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Carrie, reine des drones

Homeland... (PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC)

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Homeland

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La troisième saison de Homeland que relaie présentement Télé-Québec est la moins palpitante et haletante du lot, je vous le concède. La romance impossible entre les deux protagonistes écarte complètement la télésérie de sa mission d'origine, qui est de nous aspirer au coeur de complots terroristes impliquant la CIA et des terroristes barbus. Insérez ici un extrait de jazz angoissant.

Dana Brody, l'ado geignarde, énerve au possible avec ses fugues, ses roulements d'yeux et ses crisettes à répétition. Notre agente bipolaire préférée, Carrie Mathison (Claire Danes), passe trop de temps ligotée sur un lit d'hôpital psychiatrique, gelée aux médicaments et moins sur le terrain. Et Nicholas Brody (Damian Lewis), pauvre Brody, les auteurs ne lui ont pratiquement pas fourni de matériel intéressant. Il fait pitié, Brody, de toutes les façons imaginables.

Mais il faut persévérer. Vous l'avez sûrement constaté à Télé-Québec, Homeland 3 se replace à partir du sixième épisode, quand Carrie croise finalement le terroriste iranien Majid Javadi, et la série s'aligne vers une finale coup de poing.

Il faut également s'entêter pour se rendre jusqu'à la quatrième saison de Homeland, qui a décollé en coup de canon dimanche soir sur les ondes de Super Channel au Canada. N'essayez pas d'acheter les deux premiers épisodes sur iTunes, Showtime force les téléspectateurs à s'abonner à sa coûteuse chaîne spécialisée et ne rend accessible Homeland - légalement - qu'un an après sa diffusion traditionnelle. Résultat: le piratage explose.

Comme une grenade, je vous lance l'avertissement d'usage: si vous n'êtes pas à jour dans vos Homeland, mettez-vous tout de suite à l'abri des éclats d'intrigues qui virevolteront dans les prochaines lignes.

Sommes-nous en sécurité, Langley? Allons-y. La quatrième saison de Homeland repart à neuf et se recentre sur ses grandes forces, soit l'espionnage international, les coulisses de la CIA et les opérations secrètes pour zigouiller les djihadistes.

Carrie Mathison, la Jack Bauer féminine, a été repositionnée au coeur de l'action. La superagente va beaucoup mieux. Elle dirige maintenant la station de Kaboul, en Afghanistan, et contrôle toutes les attaques de drone dans cette région extrêmement volatile. C'est toutefois à Islamabad, au Pakistan, qu'une frappe meurtrière fera escalader les tensions à un niveau extrême.

À ce sujet, la scène où Carrie, Peter Quinn et leur collègue (louche) Sandy Bachman de la CIA se font attaquer en pleine rue rive le téléspectateur à son sofa. Impossible de respirer normalement. Au deuxième épisode, un moment de la vie domestique de Carrie, qui se déroule dans sa salle de bains, a provoqué de houleux débats aux États-Unis sur la santé mentale du personnage, que l'on sait fragile. En parler davantage impliquerait le dévoilement de plusieurs punchs de la série - alors attendons un peu les retardataires, d'accord?

Ce personnage de Carrie Mathison, complexe et difficile à cerner, est formidable. Autant elle est pugnace, loyale et assoiffée de justice à son travail, autant elle est désorganisée et absolument perdue dans sa vie personnelle. Elle n'a pas la fibre maternelle solidement tissée, notre Carrie. Les bébés, dont le sien, la terrorisent. En plus d'être une alcoolique fonctionnelle, Carrie coulerait sans doute le test de base en habiletés sociales.

On dirait quasiment que Homeland 4 a été reconstruit pour qu'une personne n'ayant rien vu des trois premiers chapitres puisse sauter dans cet univers où la paranoïa plane en permanence. Si c'est votre cas, n'hésitez pas une seule seconde avant d'attaquer Homeland. C'est un produit de grande qualité, avec quelques défauts de fabrication, que l'on pardonne facilement, comme on pardonne tous les travers de Carrie. Quand on aime une fois, c'est pour toujours, non?

Deuxième vie pour Apparences?

La captivante série Apparences, qui mettait en vedette les soeurs jumelles Manon et Nathalie Bérubé (Myriam LeBlanc et Geneviève Brouillette) à l'hiver 2012, suscite de l'intérêt de la part de producteurs américains et français.

En effet, la société française Samka Productions, qui baigne beaucoup dans le dessin animé, a acheté une option d'un an pour adapter l'oeuvre télévisuelle créée par le dramaturge Serge Boucher pour Radio-Canada. Samka souhaite refaire la série avec des actrices françaises et tente de vendre le projet à France 2.

Aux États-Unis, la compagnie Intrigue Entertainment de Santa Monica, en Californie, a également conclu une entente avec le producteur d'Apparences, la boîte Pixcom, pour une éventuelle adaptation américaine. La directrice de la création chez Intrigue Entertainment, Kelly Pancho, a aussi signé un contrat avec Fabienne Larouche pour une possible percée de Trauma au sud de la frontière.

«C'est très excitant. Aux États-Unis, le projet de remake d'Apparences est présentement entre les mains d'une ancienne showrunner de CSI, Carol Mendelsohn. L'univers de Serge Boucher est en train d'entrer dans la tête de cette productrice influente», confie le président du groupe Pixcom, Nicola Merola. De bien bonnes nouvelles, tout ça.

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