Visages familiers, sauvetages forcés

La comédienne Julie Ménard poursuit son rêve de... (Photo: fournie par TVA)

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La comédienne Julie Ménard poursuit son rêve de devenir chanteuse en participant à La voix. Pour sa part, Éric Lapointe (à gauche) perd souvent au jeu de la séduction contre son voisin Louis-Jean Cormier.

Photo: fournie par TVA

Beaucoup de visages connus, dimanche soir, lors du troisième volet des auditions à l'aveugle de La voix à TVA. D'abord, la pétillante Éléonore Lagacé, 16 ans, fille de la soprano Natalie Choquette et soeur de l'auteure-compositrice-interprète Florence K, a conquis bien des coeurs avec sa version énergique de Something's Got a Hold On Me d'Etta James.

Elle est craquante, cette Éléonore - sosie de Karine Vanasse -, avec sa bonne humeur contagieuse et son talent indéniable, qu'elle n'a certainement pas hérité du voisin. Vous avez peut-être vu Éléonore Lagacé dans la saison actuelle de 30 vies à Radio-Canada. Elle y joue l'élève et musicienne douée Marie Haddad.

Dimanche soir, les yeux d'Éléonore brillaient quand Louis-Jean Cormier, son idole, s'est retourné pour elle. Charmant moment de télé.

Puis, surprise, la comédienne Julie Ménard, vue dans LOL, La promesse et (feu) Caméra café à TVA, a voulu, pour ses 40 ans, poursuivre un vieux rêve de devenir chanteuse. Un geste courageux. Elle a interprété Une sorte d'église de Daran, une pièce peu connue et pas évidente à bien rendre.

Julie Ménard a fait partie de la vague de sauvetages à l'arraché qui se produisent quand aucun fauteuil ne se retourne, mais qu'un coach enfonce son bouton rouge, à une seconde de la fin de la prestation, pour s'assurer que le candidat atterrisse dans son équipe. C'est Isabelle Boulay qui a ainsi empêché Julie Ménard de rentrer bredouille.

Éric Lapointe, qui perd souvent contre Louis-Jean Cormier pendant les opérations de séduction des candidats, semble avoir adopté cette technique de secourisme in extremis. Le rockeur a, de cette façon, récupéré Philippe Touzel, 23 ans, l'ancien Phen de la téléréalité Phénomia à Vrak.TV en 2003, dont la relecture de What Goes Around... Comes Around de Justin Timberlake n'avait pas ensorcelé les trois autres entraîneurs.

Éric Lapointe a aussi repêché Emmanuelle Duval-Auger, 28 ans, avec cette tactique un peu désespérée: en cognant à la toute fin sur le champignon quand personne d'autre ne l'avait fait.

J'ai senti une pointe d'irritation chez Éric Lapointe par rapport à son voisin de chaise, Louis-Jean Cormier, souvent choisi avant lui par les participants. Lapointe a même dit au chanteur de la formation Karkwa: «Si tu te vires, moi, je ne me vire plus, ça ne vaut pas la peine.»

Secouée par le football à RDS (607 000) et CTV (490 000), la téléréalité La voix a tout de même dominé l'écoute du dimanche soir avec ses 2 250 000 accros, en baisse d'environ 400 000 adeptes par rapport à la semaine passée.

Du côté de Tout le monde en parle, vu par 940 000 fidèles, soit une chute de plus de 400 000 téléspectateurs, j'ai bien aimé l'autodérision du chanteur James Blunt, dont l'ego a gardé des proportions normales malgré son succès planétaire. Certains artistes québécois devraient s'inspirer de cette modestie rafraîchissante.

Le compte Twitter du créateur de You're Beautiful, où il répond avec beaucoup d'humour à ses détracteurs, est ultra divertissant.

Le segment consacré à l'itinérance a également été fort éclairant et pertinent.

Au Super Bowl, le talentueux Bruno Mars a livré un spectacle dynamite qui a duré 14 minutes top chrono. Et le croisement avec Give It Away des Red Hot Chili Peppers a été habilement amené.

Par contre, il faut l'admettre, la venue de Bruno Mars était moins prestigieuse ou glamour que celle d'une Beyoncé ou d'une Madonna.

Un Tou.TV payant?

Les rumeurs galopent dans les corridors de la grande tour du boulevard René-Lévesque, me rapportent des taupes bien fouineuses. Radio-Canada se préparerait, aussi rapidement qu'au printemps, à lancer son propre service de télé payante afin de concurrencer des marques établies comme Netflix et le Club illico de Vidéotron.

Le service de base de Tou.TV demeurerait gratuit, ne hurlez pas tout de suite, mais pour avoir accès à des trucs exclusifs ou des avant-premières, l'utilisateur devrait débourser une somme qui ne devrait pas dépasser une douzaine de dollars par mois.

Au Canada, Netflix facture 8$ par mois et l'ajout du Club illico gonfle votre facture mensuelle de 10$.

Chez Vidéotron, le Club illico offre à ses membres la primeur sur certains titres comme la télésérie américaine Le dôme (version française d'Under the Dome) ou la minisérie policière Mensonges, mettant en vedette Éric Bruneau et Fanny Mallette.

Le problème de ce futur Tou.TV payant? Le remplir de contenu québécois. Quelles émissions Radio-Canada pourrait-elle offrir en supplément à ses clients afin de les inciter à piger davantage dans leur portefeuille? Pas évident à dénicher.

Lundi, la SRC a répondu ceci à nos questions sur la création d'un Netflix du service public: «Radio-Canada étudie présentement des scénarios visant à faire évoluer la plateforme Tou.TV.»

Bref, ça s'en vient sur un écran près de chez vous.

Après presque un an d'activité, le Club illico compte près de 60 000 abonnés payants et a généré plus de 11 millions de visionnements. La série fantastique Le dôme a, à elle seule, engendré 350 000 visionnements.




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