L'année télé 2014 au mélangeur

Danielle Proulx dans le rôle de la très malpropre... (PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA)

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Danielle Proulx dans le rôle de la très malpropre Henriette Boulier d'Unité 9.

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Fabienne Larouche a débranché sa série Trauma, Éric Lapointe a défoncé son bouton rouge à La voix et la voyageuse nubile de Trivago a réussi à s'aliéner une nation entière, l'espace d'un été, avec sa sapristi de chambre d'hôtel à Venise. Encore en 2014, le petit écran nous a fait sourire (le décor penché d'Éric Salvail), sacrer (pense internet, Paula !) ou frissonner (les soeurs Dufour-Lapointe à Sotchi). Voici donc quelques morceaux de la dernière année télé passés au Vitamix, mais sans seau d'eau glacée, merci.

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Véronique Cloutier et Julie Snyder au Banquier

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On a assisté

À la fin de la guerre froide entre Véronique Cloutier et Julie Snyder au Banquier. Comme à la toute fin du film Frozen, la glace a fondu dans le royaume de la télé et les deux reines ont été « libérées, délivrées » de leurs chicanes passées. Deux semaines après sa mise en orbite, ce joli conte de fées a cependant pris une tournure inattendue quand Québecor a acheté le magazine Véro. Oh, oh. Pensez-vous maintenant que les Productions J de Julie Snyder pourraient mettre le grappin sur la compagnie KOTV de Louis Morissette et unir, comme dans Le trône de fer, ces deux familles ennemies ? On jase là.

On a valsé

Entre le « et le buuut » de Pierre Houde à RDS et le « et cooompte » de Félix Séguin à TVA Sports. Depuis le 8 octobre, le hockey du Canadien de Montréal fait le grand écart entre deux chaînes sportives québécoises. Point positif : cette séparation des matchs du CH force les deux réseaux à toujours donner leur 110 %. Point négatif : Patrice Brisebois.

On a (enfin) découvert

Que la petite Laurie était en fait la très bizarre Linda Trottier (Sophie Paradis) dans Mémoires vives à Radio-Canada. Maintenant, on a bien hâte de voir comment cette femme peu éduquée trouvera sa place au sein d'une famille bourgeoise peuplée d'oncologues et de psychiatres. On a également hâte que la mystérieuse Johanne (Sophie Bourgeois) perde son air de biche effrayée devant les phares d'un camion à dix roues.

On a couronné

Le nouveau king de V, soit Éric Salvail. Son talk-show En mode Salvail a solidement chauffé - et dépassé - les journaux télévisés de TVA et de la SRC tout l'automne. Et chez Salvail, contrairement aux balbutiements du TVA 22 h, pas besoin de brandir un cône orange, un ruban à mesurer ou une boîte de sardines pour attirer les téléspectateurs.

On a élu

Yoan Garneau, 18 ans, la nouvelle voix du Québec. Hum, hum. Tout ça pendant que la gagnante de l'an passé, Valérie Carpentier, sirotait son Nescafé pendant les pauses publicitaires. N'en déplaise aux fans du cow-boy blond de Ferme-Neuve, c'est le juge Louis-Jean Cormier qui a volé la vedette de cette deuxième édition de La voix à TVA. Dommage que l'auteur-compositeur-interprète ne reprenne pas son fauteuil le 18 janvier.

On avait prédit

La victoire de Hakim Chajar lors de la grande finale tout étoilée des Chefs ! à Radio-Canada. Même s'il a cuit ses homards avec les élastiques autour des pinces (horreur !), Hakim a facilement surpassé Isabelle Deschamps-Plante et Jonathan Rassi dans un dernier épisode qui manquait un peu d'épices et de croustillant.

On a changé la « game »

Avec Les jeunes loups du journal Le matin à TVA. Que retenir de cette télésérie quasi psychotronique ? Allons-y avec la patronne Paula (France Castel) complètement dépassée par les technologies, les vestes sans manches de Julie Perreault, le collier de perles de Jacynthe René, la chef de « punkpitre » lesbienne qui parle comme un semi-remorque et Luc Picard qui déterre un cadavre. Ça résume bien la saison.

On a flanché

Pour Les beaux malaises de Martin Matte. Une comédie brillante comme il ne s'en fabrique pas souvent. Le ton, les acteurs et les gags : tout est juste dans cette émission. Dans la même catégorie : Au secours de Béatrice, qui prouve tous les mercredis que la télé peut être plus lente, mais tout aussi captivante.

On a eu peur

De la nouvelle détenue clocharde d'Unité 9, la très malpropre Henriette Boulier (Danielle Proulx). Quel beau - et sale - personnage! On a aussi eu peur au dernier épisode du téléroman en découvrant les fantasmes bizarres de Léa (Frédérique Dufort) à l'endroit de son beau-père (Patrice L'Ecuyer). Ça ne sent pas bon pour la suite, dans les deux cas cités plus haut.

On a enterré

L'avocate Dominique Lavergne (Maude Guérin) dans Toute la vérité, de même que tous ses collègues procureurs de la Couronne. On s'ennuiera beaucoup de la télésérie judiciaire de TVA, qui a fait ses adieux fin novembre.

On a adopté

Une nouvelle famille aussi dysfonctionnelle qu'attachante, soit celle de Nathalie Lapointe (Macha Grenon) dans Nouvelle adresse. On a également adopté l'univers éclaté de Série noire où grouillent le dérangé Marc Arcand (Marc Beaupré), la masseuse Charlène (Anne-Élisabeth Bossé), le East Gay Gang, le formidable juge Boivin (Guy Nadon) et les amateurs de crosse-tète.

On a appris

Que la meilleure tribu pour peupler une téléréalité comme Vol 920, ce n'est pas celle des San Bushmen du Botswana. C'est plutôt la tribu locale des adeptes du salon de bronzage et de la gonflette, c'est la tribu bling-bling qui porte des (faux) tatouages tribaux et c'est la tribu qui commande des bouteilles de Grey Goose dans un chic « supper club » du Centropolis de Laval.

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