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Des dragons encore meilleurs

Les cinq dragons de la deuxième saison, Gaétan... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Les cinq dragons de la deuxième saison, Gaétan Frigon, Alexandre Taillefer, Danièle Henkel, Serge Beauchemin et François Lambert, offrent, jusqu'à maintenant, de bons moments de télévision.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Quel est votre dragon préféré? La suave Danièle Henkel, qui a changé ses lunettes signature, a été ma patronne chouchou l'an passé. Elle demeure toujours aussi empathique et pertinente, mais Alexandre Taillefer, le président du conseil d'administration du Musée d'art contemporain de Montréal, a gagné énormément de points en deux petites semaines à l'antenne.

Le départ de Dany Vachon et de Normand Legault, surnommés «les dragons éteints», a été bénéfique pour l'émission de Radio-Canada, car les deux recrues ont rapidement pris leur place et forcé les trois vétérans à être plus féroces, plus mordants et plus rapides à déposer leurs offres.

Pour les téléspectateurs, c'est du bonbon de les voir se relancer et argumenter entre eux. Par contre, l'animosité (vraie ou fausse?) entre François Lambert et Danièle Henkel m'apparaît surjouée. Ce n'est pas nécessaire d'en mettre autant.

Jusqu'à présent, cette deuxième saison de Dans l'oeil du dragon surpasse la première. Le montage est beaucoup moins hachuré et l'animateur, Paul Houde, explique clairement les règlements, ce qui dissipe toute forme de confusion sur la marche à suivre dans l'émission.

Le décor a été dépouillé et ne ressemble plus à un endroit où l'on se rend pour faire changer ses pneus d'hiver à rabais. Jolie amélioration. Des effets musicaux à la Lost ont aussi été rajoutés pour accentuer le suspense. Attention de ne pas trop en abuser, par contre.

Les propositions d'affaires ont été sélectionnées avec plus de sérieux, je trouve. Il n'y a rien de trop farfelu ou de complètement excentrique. Des situations qui enrageaient Gaétan Frigon en 2012 et qui lui ont régulièrement fait dire que «c'était ridicule, ridicule».

Cette année, même quand le projet semble vraiment bizarre, comme le bidet révolutionnaire présenté lundi soir, il en ressort quelque chose de très étonnant. Le divertissant propriétaire de Bid'eau Matic, Jules Allard, a finalement vendu son brevet pour 50 000$ et a quitté le studio le sourire aux lèvres.

Dans les deux premières heures, plusieurs inventions intéressantes ont défilé dans nos téléviseurs, dont les livres Phil & Sophie, le jeu pour apprendre l'espagnol Hola Clara ou les plats de la cuisine de Bouddha. Danièle Henkel s'est même acheté un salon de soins d'esthétique pour hommes, le Mann, qui loge dans l'hôtel Delta, tout près de la Place des Arts, à Montréal.

À l'opposé, difficile de craquer pour la Zone confort, un affreux bidule qui te défigure une piscine le temps de dire «je passe». La mascotte du Caddy Plus a fait éclater de rire Alexandre Taillefer, qui devrait faire breveter son expression «parachute ascensionnel».

Serge Beauchemin possède aussi cette qualité télévisuelle importante: il s'exprime clairement et va droit au but, sans détour. J'aime sa franchise et sa générosité.

Avec raison, le cas le plus médiatisé a été celui des fondateurs du site web Publimaison.ca, soit le couple de Québec formé par Mary-Line Genest et Pascal Bergeron. Impossible de les oublier. Surtout elle avec sa voix grinçante et son ton sec de maîtresse d'école. «Vous n'avez pas besoin de me crier après, mademoiselle», a même dû l'avertir Alexandre Taillefer quand la pression montait.

Comment Marie-Lyne a-t-elle pu refuser le coup de pouce de quatre dragons? Nous avons quasiment eu droit à une chicane de couple alimentée par l'intransigeance de cette Marie-Lyne.

«Tu m'en voudras pas? Tu me feras pas coucher sur le divan?», a demandé Marie-Lyne à son conjoint devant les caméras. Ces deux-là auraient fait un cas d'étude en or pour La télé sur le divan de Rose-Marie Charest.

Fort Boyard, prise deux

Vous vous souvenez des énigmes du père Fouras? De la grande Félindra qui tournait la tête de tigre? Du nain Passe-Partout qui récoltait les clés? Des participants hystériques qui se remplissaient les poches et la camisole de pièces d'or?

Tout ça reviendra dans nos plasmas la saison prochaine, car TVA a confirmé hier la résurrection du célèbre jeu d'aventures Fort Boyard, qui a fait crier de peur une ribambelle de vedettes québécoises de 1993 à 2001. En fait, tous les personnages et les animaux mythiques du fort ressusciteront, sauf le père Fouras, qui a été écarté de cette nouvelle mouture.

Les futures émissions se tourneront en juin dans cet îlot de pierres grises qui s'élève au large de La Rochelle, en France. Le nom de l'animateur (ou de l'animatrice) n'a pas été dévoilé hier. Guy Mongrain et Marie-Soleil Tougas ont longtemps été associés à cette production.

Six équipes joueront dans chacune des émissions. Et une équipe se composera de deux personnes du public jumelées à deux artistes connus. Pour vous inscrire, visitez le site web de TVA. Prenez votre temps, mais faites ça vite.

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Commentaires (2)
    • Les Quebecois se contentent de peu...Les dragons n'arrivent meme pas a la cheville du dragon's den ou du Shark tank....mais quand on est ne pour un petit pain,on regarde pas en dehors du village et on se dit qu'on est les meilleurs...

    • J'aime bien la manière que prend monsieur DUmas prend pour s'exprimer, bravo!

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