| Commenter Commentaires (2)

Bénie soit Béa

Sophie Lorain dans Au secours de Béatrice... (Photo: fournie par TVA)

Agrandir

Sophie Lorain dans Au secours de Béatrice

Photo: fournie par TVA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

D'abord, un gros merci à vous, chers lecteurs abonnés à cette chronique. Merci d'avoir insisté pour que soit sauvée Au secours de Béatrice. J'ai rattrapé mon retard cette semaine (quatre heures de télé!) et j'apprécie encore plus cette série de TVA qu'au début de la saison.

Vraiment, cette oeuvre se bonifie de mercredi en mercredi, toujours à 20h. Mes bouts préférés? Les échanges stimulants entre notre Béa préférée (très juste Sophie Lorain) et son psy Monsieur P. (le formidable Gabriel Arcand), qui ne tournent jamais en rond. On aurait pu croire que ces séances, répétées dans chacun des épisodes, finiraient par devenir redondantes, ennuyeuses. Pas du tout.

À chacune de ses rencontres du mardi, Béatrice assemble, sous nos yeux, les pièces du puzzle de son passé, qui s'imbriquent parfaitement aux pièces du puzzle de son présent. C'est très bien joué, tout en retenue et en finesse. Les dialogues qui opposent l'urgentologue et son psychologue ont été écrits avec beaucoup d'acuité.

Toute la démarche de Béatrice en thérapie est, d'ailleurs, parfaitement crédible. Fermée et résistante lors des premières rencontres, Béa a toujours minimisé les conséquences - sur sa propre vie - de la mort de son jeune frère ou du comportement autoritaire de son père Christophe (Robert Lalonde). Lentement, sa carapace rugueuse se fissure et Béatrice plonge plus profond en elle-même. Écrit de cette façon, je sais, ça sonne super cucul, mais ça ne l'est pas.

Au départ, je n'étais pas certain d'aimer ce personnage rétif et imparfait. Trop bête, trop cassante et pas assez empathique, cette Béatrice, me disais-je. Au fil des émissions, j'ai appris à apprivoiser cette femme forte aux yeux de tous, mais extrêmement vulnérable et fragile, finalement.

Dans Au secours de Béatrice, il n'existe pas de personnages secondaires irritants qui nous font sacrer, comme la désagréable (feu) Deborah Mills (Fanny Mallette) dans O'. Le personnel infirmier de Saint-Hippolyte, dont le sarcastique Jean-Gilbert (Stéphan Allard) et l'attachante infirmière-chef Lucie (Marie Turgeon), mériterait plus de scènes. Le petit Zach (excellent Lévi Doré) est hyper touchant. Gin Thouin (Linda Sorgini) aussi. Et que dire de Monique Spaziani, qui joue la codirectrice des urgences avec Béatrice? On voudrait la voir plus régulièrement. Quelle bonne actrice, qui fait aussi partie de la distribution de Vertige, que TVA repasse les jeudis à 21h.

Plusieurs lecteurs - oui, je parle encore de vous - m'ont écrit pour signaler l'abus de scènes où la caméra suit Béatrice Clément - de dos - pendant qu'elle déambule dans les corridors de l'hôpital Saint-Hippolyte. C'est vrai, le réalisateur Alexis Durand-Brault utilise ce procédé régulièrement. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout. Ça devient, en quelque sorte, une signature visuelle de ce téléroman.

Remarquez bien: quand l'action se passe dans l'hôpital, l'image est jaunie, délavée. Quand Béatrice s'assoit dans le cabinet de Monsieur P., c'est lumineux et clair.

Sans Alexis Durand-Brault, la télésérie Au secours de Béatrice ne serait pas aussi captivante. Ce réalisateur inventif tourne des séquences de téléroman comme s'il s'agissait de Grey's Anatomy. La semaine dernière, sa caméra nerveuse n'a pas lâché d'une semelle la jeune interne Véronique (Virginie Ranger-Beauregard) alors qu'elle cherchait son patient partout dans l'hôpital. C'était digne d'une grande production américaine. Au secours de Béatrice est présentement la série la mieux réalisée du petit écran québécois.

Mercredi soir, l'oeuvre de Francine Tougas a de nouveau cultivé son côté E.R. avec l'intrigue haletante des 10 enfants blessés dans l'accident d'autobus. On a également rencontré la fille rebelle de Monsieur P, Éléonore (Marilyn Castonguay), qui vivrait, semble-t-il, presque dans la rue. Lentement, ce mystérieux Monsieur P. révèle, lui aussi, ses petits secrets. Que cache-t-il d'autre?

Et enfin, Béatrice a baissé sa garde et accepté de fréquenter son étudiant, le Dr Olivier-Luc Laveaux (Pierre-Luc Brillant). La scène finale, où les deux s'enlaçaient sous le parapluie, au pied des escaliers, était magnifique. On se serait cru dans une comédie romantique, mais pas dans Toi et moi de la SRC, parce que: a) personne n'a déboulé les marches à la Olivier Guimond; b) aucun des personnages n'a soupiré bruyamment ou fait de crise d'hystérie.

Je lévite

Avec les pubs d'Arctic Gardens

Vos enfants vous mentent? Vous pouvez leur mentir aussi! Les nouvelles publicités de cette marque de légumes surgelés sont extrêmement bien faites, particulièrement celle où la petite Ève s'amuse avec «les dents de sa grand-maman». Le petit Émile qui déchiquette son bulletin est tout aussi rigolo. On ne s'en lasse pas.

Je l'évite

Les pubs de Walmart

Y a-t-il vraiment 58 pas de distance entre l'allée des chaussures et la pharmacie dans tous les Walmart du Québec? Qui les a comptés, hein? Quel mauvais concept publicitaire. Et que dire de la phrase lancée par la comédienne Anne Casabonne à la fin de la réclame: «C'est-tu pas pratique rien qu'un peu: des souliers neufs, ma glucosamine, merci, bonsoir»? Au secours (mais pas de Béatrice)!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer