C'est pas de la tarte!

Après avoir englouti la première émission des Chefs! La revanche, dont la cuisine laboratoire rouvre lundi (20h) à Radio-Canada, j'ai déjà formé mon premier trio de candidats chouchous: Hakim Chajar, Ashley Thornton et Isabelle Deschamps-Plante. Voilà, c'est écrit. Plus question d'effacer et de refaire mon plan de travail.

Je défendrai leurs choix - parfois douteux - de cuire de la laitue iceberg sous vide jusqu'à la fin de la saison, dans 10 petites semaines. Vous verrez: Hakim dirige encore au fouet ses collègues cuistots, mais avec plus de finesse que Gordon Ramsay, cette fois. Hakim l'affirme sans ambages: il participe à cette vengeance gastronomique pour gagner. Ses chances de se coiffer de la toque d'or me semblent très bonnes. Celles de Marjorie Maltais aussi.

La blonde Isabelle est toujours aussi minutieuse, empathique et efficace, tandis que je croise les doigts pour que la timide Ashley puisse enfin cuisiner des pâtes pour les trois juges en chef, soit Jean-Luc Boulay, Pasquale Vari et Normand Laprise.

Cette cinquième saison des Chefs!, qui réunit 12 anciens candidats des éditions précédentes, six hommes et six femmes, décolle à feu assez vif. Séparés en quatre équipes de trois, les concurrents disposent d'une heure et quart pour concocter une entrée au calmar, un plan principal de volaille (c'est le retour du célèbre pigeonneau!) et une tarte Tatin. Et c'est au dessert que le drame alimentaire se joue.

Première observation: il faudrait que Jean-Luc Boulay en revienne de sa satanée tarte Tatin. Pour vrai. Il en fait carrément une obsession dans le premier épisode. Il faut utiliser la poêle de fonte pour la cuire! râle-t-il. Il faut peler tel type de pommes pour la garniture! s'exclame-t-il. On se calme, M. Boulay. Vos protégés sont des professionnels, après tout.

Peut-être pas si pros que ça, finalement. La tarte Tatin, un dessert renversé aux pommes caramélisées, a fait suer à grosses gouttes cette brigade pourtant très étoilée au guide Vézina. Un peu comme le bison Wellington, la salade César, le homard thermidor ou les crêpes des saisons passées. Comme quoi les recettes les plus simples - ou les classiques - sont également les plus faciles à bousiller.

Deuxième constatation: tout le monde respecte bien le produit et personne ne néglige l'assaisonnement. Rien à redire là-dessus. Les trois juges ont visiblement refait leur épicerie de formules-chocs. Pas trop de bave de crapaud dans les assiettes non plus. Par contre, mention d'honneur à l'arrivée en studio des chips de kale, l'aliment fétiche des amateurs de bouffe santé.

Les mordus de cette téléréalité croustillante reconnaîtront rapidement le menu habituel: musique dramatique appuyant les moments de haute cuisson, Daniel Vézina qui tient le chronomètre et Élyse Marquis qui interrompt l'action pour compliquer les épreuves. Ça demeure diablement efficace. Aucun temps mort ici.

Le duel de fin de parcours, mon moment favori des Chefs!, reste super épicé et corsé. Le premier affrontement, assez cruel, merci, fera apparaître un ingrédient ne figurant pas sur la liste officielle des condiments: du sang, qui se répandra sur les légumes que les juges devront inspecter. Oups.

Comme ils évaluent 12 chefs expérimentés, MM. Vari, Laprise et Boulay ne laissent rien passer, particulièrement Jean-Luc Boulay, qui m'a paru plus à pic que ses comparses.

Hakim et Marjorie, très solides, partent avec une longueur d'avance sur leurs collègues, je trouve. Il ne faudrait pas négliger Frédéric Dufort-Béland, celui qui porte des bandanas colorés et qui a fini troisième l'an dernier.

Je ne crois pas que Marie-Pier Morin et Hugo Giroux-St-Jacques, de la première saison, puissent se rendre très loin dans le concours. Même chose pour Constance Tassé-Gagnon et Jonathan Rassi de la saison 3: ils ont l'air de moins bien maîtriser leurs ustensiles que les Ashley et Isabelle, par exemple.

En même temps, tout peut arriver aux Chefs! et la moindre erreur peut déboucher sur une élimination surprise. Maintenant, gare à celui ou celle qui ne saura pas fileter une sardine ou tailler des légumes en paysanne.

***

JE LÉVITE : Avec 22 Jump Street

Comédie pétaradante d'été parfaite avec les inséparables policiers Channing Tatum et Jonah Hill. C'est rempli de clins d'oeil à d'autres superproductions. C'est bourré de références à la culture populaire. Et c'est très bien joué. Restez jusqu'à la fin du générique, qui contient une hilarante dose d'autodérision à propos des suites (infinies) de films à la Rapides et dangereux. Du bien bon divertissement.

JE L'ÉVITE : La chanson Danza de Dominique Hudson

Chères stations de radio de type «adulte contemporain», pourriez-vous cesser de tourner cette ritournelle de Dominique Hudson, qui date déjà de 2012? Por favor. Car, non, Danza ne sera pas le hit de l'été 2014 même si la pièce contient des rythmes casio-cubains et des paroles songées comme «les terrasses sont en feu, on va pouvoir s'amuser un peu».




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