Radio-Canada largue son Bye Bye

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Hugo Dumas
La Presse

C'était écrit dans le ciel (et dans La Presse au début du mois): Radio-Canada raye le Bye Bye 2009 de sa programmation du 31 décembre. Ce n'est donc pas une grande nouvelle qui a été claironnée hier après-midi, finalement.

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La directrice de la télévision française, Louise Lantagne, a confirmé hier qu'il n'y aurait pas de Bye Bye.

Photo: Radio-Canada

C'est plutôt Guy A. Lepage et Dany Turcotte qui défonceront la nouvelle année, dans une version allongée de Tout le monde en parle comme celle - fort distrayante - qu'ils ont concoctée l'an passé. La soirée télé du 31 décembre débutera à 19 h avec une édition de 60 minutes d'Et dieu créa Laflaque, suivie de la traditionnelle revue de fin d'année d'Infoman. À 21 h, pause pour Le Téléjournal et début, à 21 h 30, de ce Tout le monde en parle, qui s'éteindra quelques minutes après les 12 coups de minuit. Rebecca Makonnen accueillera ensuite Mes Aïeux dans son Studio 12 pour continuer la fête.

Évidemment, le message décodé hier se lit comme ceci: encore ébranlée par les controverses générées par la revue de fin d'année de Véronique Cloutier et Louis Morissette, la SRC passe son tour et débranche son Bye Bye. Absolument pas, tranche la directrice de la télévision française de Radio-Canada, Louise Lantagne, mitraillée de questions au sujet du «fiasco» du Bye Bye 2008.

«Ça n'a pas été un fiasco. Il y avait des numéros très réussis. Et 4,5 millions de cotes d'écoute, c'est énorme, détaille-t-elle. Et Louis et Véro se sont autoflagellés sur la place publique.»

Louise Lantagne insiste: «Ça n'a rien à voir avec la controverse.» Permettez-nous d'en douter fortement, mais bon. Radio-Canada a d'abord voulu réembaucher les gars de Rock et Belles Oreilles pour le Bye Bye 2009, mais leurs agendas débordaient déjà. Les recherches n'ont pas été poussées plus loin. «C'est sérieux, faire un Bye Bye. Ça prend des gens chevronnés. Et ça ne veut pas dire qu'il n'y aura plus jamais de Bye Bye», a précisé Louise Lantagne.

Pour (enfin) clore le chapitre, Guy A. Lepage a glissé: «Le Bye Bye, ce n'est pas une opération très rentable. C'est une chose prestigieuse, mais qui ne rapporte pas vraiment d'argent. Tout le monde en parle rapporte des millions à la société d'État.»

En conférence de presse, hier après-midi, un mantra radio-canadien jouait en boucle: «Nous avons décidé de miser sur des valeurs sûres.» La SRC a trouvé «extraordinaire» l'édition de Tout le monde en parle du 31 décembre 2008, où 25 invités (dont Jean Charest et Pauline Marois) ont trinqué au Nouvel An. Vrai, l'émission a été extrêmement divertissante et très bien ficelée. Une formule similaire reviendra donc.

Toutes les marionnettes de Serge Chapleau apparaîtront dans la spéciale du 31 décembre d'Et dieu créa Laflaque, avec pour thème la fin du monde. «On venait juste de finir la marionnette de Denis Coderre et, une heure après, il démissionne. On va s'en servir quand même», assure Serge Chapleau, le créateur de Gérard. Quant à Infoman, pas trop de modifications à une recette qui régale ses fans depuis neuf ans.

Parlant de Tout le monde en parle, la première de la saison a intéressé 1 203 000 téléspectateurs. Critique éclair: Diane Dufresne et Marc Labrèche ont été épatants. J'ai cependant trouvé que les animateurs avaient été trop tendres et doux avec Évelyne Audet, dont Call-TV a joué des mauvais tours à des milliers de téléspectateurs cet été. La défense d'Évelyne («moi, je n'étais que l'animatrice, je n'ai fait que mon travail») ne tient pas la route. Comment peut-elle se déresponsabiliser aussi facilement?

L'émission championne de la guerre du dimanche a été, sans surprise, Le banquier spécial hockey avec ses 2 437 000 fans. À Radio-Canada, Découverte a captivé 659 000 personnes et Et dieu créa Laflaque les a presque toutes retenues à son antenne (651 000).

Pour ceux qui se posent la question, c'est l'humoriste Marie-Michèle Garon qui prête sa voix à la nouvelle marionnette de Louise Harel. Vraiment, elle est excellente. Sur V, le jeu Devine combien je gagne a rivé 291 000 amateurs devant leur poste de télé.

Samedi soir, la première d'En direct de l'univers de France Beaudoin a récolté une audience évaluée à 538 000 téléphiles. Un très bon décollage.

Le jet reste à Dorval!

Un espion fouineur nous avait averti: le jet privé qui a été montré à 1 662 000 téléspectateurs dimanche soir n'a pas servi à transporter en République dominicaine les sept nouvelles candidates d'Occupation double 6 de TVA. C'était de la frime, de la poudre aux yeux. Complètement.

Devant les caméras, les filles ont pourtant bel et bien grimpé à bord du rutilant appareil, mais une fois à l'intérieur, coupez! Elle ont toutes été éjectées, ont repris leurs bagages et sont montées à bord d'un vol régulier d'Air Canada. Oups. Pas mal moins glamour comme moyen de transport. Et mettons que la portion «réalité» du terme «téléréalité» prend ici une solide débarque, n'est-ce pas?

TVA a confirmé hier que le jet privé n'a jamais décollé de l'aéroport de Dorval et que les candidates ont voyagé comme monsieur et madame Tout-le-Monde sur une ligne commerciale. «Le jet faisait partie de la mise en scène. C'était pour les besoins de la télé», admet la porte-parole du réseau, Nicole Tardif. Utiliser l'appareil aurait coûté au minimum 60 000 $, en comparaison avec sept billets achetés en classe bétail. Faites le calcul.

 

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