Boomerang, ça va revenir!

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J'ai bien aimé les premiers épisodes de Boomerang. J'ai commencé à beaucoup, beaucoup aimer cette comédie rafraîchissante à partir du septième épisode, celui que TVA a diffusé le lundi 26 octobre à 19h30.

Il renfermait une scène d'anthologie, que j'ai revue au moins dix fois, sans blague. Le chef Patrick Lussier (Antoine Bertrand) y cuisinait avec Gino Chouinard son fameux croquant aux pommes à la cardamome et aux noix en hommage à son beau-père Pierre (Marc Messier), qui se remettait d'un AVC.

À la caméra, le rigolo Patrick venait de débiter un tas de choses extrêmement émouvantes sur son entourage - aaah, câlin collectif! - quand, crac! il s'est cassé une dent en dégustant son propre dessert.

À cet instant précis, c'est devenu totalement hilarant. Patrick s'est mis à cracher du sang et un chapelet de sacres. À ses côtés, Gino Chouinard, qui jouait son propre rôle, était plié en deux. Et nous aussi.

Boomerang, c'est exactement ça. On est attendri, on est touché par l'humanité des situations, et quelques secondes plus tard, on est complètement crampé, sans qu'il y ait de rupture dans le ton de l'émission.

Après avoir regardé notre demi-heure, on se sent heureux, léger et on a hâte que notre Boomerang revienne dans une semaine.

L'épisode suivant, relayé le lundi 2 novembre, a maintenu cet équilibre pas évident à atteindre entre les punchs comiques et les éléments plus dramatiques. La contrôlante Monique (Marie-Thérèse Fortin) tentait de se rapprocher de ses deux filles, Karine (Catherine-Anne Toupin) et Stéphanie (Magalie Lépine-Blondeau), tandis que Patrick et Sylvain (Fabien Cloutier) se consacraient à leur webémission.

Encore ici, l'histoire voguait aisément entre les séquences de confrontation familiale et les éléments plus burlesques.

Le gros succès de Boomerang - 1,5 million de téléspectateurs pour l'épisode de la molaire brisée - repose sur les textes intelligents et modernes du collectif d'auteurs, ainsi que sur la distribution hyper solide.

On croit à cette famille Bernier. On croit au vieux couple de Pierre et Monique. On croit au nouveau couple de Karine et Patrick. On croit que Karine et Stéphanie sont des soeurs. On croit à l'amitié qui unit Sylvain et Patrick.

On y croit, parce que les personnages ont de multiples facettes. Karine n'est pas juste désorganisée et tête en l'air: elle est fonceuse et courageuse. Stéphanie n'est pas qu'une beauté désespérée et superficielle: elle a le coeur à la bonne place.

Sylvain n'est pas aussi tata qu'il en a l'air: il cache très bien sa sensibilité. Patrick est loin d'être un perdant: c'est un passionné rempli de qualités. J'aime beaucoup la façon dont le couple Karine et Patrick se soutient, toujours avec une pointe d'autodérision, en se cognant le poing fermé.

Lundi soir, nous avons même eu droit à un hommage au film Risky Business, avec un Marc Messier qui se déhanchait joyeusement sur Toujours vivant de Gerry Boulet. La deuxième saison de Boomerang est déjà en boîte et cet objet volant poursuivra sa belle courbe dramatico-comique l'automne prochain.

Intense émotion

Il s'est produit un moment bouleversant lors du dernier épisode des Enfants de la télé, diffusé mercredi soir à Radio-Canada. C'est arrivé à la toute fin de l'heure. André Robitaille a lancé un extrait inédit où Charles Lafortune, nouveau papa depuis moins d'un an, accordait une entrevue avec son petit garçon Mathis dans les bras. Les images provenaient d'un démo de l'émission Dans ma caméra de Geneviève Borne réalisé en 2002.

Après la présentation du clip, que Charles Lafortune n'avait jamais vu, il a fondu en larmes, incapable de parler pendant de longues secondes. C'est qu'au moment du tournage de Dans ma caméra, l'animateur de La voix ne savait pas que son enfant souffrait d'autisme. Un trop-plein d'émotions a donc remonté à la surface sur le plateau.

Ç'aurait pu être voyeur comme segment, mais non. On a senti beaucoup de respect et d'empathie autour de Charles Lafortune. Nous avons été des milliers à avoir l'oeil très humide.

Un peu plus tôt dans le même épisode, Luc Senay avait aussi eu les yeux dans l'eau et la gorge nouée en se remémorant ses belles années à la LNI. Il a même confié que la mort de son mentor, Robert Gravel, lui avait fait plus de peine que la perte de ses propres parents. Il fallait garder la boîte de mouchoirs à portée de main.

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