Shafia, Magnotta et mafia

Mohammad Shafia est emmené au palais de justice... (Photo archives La Presse Canadienne)

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Mohammad Shafia est emmené au palais de justice de Kingston en janvier 2012, suivi de sa conjointe Tooba Yahya et de son fils Hamed.

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Un ex-nageur à la recherche de cannibales en Indonésie. Une tueuse qui pèse une demi-tonne et qui doit absolument maigrir. Une vieille logeuse accro au luxe qui enterre ses locataires dans le jardin. Et un retour sur l'horrible destin de quatre femmes de la famille Shafia.

Vous voyez? La programmation automnale de Canal D, de même que celle de sa petite soeur criminelle Investigation, ne déstabilisera pas les accros aux récits policiers, aux reconstitutions de meurtres crapuleux et aux sordides histoires de détraqués de notre société.

Parlant de fêlés du chaudron, la chaîne numérique Investigation présentera le vendredi 29 août à 20h Luka Magnotta Story: sexe, gloire et meurtre, qui détaille la vie anormale de ce jeune maniaque. Rassurez-vous: aucun extrait de la vidéo du crime barbare commis par Magnotta, dans son appartement miteux de Notre-Dame-de-Grâce, n'a été inclus dans ce film de 60 minutes, produit à Toronto. Le comédien Éric Bernier en assure la narration.

Le dimanche 7 décembre à 19h, Canal D diffusera Dans l'ombre des Shafia, film documentaire de deux heures scénarisé par Michelle Allen et produit par André Dupuy, le duo derrière l'excellente série Un tueur si proche. On y racontera le long parcours de cette famille d'immigrants, de leur vie en Afghanistan et leur installation à Saint-Léonard jusqu'à la découverte des quatre corps dans l'écluse de Kingston. Quel destin atroce.

Dans Body Language de Canal D (début: 7 novembre), le spécialiste en interrogatoire du FBI, Joe Navarro, décortique chacun des mouvements qui trahissent un accusé quand il se fait griller par un enquêteur. Rien de plus révélateur que le non-verbal.

Dans Paradis mortel (le vendredi 29 août à 19h sur Canal D), un épisode reconstituera la mort nébuleuse du boxeur Arturo Gatti dans une chambre d'hôtel au Brésil. Personne ne croit - pas même la police locale - que Gatti se soit pendu avec le sac à main de sa conjointe, Amanda. Mais que s'est-il vraiment passé?

Cyberagressions (le dimanche 31 août, 19h, Canal D) s'intéresse aux prédateurs québécois qui harponnent leurs jeunes victimes sur le web, de même qu'à des justiciers ayant décidé d'attraper eux-mêmes les agresseurs potentiels.

Le chef des libéraux au fédéral, Justin Trudeau, a accepté qu'une petite équipe québécoise filme son entraînement en vue du fameux combat de boxe contre le sénateur conservateur Patrick Brazeau. Vous verrez tous les jeux de coulisse dans God Save Justin Trudeau le 14 décembre à 19h.

Très loin en Indonésie, l'aventurier Guillaume Dulude, ex-nageur maintenant doctorant en neuropsychologie, se met sur la piste des mangeurs de chair humaine dans Cannibale, sang et sortilège, que Canal D a programmé le dimanche 19 octobre à19h. Un documentaire de deux heures qui semble très étrange.

Inquiet que l'oeuvre de son papa soit oubliée, l'humoriste Réal Béland a décidé d'expliquer à ses quatre filles qui était Réal Béland père, alias Ti-Gus. Résultat? Le documentaire Les Réal Béland, rempli d'archives de ce grand comique de chez nous.

Chez Investigation, vous pourrez également voir des émissions aux titres qui dévoilent presque tout tels Portrait de tueur, Disparus, Boston: police d'élite, Obsession: sombres désirs, Mariée à la mafia et Gangsters: les diables de l'Amérique.

C'est dans Meurtre à domicile (dès le vendredi 7 novembre), toujours à Investigation, que vous ferez la connaissance de la propriétaire d'une pension, à Sacramento, qui enterrait ses locataires dans le jardin afin de pouvoir encaisser leurs chèques d'assistance sociale. Charmante dame, n'est-ce pas?

Un Airoldigate payant

Un gros total de 9 personnes ont manifesté lundi soir devant les bureaux montréalais de Canal Vie pour demander le retrait des ondes de l'émission de transformation Quel âge me donnez-vous?, pilotée par Jean Airoldi. Je répète: 9 personnes. On est loin des soulèvements populaires à Ferguson, au Missouri, mettons.

Cette «controverse», qui a profité du creux estival dans les nouvelles plus importantes pour enfler, a toutefois été payante pour Canal Vie. Le premier épisode de Quel âge me donnez-vous?, relayé deux fois lundi, a été regardé par 304 000 personnes. La diffusion de 11h30 a attiré 127 000 personnes, contre 177 000 qui ont visionné l'émission à 22h30. C'est près du double des cotes d'écoute d'une production similaire comme Académie Airoldi.

Au 125, Marie-Anne dimanche soir, Jean Airoldi a eu l'air arrogant et trop sûr de lui dans la défense du concept de son émission. Par contre, chez Catherine Perrin mardi matin, des nuances nécessaires ont été apportées en compagnie de la journaliste Esther Bégin, de la romancière Geneviève Pettersen et de la journaliste Ariane Émond.

Je pense que si Quel âge me donnez-vous? avait été animé par Chantal Lacroix ou Mitsou, les réactions du public auraient été totalement différentes. En distribuant des contraventions de style au fil des ans, Jean Airoldi est souvent perçu comme un «donneur de leçons» plutôt que comme un allié. À l'opposé, Chantal Lacroix est plus bienveillante, plus empathique et opère moins dans la confrontation.

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