoncent joyeusement le gros bouton rouge à TVA.

Dimanche soir, la majestueuse Céline Dion, qui a longtemps été injustement égratignée dans la presse, soyons honnête, a expérimenté les joies de ce «poptimisme» ambiant.

Après sa relecture d'Hymne à l'amour d'Édith Piaf au gala des American Music Awards, les éloges ont immédiatement fusé sur les réseaux sociaux, autant de la part de ses fans que des grands médias: «performance magistrale» ou «moment époustouflant», Céline a arraché des larmes à tous les rédacteurs - professionnels comme amateurs - de la planète.

Pourtant, on a déjà vu la diva de Charlemagne plus en forme vocalement que dimanche. Pendant les montées dramatiques, la voix de Céline s'éraillait et c'était très rocailleux dans les notes plus hautes. Ça n'enlève rien à son immense talent et à ses exploits passés que d'écrire cela. C'est simplement honnête. Ce ne fut pas sa meilleure sortie, c'est tout.

Peut-être que l'émotion post-attentats l'étranglait. Peut-être que Céline pensait à son mari malade. Peut-être qu'un virus irritait son précieux instrument, qui sait. Chose certaine, la superstar a déjà chanté dans des conditions autrement plus stressantes que celles des American Music Awards, une cérémonie beaucoup moins prestigieuse que les Grammy ou les Oscars (et son milliard de téléspectateurs).

En même temps, quelques accrocs vocaux dans une performance de l'interprète québécoise, ça reste 100 fois meilleur que le lip sync d'une Selena Gomez ou le filet de voix de n'importe quelle popstar aspirant à la couronne de Céline. L'idée de chanter en français, aux États-Unis, est venue de Céline Dion et René Angélil, me dit-on.

Sur la scène du théâtre Microsoft de Los Angeles, Céline était impériale dans son élégante robe noire brodée de roses. Il s'agissait d'une création haute couture de la maison Elie Saab. Magnifique, cette touche sobre, mais à l'effet dramatique, de la styliste Annie Horth.

Le vrai couple éliminé

Carl et Audrey, qui formaient le seul vrai couple encore en lice à Vol 920, ont été éliminés dimanche soir. C'est dommage, car Carl et Audrey, contrairement aux deux paires qui ont atteint la grande finale de la téléréalité de TVA, s'aimaient vraiment, avec leurs hauts et leurs bas.

Marc-Olivier et Virginie, de même qu'Ariane et Gabriel, ont plutôt tissé des liens amicaux pendant leur tour du monde. Leur alliance relève plus de la stratégie que de l'amour avec un grand A.

Virginie, dont personne n'aurait pu prédire le parcours victorieux, demeure la candidate la plus drôle du carré d'as. Marc-Olivier, c'est la force tranquille. Gabriel est le rusé tandis qu'Ariane se révèle être, à mon grand étonnement, une féroce compétitrice. Yan England couronnera le couple vainqueur dimanche soir.

Les cotes d'écoute de Vol 920 (678 000) n'ont pas franchi la barre du million dimanche soir, contrairement au Banquier (1 449 000) et Tout le monde en parle (1 042 000). Sur les ondes de RDS, le hockey du Canadien a attiré 667 000 amateurs et à peine 170 000 fans ont enduré les American Music Awards du début à la fin sur CTV.

Fausse colère confondante

Vous avez été plusieurs à m'écrire à propos de l'attitude de «mauvais perdant» de Mathieu Quesnel, qui a été éliminé lors des demi-finales des Dieux de la danse, jeudi soir, à Radio-Canada. C'était franchement déplorable, avez-vous, en gros, décrié.

Mais ce n'était que du théâtre, chers amis lecteurs. Mathieu, jumelé à Léane Labrèche-Dor, a simplement repris son personnage de gars fâché et intense, présenté en début d'émission, un personnage qui voulait prouver au juge Serge Denoncourt qu'il pouvait être autre chose que drôle.

Pendant le générique de la fin, Mathieu Quesnel s'est même accroché à l'immense statue, comme s'il ne résignait pas à quitter la compétition. Il aura fallu que l'animateur Jean-Philippe Wauthier lui tire sur les jambes pour qu'il décolle. Fin du sketch, qui, je peux comprendre, a semé le doute parmi les 744 000 téléspectateurs qui n'avaient peut-être pas attrapé la première partie.

Au bout du compte, mon couple préféré (Jonas et Joannie Rochette) est passé en grande finale. Ces deux-là sont clairement dans une catégorie à part.

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