Productions J, ça reste dans la famille!

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En se départant de ses populaires émissions, Julie Snyder s'assurerait qu'elles demeurent admissibles au crédit d'impôt provincial et, qu'en fin de compte, elles survivent.

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Julie Snyder a trouvé les «bonnes mains» à qui confier son bébé télévisuel, me rapportent plusieurs espions bien connectés dans le milieu des communications.

La démone blonde vendrait sous peu la filiale télé de Productions J à son bras droit, l'avocat Benoît Clermont, qui est déjà vice-président aux affaires juridiques et commerciales de l'entreprise. En se départant de ses populaires émissions, Julie Snyder s'assurerait qu'elles demeurent admissibles au crédit d'impôt provincial et, qu'en fin de compte, elles survivent.

Benoît Clermont, qui travaille chez Productions J depuis près de 10 ans, n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue hier. De son côté, Julie Snyder affirme que «rien n'est réglé en ce qui concerne les deux divisions de Productions J».

Car en plus de la section télé de sa boîte, qui manufacture La voix, Vol 920 et Accès illimité, Julie Snyder ne sait pas si elle pourra «conserver la section spectacles et disques» de Productions J. La démone jure qu'elle «travaille encore à trouver des solutions».

Productions J confectionne aussi les spectacles et CD des Yoan, Kevin Bazinet, Marc Dupré, Maxime Landry, Olivier Dion et Valérie Carpentier. La star de Productions J demeure cependant la chanteuse Marie-Mai, qui tente actuellement une percée aux États-Unis. L'humoriste Emmanuel Bilodeau fait également partie des artistes de l'écurie de Julie.

«Pour un acheteur, la business au complet de Productions J est intéressante. Mais pas juste un tentacule», note un acteur influent dans l'univers de la production télé au Québec.

Selon le conseiller Louis Aucoin de la firme Octane, qui guide Julie Snyder dans cette saga politico-télévisuelle, aucune vente de Productions J - en partie ou en totalité - n'a été officialisée. Et à propos de la cession de la division télé au vice-président Benoît Clermont, Louis Aucoin refuse de confirmer ou d'infirmer nos informations. «Il y a plusieurs scénarios sur la table», glisse-t-il.

Pour Julie Snyder, vendre son «bébé» à Benoît Clermont est probablement la meilleure solution au problème qui «menace», selon elle, la santé financière de Productions J. Si la transaction s'effectue, l'animatrice du Banquier n'abandonne donc pas sa progéniture à un complet étranger et elle s'assure de quelques droits de visite.

Aucunement liée à une tête dirigeante de TVA ou d'un autre grand réseau, la nouvelle boîte exploitée par Benoît Clermont récupérerait les crédits d'impôt auxquels Julie Snyder n'a plus droit en raison de son lien avec Pierre Karl Péladeau, l'actionnaire de contrôle du Groupe TVA.

Voilà pourquoi TVA ne s'est jamais vraiment inquiété de la disparition de La voix de ses ondes. Si Benoît Clermont récupère la production de ce puissant aimant à cotes d'écoute, il pourra rembaucher presque tous les artisans, dont le réalisateur Jean Lamoureux et le concepteur Stéphane Laporte, qui ont propulsé cette émission au sommet des palmarès de la firme Numeris. Le voilà, le fameux plan B qui n'a jamais été évoqué publiquement par Julie Snyder.

Combien ça vaut, sur le marché, Productions J? Très bonne question. Aucune de nos sources n'a voulu accoler un prix à l'entreprise fondée par Julie Snyder en 1997. «La business est très liée à Julie. Si elle n'est plus là, est-ce que la valeur demeure la même?», se demande un producteur qui en mène large dans notre paysage audiovisuel.

Ne l'oublions pas: au fil des ans, Julie Snyder a tissé des liens solides autour de la superstar Céline Dion. Qui garantit maintenant que l'entourage de la diva de Charlemagne désirera collaborer avec le nouveau propriétaire de Productions J? Avec Benoît Clermont aux commandes, que l'équipe de Céline Dion connaît très bien, mettons que la confiance s'effriterait beaucoup moins.

Ce feuilleton fiscal a plongé Julie Snyder et PKP dans une tempête qui souffle depuis une semaine. En toute honnêteté, je m'attendais à ce que les ténors du Journal de Montréal se portent unanimement à la défense du couple Péladeau-Snyder. Eh bien non.

Sur le blogue des spin doctors du Journal, Mario Asselin a pondu un texte critique et fort intéressant sur les deux facettes publiques de Julie Snyder, soit Julie la militante péquiste et Julie la femme d'affaires.

Le chroniqueur Richard Martineau a récupéré une partie de cette idée dans sa chronique de samedi, à savoir qu'il est de plus en plus difficile de déterminer laquelle de ces deux Julie parle publiquement.

Julie Snyder a un pouvoir de persuasion énorme. C'est elle qui a convaincu Biz de Loco Locass et Michel Rivard d'intégrer Star Académie, eux qui avaient dénigré ce phénomène sur plusieurs tribunes.

Là, Julie vient de frapper un immense mur. La femme d'affaires aimerait le faire exploser, mais la militante péquiste craint que son fiancé reçoive plusieurs éclats au passage.

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