Les deuils

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Les chaînes de télévision du monde entier étaient braquées hier sur la fusillade à Ottawa. Sur notre photo, des représentants de plusieurs médias filment le départ en ambulance du soldat Nathan Frank Cirillo, atteint mortellement alors qu'il montait la garde au Monument commémoratif de guerre, près du Parlement.

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Vous avez probablement tout vu, tout lu et tout entendu sur la fusillade d'Ottawa. Toutes les chaînes de télévision du monde en entier ont relayé ces images terrifiantes tournées par le reporter Josh Wingrove, du Globe and Mail, où une série de coups de feu a résonné dans les corridors de l'édifice du parlement.

Tout ça paraissait complètement irréel. CNN multipliait les manchettes criardes sur le ou les tireurs du Canada et le journaliste-vedette Wolf Blitzer a même pris l'antenne en après-midi pour la suite des événements dans la capitale nationale.

C'est une chose de voir des rubans de police et des civières roulant vers des ambulances aux gyrophares allumés dans un épisode de The Following ou de CSI. C'en est une tout autre quand ces scènes de violence se déroulent chez nous et sèment la panique d'un bout à l'autre du pays.

TVA et Radio-Canada, de même que leurs petites soeurs LCN et RDI, ont toutes chambardé - avec raison - leur programmation. Comme pour le 11 septembre 2001, c'est la radio qui m'a averti du drame. Catherine Perrin placotait avec Richard Béliveau sur les aliments anticancer (les bleuets et les noix) et, clac, l'animateur Jacques Beauchamp a pris les ondes pour une émission spéciale.

Cette journée a été très longue, alors changeons-nous les idées avec un sujet plus trivial et joyeux, soit le retour de Downton Abbey sur les ondes de Radio-Canada samedi à 20h.

Ça fait longtemps que vous l'attendiez, cette quatrième saison, comme en témoigne la pile de courriels entassés dans ma boîte. Je l'ai vue en entier l'hiver dernier sur les ondes de PBS. Il ne s'agit pas de la meilleure du lot, mais ce soap britannique très sophistiqué demeure un divertissement de grande qualité, malgré quelques épisodes moins bien ficelés.

L'action au château reprend six mois après l'accident fatal - et très mal amené - de Matthew Crawley. Si cette mort a été aussi boiteusement imbriquée dans le scénario, c'est que l'acteur qui incarne Matthew, Dan Stevens, a annoncé à la dernière minute qu'il ne renouvellerait pas son contrat. Il n'y avait donc aucune autre manière élégante et plausible de zigouiller le grand Matthew que dans un accident d'auto.

En Angleterre, la chaîne ITV, qui présente Downton Abbey, a été inondée de lettres de fans enragés par la mort de Matthew, et le comédien Dan Stevens a même dû s'excuser publiquement pour son départ précipité.

Ah oui, un autre personnage du manoir que l'on aime détester, la vilaine O'Brien, disparaît elle aussi du décor luxueux. Ne la cherchez plus: la femme de chambre a bouclé ses valises, en pleine nuit, entre la troisième et la quatrième saison. Officiellement, Mme O'Brien a suivi la famille de Susan MacClare (la mère de Rose) en Inde. Officieusement, l'actrice qui incarne Mme O'Brien, Siobhan Finneran, souhaitait se consacrer à d'autres projets.

Lady Mary, interprétée par Michelle Dockery, est toujours... (Photo: fournie par PBS) - image 2.0

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Lady Mary, interprétée par Michelle Dockery, est toujours incapable de sortir de sa torpeur dans la quatrième saison de Downton Abbey.

Photo: fournie par PBS

De retour à Downton, Lady Mary est incapable de sortir de sa torpeur. Dans les quartiers des domestiques, Thomas reprend ses magouilles, mais sans O'Brien pour l'épauler, il paraît pas mal plus inoffensif. Vous risquez de trouver bien longuet et ennuyeux le triangle amoureux reliant Ivy, Daisy et Alfred. Même chose pour le froid qui s'installera entre Anna et M. Bates, pour une raison (assez terrible) que je ne peux vous révéler. On a souvent le goût de passer ces séquences en accéléré.

C'est également dans cette quatrième saison que le premier personnage noir de la minisérie, un séduisant chanteur de jazz américain, fera son apparition chez les Crawley. Il ne faut surtout pas rater l'épisode de Noël consacré au bal des débutantes de Rose, qui se tiendra à Londres. La mère de Cora, campée par Shirley MacLaine, se déplacera pour cette soirée ultra-mondaine, de même que son frère Harold, interprété par le formidable Paul Giamatti.

Et il reste Edith, la pauvre Edith. Elle en arrachera encore, sur plusieurs plans. La guigne finira-t-elle par lâcher le mouton noir de Downton Abbey? Pas cet automne, en tout cas.

Josélito à Télé-Québec

Après le train qu'il a chauffé à Radio-Canada, l'intervieweur Josélito Michaud s'installe à Télé-Québec dès lundi à 21h pour une série de quatre émissions d'une heure intitulée: La gloire... mais à quel prix?

Huit personnalités québécoises s'y confient sur les effets, positifs comme négatifs, de la célébrité. C'est très bien fait. Dans le premier épisode, Roch Voisine, rencontré par Josélito à Paris, Montréal et Edmundston, parle de son refuge près du lac Champlain, au Vermont, et du sport, qui lui a permis de garder un équilibre dans sa vie. Le chanteur revient aussi sur le fameux «scandale» de la sacoche de son imprésario Paul Vincent au Gala de l'ADISQ en 1993.

Au fil des semaines, Karine Vanasse, Marie-Mai, Jacques Villeneuve, Justin Trudeau, Gilbert Rozon et Gilles Ste-Croix se prêteront au même exercice. À ajouter sur votre liste.

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