La télé, ce n'est plus donné!

L'imposteur marque le retour au petit écran québécois... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Agrandir

L'imposteur marque le retour au petit écran québécois de Marc-André Grondin, qui pose ici en compagnie des auteurs Annie Piérard et Bernard Dansereau.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Radio-Canada et TVA se livrent actuellement une bataille féroce pour stimuler l'activité de leurs services de visionnement en ligne. Série noire 2 en exclusivité sur l'Extra D'ICI Tou.tv? Ce sera 7$ par mois, merci. Karl et Max de même que Blue Moon en avant-première sur le Club illico? Votre facture mensuelle gonflera de 10$.

Notre télé fonctionne de plus en plus à deux vitesses. Ceux qui allongent plus de dollars consomment leurs émissions avant tout le monde, où et quand ils le désirent. Les autres, plus économes, attendent patiemment la retransmission conventionnelle, à horaire fixe, qui survient quelques mois plus tard.

Jeudi matin, les stratégies de combat se sont raffinées. Québecor Contenu, l'agence qui fournit des émissions tant à TVA et Moi & cie qu'à Vidéotron, a annoncé la mise en chantier de la nouvelle télésérie dramatique L'imposteur, sans toutefois préciser où elle passera en septembre prochain. Sur le Club illico? Du côté de la chaîne spécialisée Addik.TV? Ou tout simplement sur les bonnes vieilles ondes traditionnelles de TVA? Mystère.

Avant de dévoiler publiquement la tactique de diffusion de L'imposteur, Québecor attend probablement les résultats de performance de Karl et Max (diffusé dès le 1er décembre) et Blue Moon (février 2016). Si ces deux nouveautés télé fouettent les abonnements au Club illico, il y a fort à parier que L'imposteur, avec l'acteur Marc-André Grondin comme tête d'affiche, atterrira en premier sur cette plateforme numérique.

L'imposteur, un suspense aux multiples revirements, ramène sous les projecteurs un couple d'auteurs chouchous de la télé québécoise, Annie Piérard et Bernard Dansereau, qui ont notamment pondu Toute la vérité et Annie et ses hommes. Leur fils Étienne Piérard-Dansereau, 24 ans, écrit maintenant avec eux. C'est lui qui a eu le flash de la prémisse de L'imposteur.

Ce fameux imposteur s'appelle Philippe (Marc-André Grondin) et sort de prison après sept ans. Son crime? Trafic de drogue. Confiné au sous-sol de ses parents, papa d'une petite fille qu'il n'a pas connue, il constate que sa vie ne va nulle part. Et avec son casier judiciaire, Philippe n'arrive pas à dénicher un emploi.

Puis un évènement sordide lui permet de s'approprier l'identité d'un jeune homme d'affaires riche, qui mène une existence dangereuse. Philippe valsera ainsi entre son identité de paumé et celle, plus trépidante, de professionnel friqué. Toujours sur la corde raide, Philippe réussira-t-il à jongler avec ses deux personnages sans se faire démasquer?

C'est là que réside le noeud de l'affaire. Chacun des 10 épisodes de L'imposteur a été construit pour tenir le téléspectateur en haleine, avec plusieurs rebondissements à la clé.

Derrière la caméra, Yan Lanouette Turgeon, coréalisateur d'Unité 9 à Radio-Canada, parle d'une série prenante qui a du souffle.

L'imposteur marque le retour au petit écran québécois de Marc-André Grondin, qui a signé un contrat pour deux saisons complètes. Son dernier rôle chez nous remonte à Nos étés en 2006. Le comédien, qui attend le feu vert pour une deuxième saison de la télésérie franco-britannique Spotless, a cependant beaucoup joué au cinéma (Tu dors Nicole, L'affaire Dumont, Vic + Flo ont vu un ours).

«On tourne la télé comme du cinéma et le cinéma comme de la télé. Je ne fais plus de différence», remarque Marc-André Grondin, rencontré jeudi au chic hôtel W.

La fameuse scène d'Unité 9

La scène d'agression sexuelle dans Unité 9, qui impliquait Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) et l'aumônier Georges Ste-Marie (Paul Doucet), était difficile à regarder mardi soir, c'est vrai. Près de 1,8 million de téléspectateurs peuvent en témoigner.

L'agressée est devenue celle qui agresse. Pendant de longues secondes, nous avons compris - de nouveau - pourquoi Marie souffrait autant et pourquoi toute la rage qu'elle a refoulée ressortait aussi violemment cet automne.

Les flash-backs de Marie, petite fille, qui servait de jouet sexuel à son père, étaient dérangeants de réalisme. Et les notes de piano ont ajouté une couche de tristesse à cette séquence muette. Que d'intensité. Les racines de la colère de Marie sont plantées bien profondément dans son passé.

Il serait surprenant que l'amitié entre Georges et Marie survive à ce «viol», qui s'est déroulé sur la banquette arrière d'un Ford Escape. Georges pourrait porter plainte à la police. En même temps, Georges devrait aussi expliquer à ses patrons de Lietteville la nature de sa relation privilégiée avec Marie. Et comme il a menti pour protéger l'ancienne présidente du comité des détenues, il est carrément coincé. Pauvre Georges. Un si bon gars.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer