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Brasse-camarade chez Les jeunes loups

L'auteur Réjean Tremblay admet que le «traitement des... (Photo: fournie par TVA)

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L'auteur Réjean Tremblay admet que le «traitement des Jeunes loups est un peu gros, mais la trame scénaristique est solide».

Photo: fournie par TVA

Ça barde dans Les jeunes loups, autant devant que derrière les caméras. Après la fille de Réjean Tremblay, Roxanne Tremblay, qui réclame 50 000$ à son célèbre père, voilà que la productrice de la télésérie-vedette de TVA, Josée Vallée, a été écartée hier matin par la société qui l'emploie, Attraction Images.

Du brasse-camarade, en voulez-vous, en voilà. Selon mes informateurs, le tournage des Jeunes loups, fait dans l'urgence et l'empressement, n'a pas été de tout repos. Une source bien branchée ajoute même «que la production a été slaque». De quelle façon? Érik Canuel, qui a réalisé les cinq premiers épisodes, a rapidement défoncé les budgets, plaçant le réalisateur des cinq derniers épisodes, Jean-Claude Lord, dans une situation inconfortable.

«Je savais qu'il y avait eu des dépassements de coûts importants dans le premier bloc. Je me suis fait couper des journées de tournage et rajouter des scènes. Je n'avais plus de marge de manoeuvre. Ç'a été un tournage difficile. C'était laborieux. J'ai essayé de raconter l'histoire le plus simplement possible. Et j'ai essayé de limiter les dégâts», confie Jean-Claude Lord.

Jean-Claude Lord devait également respecter le style de réalisation implanté par Érik Canuel afin que les téléspectateurs ne détectent aucune cassure entre les deux moitiés de la série. «Je me suis senti un peu prisonnier et coincé», avoue Jean-Claude Lord.

Érik Canuel, qui tourne actuellement deux épisodes de la série internationale Transporter au Maroc, a lui aussi trouvé l'expérience des Jeunes loups éprouvante. «Ce projet-là est parti sur les chapeaux de roues. Le budget n'était pas bouclé et il fallait qu'on commence à tourner des choses qui coûtent très cher. C'était difficile, mais j'ai eu du fun quand même. Le texte était très ambitieux par rapport aux moyens financiers», détaille Érik Canuel.

Le réalisateur de Bon Cop, Bad Cop ajoute: «Ça m'étonne qu'ils aient demandé à Jean-Claude Lord de faire la suite. On a tellement des styles différents.»

Joint hier, Réjean Tremblay a dit souhaiter ardemment que Jean-Claude Lord se réinstalle derrière la caméra pour la deuxième saison des Jeunes loups. Tremblay et Lord collaborent depuis l'époque du premier Lance et compte, au milieu des années 80. «Oui, ça me tente de revenir, mais à certaines conditions. À l'âge que j'ai, ça ne me tente plus de me faire chier», répond Jean-Claude Lord avec la franchise qu'on lui connaît.

Réjean Tremblay admet que le «traitement des Jeunes loups est un peu gros, mais la trame scénaristique est solide». L'auteur et journaliste chez Québecor aimerait-il collaborer de nouveau avec Érik Canuel? Ou souhaiterait-il confier la réalisation des 10 épisodes des Jeunes loups 2 à Jean-Claude Lord? «Honnêtement, quand un réalisateur amène 1,6 million de téléspectateurs, c'est difficile de ne plus travailler avec lui. On fait de la télévision pour les gens d'abord et avant tout», indique Réjean Tremblay.

Le président d'Attraction Images, Richard Speer, a parlé hier d'une séparation à l'amiable avec sa productrice Josée Vallée, qui a aussi bossé sur Tout sur moi, Nos étés et La vie, la vie.

De son côté, Josée Vallée n'a pas voulu commenter nos informations. Dans la dernière année, elle a mené trois grosses productions de front: La vie parfaite, Les jeunes loups et La galère.

L'auteure Renée-Claude Brazeau a tiré un trait sur La galère l'automne dernier. Et Radio-Canada n'a pas renouvelé la comédie La vie parfaite pour une deuxième saison. «C'était, entre autres, pour une question de cote d'écoute. La direction croit pouvoir obtenir de meilleurs chiffres avec un nouveau projet. Nous, on sort de là la tête haute. On n'a pas l'impression d'avoir fait quelque chose de mauvais», explique le coauteur de La vie parfaite, Daniel Thibault.

J'insiste ici: La vie parfaite, avec une moyenne de 773 000 téléspectateurs, a été écartée de la grille horaire de Radio-Canada. Imaginez la pression qui pèse sur Série noire, dont le dernier épisode n'a été vu que par 310 000 curieux, en comparaison avec 1 199 000 qui ont opté pour Les jeunes loups à TVA.

Intense Yamaska

On ne croyait pas que les auteurs Anne Boyer et Michel d'Astous iraient jusque-là dans leur histoire. Arrêtez de lire si vous ne faisiez pas partie des 1 237 000 personnes rivées devant Yamaska lundi soir.

C'est bon? Alors, oui, Rachel (Nathalie Mallette) s'est suicidée et ce drame a été traité de façon franche et sensible. «Beaucoup de familles sont frappées à plusieurs reprises par ce fléau et nous voulions montrer que les endeuillés peuvent faire quelque chose. Nous préparions cette histoire-là depuis un an, car il fallait avertir la comédienne [Nathalie Mallette]. Ce n'était pas le téléphone le plus agréable à faire, mais elle l'a appris à l'avance», explique Michel d'Astous.

Par ailleurs, Anne Boyer et Michel d'Astous ont avisé TVA qu'ils mettraient fin à Yamaska au printemps 2016 après sept saisons à l'antenne. Le prolifique duo planche déjà sur un nouveau suspense psychologique, qui ne se déroulerait pas dans le milieu policier. «On a le goût de changer un peu. Au niveau du look, ça ressemblera plus à Nos étés. Et l'intrigue sera plus proche de Broadchurch que de celle du Gentleman», complète Michel d'Astous.




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