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Moi, Christiane C., animatrice fébrile

Avec l'aide de la scénographe Geneviève Lizotte, Christiane... (Photo: Olivier Jean, archives La Presse)

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Avec l'aide de la scénographe Geneviève Lizotte, Christiane Charette a repensé le décor de 125, Marie-Anne.

Photo: Olivier Jean, archives La Presse

Christiane Charette ne s'est jamais offusquée des commentaires à caractère «esthétique» que ses premières émissions à Télé-Québec ont généré l'an dernier. Les gags à propos du poteau en studio ou les railleries sur sa table de patio, la dame en noir a préféré en rigoler, en toute humilité.

«Tout ce qui se disait, c'était vrai. Je suis allée me coller sur le poteau comme une vraie folle. Si j'avais pu me cacher derrière, je l'aurais fait. Les gens ont ri de nous très gentiment. C'était sympathique. En faisant de la télévision, tu t'exposes à ça, tu n'as pas le contrôle. Et c'était déjà beau qu'ils parlent de nous», m'a confié Christiane Charette dans une longue entrevue accordée à l'intérieur du 125, rue Marie-Anne, l'atelier d'artiste de son amoureux, Israël Charney, qui lui sert de studio de télé pendant tout l'été.

Dimanche à 21h, toujours en direct sur Télé-Québec, Christiane Charette placotera avec l'écrivain français Édouard Louis (l'auteur d'En finir avec Eddy Bellegueule), Louis-José Houde, Adib Alkhalidey, Fatima Houda-Pepin et sa fille Tamy Emma Pepin, Gabriel Nadeau-Dubois ainsi qu'avec le chanteur Éric Goulet, qui offrira une prestation country. Vous reconnaîtrez à peine ce nouveau 125, Marie-Anne, complètement repensé.

D'abord, bye-bye la fameuse table de pique-nique en teck: elle est retournée sur la terrasse des Charette-Charney. L'animatrice vient de recevoir sa nouvelle table (noire, bien sûr) fabriquée sur mesure pour faciliter les échanges entre tous les invités.

Ensuite, près de 150 petites lampes ont été accrochés sur les murs gris de l'atelier, le sofa défoncé - et destiné aux invités - a été jeté à la poubelle, et le mobilier pour asseoir le public a été entièrement renouvelé. Potin plateau ici: les fauteuils viennent en fait de chez IKEA.

Afin de mieux exploiter visuellement son espace de travail, Christiane Charette a communiqué avec le metteur en scène Pierre Bernard, ancien directeur artistique du Quat'Sous, qui l'a dirigé vers la scénographe Geneviève Lizotte, une des proches collaboratrices de Pierre Lapointe. Résultat? Un décor beaucoup plus épuré et convivial.

«L'an passé, l'espace était assez brut. Nous avions gardé beaucoup d'objets du lieu, dont la chaloupe en bois d'Israël, que nous avons sortie du studio», indique Christiane Charette, qui produit elle-même le 125, Marie-Anne, sans la collaboration de Marie Brissette (Les appendices).

Pour son retour au petit écran, avec à peu près le même budget que l'an dernier, Christiane Charette affronte cependant un adversaire très robuste, qui dévaste tout sur son passage depuis un mois: le Canadien de Montréal.

Elle aussi, comme bien des Montréalais, a succombé à la fièvre des séries éliminatoires. «Quand c'est rendu que je regarde le hockey, ça veut dire que tout le monde le regarde», constate Christiane Charette.

À quatre jours de la première d'une série de 15 émissions de 90 minutes, la dame en noir se sent fébrile et se lève beaucoup plus tôt qu'à l'habitude. Selon ses propres mots, «l'adrénaline est dans le tapis».

Pour s'aérer l'esprit, elle marche sur le mont Royal et écoute Runaway de Kanye West. La version de huit minutes, précise-t-elle. «Pour la note, le beat et l'énergie. Ça me fait du bien. J'aime la musique répétitive», ajoute Christiane Charette.

Contrairement à plusieurs membres du showbiz québécois qui carburent à ce type d'attention, Christiane Charette souffre toujours quand les caméras se braquent sur elle. Tout un paradoxe. «Ça me confronte, car je suis un peu complexée, timide et recluse. La télévision me permet de sortir de ça», dit-elle.

Christiane Charette, qui suit religieusement plusieurs talk-shows québécois, dont Deux hommes en or, Pénélope McQuade et Tout le monde en parle, en plus de ceux sur les chaînes américaines, aimerait mener davantage d'entretiens en anglais, même si ça passe plus ou moins bien avec le public francophone.

L'an dernier, sa rencontre avec George Stroumboulopoulos l'a galvanisée. «L'anglais, c'est quelque chose que j'ai appris à travers Israël», poursuit-elle.

Nouveauté au générique du 125, Marie-Anne cette année: vous verrez apparaître un nouveau titre, soit celui de «muse». C'est Sophia Borovchyk, scénariste de Prozac à V et ex-participante de La course destination monde, qui en a hérité. Depuis plusieurs mois, Sophia Borovchyk épaule l'animatrice dans diverses tâches.

Décidément, Christiane Charette ne fait rien comme les autres. Et c'est parfait comme ça.




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