Le dernier prof de 30 vies?

Les intrigues de la prochaine saison de 30... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Les intrigues de la prochaine saison de 30 vies s'attarderont au professeur Jean-François Mailloux, incarné par le comédien Denis Bouchard.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Après 20 ans d'écriture de séries quotidiennes - on parle ici de Virginie et de 30 vies à la SRC - , Fabienne Larouche songe à s'accorder une pause de ce rythme de production quasi infernal, qui équivaut à la ponte de 42 pages de textes par jour.

Pour vous donner une idée: plusieurs scénaristes se vident quasiment de leur sang en griffonnant 12 heures de télévision par année. Fabienne Larouche rédige, au minimum, 60 heures de téléroman bon an, mal an, sans oublier tous ses autres projets à titre de productrice (Blue Moon, Ruptures, Unité 9, le film Votez Bougon! et Trahison à Séries +).

Encore hier, lors d'un point de presse tenu dans le sous-sol de la tour radio-canadienne, l'auteure et productrice, très sereine, a prononcé le mot «retraite» plusieurs fois. Pas une retraite définitive du monde de la télévision, évidemment, mais bien une retraite du feuilleton quotidien, qui l'enchaîne à son clavier pour 120 épisodes de 30 vies par année.

C'est donc loin d'être un hasard si le prochain professeur du Vieux-Havre, incarné par Denis Bouchard, sera poussé vers la retraite après 35 années passées en classe. Fabienne Larouche orchestrera peut-être sa sortie de 30 vies en parallèle avec celle de son nouvel enseignant, qui sait.

Chose certaine, la série ne quittera pas les ondes de la SRC avant le printemps 2016, ont assuré les grands patrons hier. «On continue tant que Fabienne est inspirée, qu'elle a des idées et qu'elle a quelque chose à apporter. 30 vies, ce n'est pas didactique ou pédagogique, c'est très senti», explique le directeur des émissions dramatiques de Radio-Canada, André Béraud.

La rentrée de Denis Bouchard dans 30 vies sonnera le lundi 7 septembre à 19h. Il y jouera Jean-François Mailloux, un professeur de cinquième secondaire à qui la direction du Vieux-Havre confiera le «projet intégrateur», une option permettant aux élèves d'appliquer toutes les notions apprises pendant leurs études.

«J'ai fait mes devoirs, j'ai été dans les écoles, dont le Collège de Montréal et la polyvalente Saint-Henri, et j'ai rencontré plusieurs enseignants que l'arrivée de la retraite perturbe et angoisse», explique Denis Bouchard, à qui Fabienne Larouche a fait découvrir les vertus d'un thé vert miraculeux qu'elle se procure à New York.

Dans 30 vies, le prof Mailloux n'a pas d'enfant, mais élève depuis plusieurs années le fils (maintenant adulte) de sa deuxième conjointe. «Il va être plutôt sympathique avec ses élèves, mais avec de la bienveillance ferme. C'est une star dans l'école», précise Fabienne Larouche.

Cela faisait un bail que nous n'avions pas vu Denis Bouchard dans un premier rôle à Radio-Canada. Dans les dernières années, il a surtout oeuvré à TVA, notamment dans la peau d'Hugo dans Annie et ses hommes, de Marc dans Toute la vérité et de Lulu dans Lance et compte. En 2005, l'acteur et metteur en scène a aussi dirigé la Star Académie de Julie Snyder.

La dernière saison de 30 vies, écrite autour d'Émile Proulx-Cloutier, a récolté une moyenne d'écoute de 700 000 téléspectateurs.

Décalage humoristique

Le plus grave problème du 17e gala Les Olivier de dimanche en a été un de décalage. L'animateur Laurent Paquin se pointait sur la scène du studio 42 de Radio-Canada, tentait d'être grinçant ou «franc», selon son expression, mais y parvenait plus ou moins. Son long monologue d'ouverture, timoré, s'est d'ailleurs conclu sans punch.

Tout de suite après, un Phil Roy de SNL Québec, qui a été embauché comme «hôtesse», déridait la salle en dix secondes à peine. Cette succession de chaud et de froid a plombé cette cérémonie de deux heures et demie, moins rigolote que celle pilotée par François Morency l'an dernier.

Pour un numéro furieusement bien écrit et livré comme celui de Mariana Mazza et Cathy Gauthier, Laurent Paquin créait des malaises pas aussi savoureux que ceux de Martin Matte. Pas évident de trouver le ton corrosif juste.

Parmi les bons coups de la grande fête de l'humour québécois: le vox pop des Appendices, le retour des mauvais remerciements d'Alex «c'est débile» Nevsky et la présentation ultra énergique de Philippe Bond et Dominic Paquet.

Du côté des séquences à oublier, le trop long gag sur l'habillement de Simon Leblanc (pauvres finalistes qui ont poireauté avant de connaître le nom du gagnant), la salle qui réagissait moyennement aux blagues (on sentait la division de la confrérie), de même que le duo formé par Stéphane Fallu et Édith Cochrane, qui en a arraché derrière le micro.

Et qui a décidé d'offrir un Olivier au meilleur public du Québec? Quelle attribution de trophée ridicule. Selon les audimètres de la firme Numeris, le gala chauffé par Laurent Paquin a attiré 1 171 000 téléspectateurs, en hausse par rapport aux 1 030 000 curieux de l'an passé, mais en baisse en comparaison avec les 1 231 000 fans de 2013.

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