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Bon, c'est fini ou pas, Lance et compte à TVA? Officiellement, le dixième épisode diffusé hier à 21h, soit la grande finale de cette neuvième saison, marque la retraite officielle et définitive de la télésérie sportive de Réjean Tremblay, qui occupe les ondes québécoises depuis près de 30 ans.

Officieusement, on ne sait plus trop. Le Bleuet atomique touille quelques idées pour une possible dixième saison, et TVA ne s'y oppose pas publiquement.

Chose certaine, si Lance et compte obtient une prolongation de contrat, il faudra braquer les projecteurs sur un autre trio que celui formé par Marc Gagnon (Marc Messier), Pierre Lambert (Carl Marotte) et Jacques Mercier (Yvan Ponton). Rivaux, complices, amis, ennemis, beaux-frères, joueurs, agents ou entraîneurs, ces trois-là ont occupé toutes les positions depuis 1986. Leur reste-t-il encore du jus à donner?

Ne nous égarons pas trop et revenons à la neuvième saison de Lance et compte, qui avait connu un solide départ avec la descente aux enfers du batailleur Philippe Lalumière (Dave Morissette), des scènes hollywoodiennes d'hélicoptère et des guerres de clans dans le vestiaire du National de Québec.

Puis, certaines intrigues ont piétiné, dont celle du triangle amoureux entre Roma Gauthier (Sébastien Delorme), sa femme Kim (Lise Martin) et Guy Lambert (Jason Roy-Léveillée), fortement inspiré d'une rumeur persistante à propos d'une dispute entre Mathieu Schneider et Patrick Roy au milieu des années 90. Comme Roma et Guy, Schneider et Roy en étaient aussi venus aux coups.

Même constat d'inertie pour la romance entre la superstar Guy Lambert et la journaliste Ilsa Trépanier (Sarah Dagenais-Hakim): allait-il finir par se passer quelque chose entre ces deux-là après leurs 46 soupers au resto et leurs 329 textos? Réjean Tremblay ne nous a pas habitués à une cour aussi assidue dans ses émissions. Sans rien «divulgâcher» ici, sachez qu'Ilsa Trépanier a enfin choisi, lundi soir, entre l'amour ou son travail de journaliste au Matin.

Cet épisode ultime de Lance et compte fait un saut de plusieurs semaines dans le temps. Le National dirigé par Marc Gagnon atteint la ronde finale pour l'obtention de la Coupe Stanley, Suzie Lambert (Marina Orsini) amorce la dernière ligne droite de sa grossesse, les reporters du Matin sifflent sur la galerie de presse et toutes les querelles au sein de l'équipe ont été polies à la Zamboni.

Bref, ça glisse sur une belle surface lisse pour tout le monde, sauf pour la punkette Trang Nguyen (Alice Tran) de La mitraille, dont l'obsession malsaine pour la vie sexuelle d'Ilsa Trépanier s'aggrave. Sérieusement, Trang regarde ses écrans d'ordinateur avec une telle fureur qu'on jurerait que ses yeux vont exploser. Ça va mal finir pour elle, je vous le dis.

La conclusion de ce dernier Lance et compte ne pourra manquer de vous émouvoir. Deux histoires principales se résolvent en parallèle avec une musique dramatique de circonstance. Préparez vos mouchoirs. Et Réjean Tremblay attache toutes les ficelles scénaristiques, sans abandonner les téléspectateurs sur un élément percutant.

Maintenant, peut-on se parler un peu de Mémoires vives à Radio-Canada? Depuis son retour en janvier, ce téléroman signé Chantal Cadieux stagnait. Ce que je craignais s'est produit: la révélation de la véritable identité de Laurie/Linda (Sophie Paradis) a fait chuter le nombre de rebondissements qui nous vissaient à l'écran depuis deux ans déjà.

Le plaisir de recueillir les indices et d'élaborer diverses théories sur les liens entre les personnages s'était également évaporé. Les rencontres entre Laurie/Linda, un personnage vraiment pas évident à bien jouer, et les membres de sa famille n'en finissaient plus de finir.

Mais mardi soir, le Mémoires vives «du bon vieux temps» est réapparu dans nos téléviseurs. On a notamment découvert que Linda/Laurie a un fils encore vivant qui a été élevé par la soeur de son ravisseur, le vilain Jérôme Fortier (Roger La Rue).

Tout de suite, nous avons été plus d'un à pratiquement crier: le fils de Linda/Laurie, c'est Bobby (Yan Rompré), l'étudiant en criminologie à l'air louche. Cela expliquerait en effet son amitié intéressée pour Nicolas Berthier (Patrick Drolet), qui lui permet de fouiller en cachette dans les vieilles boîtes de souvenirs de Laurie.

Tant qu'à y être, Bobby pourrait-il être le détraqué qui écrit des courriels à Andrée (Dominique Quesnel) en se faisant passer pour le criminel Franck Manseau?

Bobby porte toutefois le nom de famille de Lambert-Prescott. Sa mère s'appelle Geneviève Boileau, identité qu'elle a choisie en 1992, le jour où elle a cueilli le poupon chez Jérôme Fortier/Marcel Pinard. L'âge entre le fils de Laurie et Bobby concorde: ils auraient tous les deux 23 ans aujourd'hui.

Entre vous et moi, le lien entre Bobby et Linda/Laurie semble presque trop facile à établir. L'auteure Chantal Cadieux nous a entraînés sur des pistes autrement sinueuses avant de dévoiler ses secrets.

Dernier truc: 19-2. Quel revirement imprévu mercredi soir. Ça paraît qu'il n'y aura pas de quatrième saison. Les personnages principaux tombent au combat comme dans une noce du Trône de fer.

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