Le hockey qui fait du bien

Depuis 10 ans, les comédiens Mathieu Baron et... (Photo fournie par Informaction)

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Depuis 10 ans, les comédiens Mathieu Baron et Emmanuel Auger se font entraîneurs d'une équipe de hockey composée de joueurs souffrant de déficience intellectuelle ou d'autisme.

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Il faut être diablement cynique ou complètement insensible pour ne pas être touché par le documentaire Les Différents, qui suit, pendant un an, une équipe de hockey de Laval composée de joueurs souffrant de déficience intellectuelle ou d'autisme.

Vous découvrirez cette formation sportive très attachante sur les ondes de la chaîne spécialisée Moi&Cie lundi à 16h. Plusieurs autres diffusions ont été prévues au calendrier. Préparez vos enregistreurs numériques.

Vous reconnaîtrez tout de suite les deux entraîneurs bénévoles des Différents de Laval, soit les comédiens Emmanuel Auger (Lance et compte) et Mathieu Baron, le gagnant de Loft Story en 2006, qui incarne maintenant un IPL dans Unité 9. La réalisatrice de ce film d'une heure, Hélène Choquette, a aussi filmé les vraies prisonnières aux histoires terribles dans le webdocumentaire d'Unité 9.

Depuis une dizaine d'années, Mathieu Baron et Emmanuel Auger, souvent perçus comme des durs, lacent des patins, prodiguent des encouragements et offrent leur temps, toutes les semaines, à ces exclus de la société. C'est inspirant de les voir autant s'investir dans la vie de ces personnes marginalisées que les ligues de hockey de garage «régulières» n'intègrent que très peu.

«Ça m'apporte beaucoup. J'ai déjà trempé dans le fake. Avec les Différents, on est devenus comme une famille. Tout est vrai avec eux, tout est simple. Ça me fait du bien», explique Mathieu Baron, dont le petit frère de 21 ans souffre d'une déficience trop importante pour qu'il puisse sauter sur la patinoire avec les autres.

Parmi les joueurs des Différents sur lesquels la caméra s'attarde, il y a Dylan, 16 ans, abandonné à sa naissance et handicapé par un grave syndrome d'alcoolisme foetal. Il y a Michel, 38 ans, qui se glisse dans le costume de la mascotte Chadi à toutes les parties. Et il y a Patrick le Casanova, qui apprend à mieux gérer ses relations avec les femmes.

En plus des scènes sur la glace et au gymnase, la réalisatrice Hélène Choquette nous amène dans le quotidien de quelques joueurs des Différents. Certains vivent de l'aide sociale, d'autres ont de petits boulots. La plupart sont très seuls, et cette équipe de hockey représente un pôle de socialisation hyper important pour eux. Une scène à la fois émouvante et rigolote a également été tournée dans une soirée dansante bien spéciale, où les déficients intellectuels s'amusent et cherchent, comme tout le monde, l'âme soeur.

La persévérance des Différents est ce qui ressort le plus du documentaire. Jamais ils n'abandonnent, malgré des problèmes d'équilibre ou de motricité. Et ils rêvent tous de s'aligner un jour avec le Canadien de Montréal. 

«On les encourage tout en restant réalistes», remarque le comédien Emmanuel Auger, qui a une nièce de 19 ans atteinte d'une forme grave d'autisme. «Ce sont des gens qui se sont fait rabrouer très souvent», enchaîne Mathieu Baron.

Si l'hiver vous rentre dedans ou que vous traversez une mini-déprime saisonnière, passez une heure en compagnie des Différents et je vous garantis que vos petits tracas vous sembleront bien moins gros.

Deuil chez les O'Hara

Comme plusieurs d'entre vous, je suis loin d'être convaincu que c'était une très bonne idée de plonger Kathleen O'Hara (Maxim Roy) dans le coma pendant six épisodes, pour la débrancher, pour qu'elle se réveille brusquement, pour ensuite qu'elle meure dans son sommeil, enlacée par son mari François (Hugo Giroux).

Cette séquence de mort-vie-mort était un peu grosse. Ceci dit, je ne lâche pas mes O'Hara à TVA, qui connaissent un très bon hiver jusqu'à présent. L'arrivée de Marie-Ève (Isabel Richer) chez Agua apporte déjà beaucoup d'eau au moulin (super gag aquatique ici).

Entrée principale à 90 minutes

Après deux saisons à l'antenne, l'émission quotidienne de recettes de Danny St Pierre, Qu'est-ce qu'on mange pour souper?, ne reviendra pas dans la grille 2015-2016 de Radio-Canada. Pour combler ce trou d'une demi-heure à 17h, la SRC allongera le magazine Entrée principale à 90 minutes, comme c'est déjà le cas tous les vendredis.

Pour joindre notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca

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