Outlander à l'eau de rose

Une infirmière britannique (Caitriona Balfe) du XXe siècle... (Photo: Sony Pictures Television)

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Une infirmière britannique (Caitriona Balfe) du XXe siècle se retrouve 200 ans plus tôt au milieu d'une guerre de clans écossais.

Photo: Sony Pictures Television

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C'est la comédienne Marie-Chantal Perron, une fan complètement assumée, qui m'a aiguillé vers cette télésérie érotico-historico-fantastique. Ça s'appelle Outlander et ça dérive d'une collection de livres à succès signés par l'auteure américaine Diana Gabaldon.

Vous savez, ces énormes bouquins aux noms vaguement médiévaux - Le chardon et le tartan ou La croix de feu - que des cohortes de vacancières dévorent sur leurs transats? C'est ça, Outlander, qui met en vedette l'infirmière de guerre Claire Randall possédant: a) une libido insatiable; b) une chevelure impeccable; c) le pouvoir magique de voyager dans le temps, plus précisément entre 1945 et 1743.

Il y a un mois, les nouveaux épisodes d'Outlander ont repris l'antenne sur les chaînes Starz aux États-Unis et Showcase chez nous. Des millions de téléspectatrices ont raccroché aux intrigues qui mêlent - assez habilement, il faut l'admettre - les affaires de coeur, des éléments historiques et une touche de science-fiction. Et le phénomène Outlander ne cesse de prendre de l'ampleur. Vous pouvez télécharger les émissions à la pièce sur iTunes. Aucun réseau d'ici n'a encore acheté la version française, malheureusement.

Outlander, c'est l'antithèse de Fifty Shades of Grey, autre gigaphénomène littéraire qui a fait le saut sur un écran près de chez vous. L'héroïne d'Outlander, Claire Randall, est une femme forte, libérée et en contrôle de sa sexualité. C'est d'ailleurs elle qui initiera le viril guerrier écossais Jamie (qui est vierge, hon!) aux plaisirs charnels.

L'action de la télésérie Outlander démarre dans une Angleterre qui se relève de la Seconde Guerre mondiale. La fougueuse Claire Randall a soigné bien des soldats et elle s'offre des vacances en Écosse avec son mari, le professeur féru de généalogie Frank Randall. Le joli couple, que la guerre a séparé pendant cinq ans, se retrouve dans toutes les positions possibles (clin d'oeil coquin ici), même dans un château abandonné. Lancez la trame sonore de cornemuse.

Un soir d'espièglerie, Claire et son époux tombent sur un rituel celtique (ou druidique?) très ancien, pratiqué en pleine nuit. Un groupe de femmes y tourbillonne en chantonnant de la musique de spa que ne renierait pas Loreena McKennitt. Le lendemain, Claire retourne sur les lieux de la danse sacrée et entend des sons provenant de l'un des menhirs érigés dans une formation circulaire évoquant Stonehenge. Elle s'y appuie, et boum! elle atterrit en 1743, en pleine guerre entre deux factions écossaises ennemies.

Décrite de cette façon, la trame d'Outlander paraît très quétaine. Et elle l'est un peu, soyons honnêtes. L'oeuvre dégage un fort parfum de romantisme à l'eau de rose et de Harlequin, notamment parce que la passionnée Claire Randall fait aussi la narration de la télésérie comme si elle feuilletait les pages parfumées de son journal intime d'adolescente.

Malgré l'abus de chandelles et de longs soupirs de désir, il est facile de comprendre l'attrait des aventures charnelles de cette infirmière à la peau de porcelaine. Outlander fournit à ses admiratrices, en grande majorité, de l'évasion pure et simple. Une récompense de fin de journée, un plaisir coupable sexy qui se consomme une fois les enfants couchés.

Représentez-vous un croisement du film Highlander et des séries Game of Thrones et Downton Abbey. Les images et la direction artistique sont splendides. Et l'actrice principale, l'excellente Caitriona Balfe, insuffle de la crédibilité à ce récit parfois tiré par les cheveux.

Pensez-y. La Claire de 1945 vit un mariage heureux. La Claire de 1743 en pince pour un rebelle écossais, qu'elle finira par épouser. Mais est-ce vraiment de l'adultère si l'on trompe son conjoint à une autre époque, hein?

La publication du premier tome de la série Outlander remonte à 1991 et le huitième a été commercialisé en juin dernier. Au total, l'écrivaine Diana Gabaldon a vendu près de 26 millions d'exemplaires des histoires sulfureuses de son héroïne coincée entre deux mondes. Ka-ching.

David Savard, l'animateur

Voilà, c'est le comédien David Savard (Mensonges, 30 vies) qui tiendra les rênes du nouveau jeu de TVA de style «meurtre et mystère», dont une émission pilote sera tournée dimanche. Ce projet a porté le titre de Scène de crime et permettra à des concurrents du public de résoudre diverses énigmes policières.

Ce jeu télé a été développé à l'interne par Contenu QMI, division multiplateforme de Québecor Média. La firme israélienne Armoza Formats a également collaboré à sa fabrication, indique le directeur de création de Contenu QMI, Olivier Aghaby. «Le pilote sera très innovateur et nous allons le mettre sur le web cet été», ajoute-t-il. Pour l'instant, on ne sait pas si TVA ajoutera Scène de crime à sa grille. Merci, amis espions!

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