Les noces de Marie, les fantasmes de Léa

Marie (Guylaine Tremblay) et Benoît (Patrice L'Ecuyer) ont... (Photo: fournie par Radio-Canada)

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Marie (Guylaine Tremblay) et Benoît (Patrice L'Ecuyer) ont uni leurs destinées hier dans Unité 9.

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Vive les mariés de Lietteville! Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) et son Benoît (Patrice L'Ecuyer) ont finalement uni leurs destinées dans l'épisode d'Unité 9 diffusé hier soir à Radio-Canada, le dernier avant le retour en ondes de la série carcérale, en janvier. Les deux tourtereaux ont même testé le confort de la belle roulotte de l'amour de la prison fédérale.

Avertissement d'usage aux retardataires qui ont enregistré Unité 9 pour le visionner plus tard: ce texte contient un langage cru et des informations croustillantes pouvant déranger certains lecteurs. Nous préférons vous en avertir.

Alors voilà. La scénariste Danielle Trottier, qui façonne habilement depuis deux ans et demi la vie des détenues de la SRC, m'a confié hier que les mariages en prison sont extrêmement rares. «À Joliette, je crois qu'ils en ont autorisé un en 20 ans. C'est très compliqué», dit-elle.

Contrairement à son mari, Marie ne sautait pas de joie à l'idée de convoler en justes noces. Pourquoi donc? «Marie, qui a vécu l'inceste et qui fait difficilement confiance aux hommes, ne s'autorise pas beaucoup d'émotions et quand ça sort, elle étrangle une détenue. C'est difficile pour elle. Il y a un blocage au milieu de sa poitrine. Elle n'a pas accès à ses émotions profondes. Qu'elle soit tiède est dans l'ordre des choses», explique l'auteure Danielle Trottier.

Hier soir, la scène où Léa (Frédérique Dufort) empruntait le livre érotique dans la chambre de Benoît nous a fourni un bon indice de la tournure - tordue? - que pourrait prendre la relation entre la fille de Marie et son mari. On dirait que j'imagine déjà le pire des scénarios et Danielle Trottier a laissé sous-entendre hier que l'avenir de Léa ne serait pas rose du tout.

Parlant de secret, celui du directeur Normand Despins (François Papineau) a été accidentellement découvert par Agathe (Mariloup Wolfe) et Steven (Luc Guérin). Se serviront-ils de cette information pour manipuler leur patron psycho-rigide?

Deux nouveaux personnages débarqueront à Lietteville au retour des Fêtes: une infirmière spécialisée en santé mentale et un intervenant en toxicomanie (Alexandre Landry, vu dans le film Gabrielle), qui s'occupera notamment des gros problèmes de consommation de Shandy (Catherine-Anne Toupin).

L'éventuelle libération de Marie Lamontagne occupera une grosse portion des épisodes d'Unité 9 à venir en 2015. «Le dossier de Marie est très bon. Son mari s'occupe de sa fille et elle a un endroit où habiter à sa sortie de prison. En théorie, Marie a de bonnes chances d'être libérée», note Danielle Trottier.

En théorie, peut-être. En pratique, Nostradumas n'y croit pas une seule seconde.

Guy et René

Les Appendices ont un sens de l'observation incroyable quand vient le temps de parodier un vieux film ou une émission obscure de la télévision communautaire. Depuis quelques semaines, ils diffusent à Télé-Québec un faux documentaire-vérité des années 70 intitulé Les rois de la Main qui est extrêmement bien fait et drôle à mort.

Ces courts sketchs mettent en vedette Guy (Anne-Élisabeth Bossé) et René (Sonia Cordeau), deux gais très caricaturaux qui passent leurs journées à boire du café filtre dans un resto brun tout droit sorti d'une pièce de Michel Tremblay.

La façon de tourner ces saynètes, le grasseyement exagéré des personnages et la voix monocorde du narrateur: l'illusion est quasi parfaite. On se croirait vraiment dans une production d'époque de l'ONF ou dans un dérivé du film Il était une fois dans l'Est réalisé par André Brassard. Le dernier segment des Rois de la Main, présenté la semaine passée, a même rendu hommage au court métrage mythique Françoise Durocher, waitress, aussi signé par André Brassard et Michel Tremblay. À quand une version plus longue des aventures caféinées de Guy et René?

Parlant des Appendices, leur productrice Marie Brissette a vendu hier sa compagnie à KOTV, la boîte dirigée par Louis Morissette. Marie Brissette a produit Devine qui vient garder? et Un hiver avec Joël pour Canal Vie, tandis que KOTV manufacture, entre autres, Le Bye Bye, Les détestables, Les gars des vues et C'est ma toune. Marie Brissette, qui s'était associée à Christiane Charette pour la première saison de 125, Marie-Anne, poursuivra son travail de productrice au sein de KOTV.

Salvail encore millionnaire

La troisième édition de Ce soir tout est permis a renoué avec le million lundi soir: 1 108 000 personnes ont syntonisé V entre 20h et 21h. Par contre, le populaire téléroman Yamaska de TVA ne jouait pas et avait été remplacé par Messmer fascine les stars (882 000). À Radio-Canada, L'auberge du chien noir a attiré 730 000 clients.

Toujours lundi, la première de Qui êtes-vous? à la SRC a intéressé 663 000 curieux, selon la firme Numeris.

Dernier truc à propos de Ce soir tout est permis, l'audience du premier épisode est passée de 1 057 000 à 1 341 000 téléspectateurs en incluant les enregistrements. Éric Salvail a ainsi fracassé le record d'écoute de V établi en septembre 2011 par l'adaptation québécoise de The Price Is Right (1 178 000).

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