Et les deux nouveaux dragons sont...

Mitch Garber et Martin-Luc Archambault.... (Photo: Ivanoh Demers et Alain Roberge, archives La Presse)

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Mitch Garber et Martin-Luc Archambault.

Photo: Ivanoh Demers et Alain Roberge, archives La Presse

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Mitch Garber et Martin-Luc Archambault. Ce sont les deux noms que mes taupes chercheuses ont déterrés ce week-end. Ces deux hommes d'affaires montréalais s'assoiront donc dans les fauteuils abandonnés par François Lambert et Gaétan Frigon lorsque la téléréalité de Radio-Canada reviendra en ondes ce printemps.

La nouvelle sera confirmée sous peu, me chuchote-t-on. Et dans quels domaines oeuvrent ces deux nouveaux cracheurs de feu et d'investissements? Mitch Garber, 50 ans, est le PDG de Caesars Acquisition Company, une société qui exploite - entre autres - les hôtels-casinos Bally's et Planet Hollywood à Las Vegas. Environ 8000 employés travaillent sous ses ordres. Avocat de formation, Mitch Garber gravite dans l'entourage de Guy Laliberté, Céline Dion et René Angélil.

Désormais le plus jeune dragon de la bande, Martin-Luc Archambault, 33 ans, est le PDG de l'entreprise technologique Wajam, un outil qui épluche les médias sociaux pour ensuite recouper les résultats avec ceux des grands moteurs de recherche comme Google ou Yahoo. Si vous tapez «meilleure poussette pour bébé» dans Google, Wajam ajoutera aux résultats traditionnels tout ce que vos amis ont publié sur divers médias sociaux (Facebook, Twitter) à propos de la meilleure poussette pour bébé.

Les publications spécialisées en économie ont souvent baptisé Martin-Luc Archambault, qui a créé plus d'une dizaine de boîtes de techno, «l'entrepreneur en série». Devenu millionnaire à 25 ans après la vente de l'une de ses entreprises, Martin-Luc Archambault a notamment injecté beaucoup d'argent dans la société montréalaise de vêtements Frank&Oak. Il consacre également beaucoup de temps au mentorat.

Mitch Garber et Martin-Luc Archambault rejoindront Alexandre Taillefer, Serge Beauchemin et Danièle Henkel pour la quatrième saison de Dans l'oeil du dragon à la SRC. Les tournages démarreront très bientôt.

Fin octobre, François Lambert et Gaétan Frigon, des dragons de la première heure, ont tous deux annoncé leur départ de la populaire émission chauffée par Paul Houde. Gaétan Frigon avait moins de temps à consacrer au mentorat, tandis que François Lambert songeait à plonger en politique fédérale avec les libéraux de Justin Trudeau.

«Je leur ai annoncé que je n'irai pas, finalement. J'ai essayé d'organiser l'horaire de la famille, et c'était impossible. Mes enfants sont trop jeunes et, comme je suis séparé, ç'aurait été très compliqué», explique François Lambert, qui avait un oeil sur la circonscription d'Argenteuil, où ses parents résident et où il possède un chalet.

Le dragon baveux regrette-t-il alors d'avoir démissionné de Dans l'oeil du dragon? Pas du tout. «J'ai eu du fun, mais après trois ans, la page était tournée. C'est compliqué au boutte, Dans l'oeil du dragon. C'est très difficile, car très peu de deals se concrétisent après l'émission. La première année a été un flop total, les entrepreneurs n'étaient pas sérieux. L'envers du décor n'est pas si rose que ça», soutient François Lambert.

En trois saisons, François Lambert n'a bouclé que deux «vraies» ententes (une pour Croustipomme et l'autre pour Theobroma Chocolat), qui ne lui ont pas encore rapporté un seul dollar. «Je ne suis pas là pour faire du mentorat. Je veux faire des deals et je veux faire de l'argent», rappelle François Lambert, qui tient une chronique quotidienne dans l'émission de radio matinale au 91,9 FM.

Le va-et-vient dans les sièges des dragons n'est pas quelque chose de nouveau. Normand Legault et Dany Vachon ont claqué la porte après la première saison, en 2012, et ont été remplacés par Alexandre Taillefer et Serge Beauchemin. Seule Danièle Henkel participe à Dans l'oeil du dragon depuis son lancement.

Le marmonnage, la suite

Les courriels enflammés de lecteurs fâchés entrent encore par dizaines dans ma boîte courriel. Visiblement, nous sommes plusieurs à déplorer le marmonnage à la télé québécoise et la musique trop forte qui enterre les répliques dans nos téléséries préférées.

«La musique qui tue les mots et le débit survolté des textes sont parfois intolérables», m'écrit Jeanne Doyon. «J'ai réalisé la même chose et je pensais que c'était moi qui avais un problème d'audition», constate Claudette Gendron. «Merci d'avoir parlé du marmonnage à la télé, ça m'évite un rendez-vous chez l'audiologiste», ajoute Lucette Toupin.

Les lecteurs de cette chronique ont cité 19-2, Nouvelle adresse et Au secours de Béatrice - toutes d'excellentes productions, soit dit en passant - parmi les plus difficiles à bien entendre. Producteurs, prenez des notes. Vos téléspectateurs en perdent des bouts. Aidez-les, s'il vous plaît.

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