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La secte des fumeurs muets

Adaptée d'un roman de Tom Perrotta, la télésérie... (Photo: AP)

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Adaptée d'un roman de Tom Perrotta, la télésérie surnaturelle The Leftovers a comme point d'ancrage un certain 14 octobre où 2% de la population mondiale a disparu sans laisser de traces ni d'indices. Justin Theroux y joue le chef de police d'une coquette ville fictive du nord de l'État de New York.

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Décidément, il ne faut pas s'attendre à obtenir rapidement des réponses aux nuées de mystères qui pullulent dans The Leftovers, la nouvelle série surnaturelle de la chaîne HBO, que Super Écran programmera à la fin de septembre.

Les deux premiers épisodes diffusés jusqu'à présent (les dimanches à 21h sur HBO Canada) ont semé plusieurs histoires très étranges qui poussent chacune de leur côté, sans filiation apparente. Bien sûr, nous découvrirons d'ici deux mois que les racines de ces intrigues s'entrecroisent toutes quelque part. Pour l'instant, les nombreux éléments inexpliqués dans The Leftovers s'empilent à une telle vitesse que l'on se sent perdu.

Confession: si je n'avais pas su qu'un des créateurs de Lost, le brillant Damon Lindelof, bossait sur The Leftovers, j'aurais décroché de ce récit bizarre, lent et peuplé de personnages férocement antipathiques.

Adaptée d'un roman de Tom Perrotta, cette télésérie surnaturelle a comme point d'ancrage un certain 14 octobre où 2% de la population mondiale a disparu sans laisser de traces ni d'indices. Pouf! Des poupons, des handicapés, des mamans, des itinérants, des chiens, Jennifer Lopez, Shakira et même le pape se sont volatilisés sans apparente discrimination. Personne ne sait s'ils ont été tués, s'ils vivent dans une autre dimension ou s'ils ont été kidnappés par des forces extraterrestres. Mystère total. Bref, c'est l'inverse des Revenants, où des morts reprenaient leur vie là où ils l'avaient laissée.

Nous embarquons dans cette dystopie trois ans après le grand départ du 14 octobre. La coquette ville fictive de Mapleton, dans le nord de l'État de New York, se prépare alors à rendre hommage à ses disparus. Le chef de police (Justin Theroux) anticipe de la pagaille, car les membres d'une secte aux principes nébuleux menacent de perturber le dévoilement d'un monument.

La secte en question réunit des agitateurs habillés tout en blanc qui refusent de parler et qui fument des cigarettes à la chaîne. Toujours au rayon des trucs anormaux dans The Leftovers, il y a le gourou Wayne qui guérit les gens en les serrant dans ses bras et qui s'entoure exclusivement de jolies jeunes femmes asiatiques.

Rajoutez au synopsis des cauchemars flyés que fait le chef de police, un assassin de chiens venu d'on ne sait trop où et vous obtenez The Leftovers. À ce moment-ci, le résultat est plus ou moins convaincant. C'est éparpillé et confus. Par contre, c'est assez intrigant pour que je me rende jusqu'au dixième et dernier épisode. Juste pour comprendre ce qui lie la secte des fumeurs muets au gourou câlineur, ça vaut la peine, je pense.

Une chose me chicote, par contre. Le bouquin de Tom Perrotta n'explique jamais la cause de la disparition de 2% de la population mondiale ni ce qui est arrivé aux victimes de ce ravissement à consonance biblique. Le romancier a préféré se concentrer sur «ceux qui restent» et comment ils s'adaptent à leur quotidien post-enlèvement.

Pause, ici. J'espère fortement que les scénaristes de The Leftovers ne suivront pas le livre à la lettre. Car ce serait assez impensable de bâtir une télésérie autour d'un rapt planétaire et de ne jamais en dévoiler la raison. Serait-on en train de nous jouer un autre mauvais tour à la Lost, dont la finale avait été ultra décevante, rappelez-vous?

Si oui, j'aimerais le savoir tout de suite, question d'investir mon temps de télé ailleurs. Il n'y a rien de plus frustrant que de suivre une série avec passion et d'arriver à la fin sans avoir obtenu des réponses à des éléments de base. Sept ans plus tard, j'ai encore les rondelles d'oignon de Tony, Carmela et AJ Soprano en travers de la gorge.

Eugenie, superstar

Eugenie Bouchard a été hyper payante pour RDS. Samedi matin, la chaîne sportive de Bell Média a décroché ses meilleurs chiffres à vie pour un match d'un tournoi du Grand Chelem alors que 717 000 téléspectateurs ont regardé la jeune joueuse montréalaise contre la Tchèque Petra Kvitova. Malgré la défaite d'Eugenie Bouchard en deux sets rapides sur le gazon de Wimbledon, RDS a accaparé 41,1% de parts de marché. Prochain rendez-vous à Flushing Meadows pour le US Open.




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