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Quand la course goûte le gâteau au chocolat

Benoit Gagnon a repris du service au volant... (Photo : Bernard Brault, La Presse)

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Benoit Gagnon a repris du service au volant après avoir eu la frousse de sa vie à Mont-Tremblant en 2007. «Quant tu y goûtes, tu en redemandes», affirme l'animateur à la radio et à la télé qui porte les couleurs de Lombardi Honda en courses de soutien du Grand Prix du Canada sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Photo : Bernard Brault, La Presse

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François Gagnon
La Presse

Sa Honda Fit n'a rien à voir avec les Red Bull, Lotus et autres Ferrari qui survoleront le circuit Gilles-Villeneuve en fin de semaine. Mais quand Benoit Gagnon se glissera derrière le volant de sa sous-compacte musclée aux stéroïdes et qu'il rivalisera d'adresse ou de courage avec ses adversaires en classe B-Spec aujourd'hui à 15h30 et demain à 9h, il aura un large sourire accroché au visage.

«La course, c'est comme un gros morceau de gâteau au chocolat avec un bon verre de lait. Quand tu y goûtes, tu en redemandes», m'expliquait Benoit Gagnon avant d'aller en piste hier matin.

Benoit Gagnon s'offre un deuxième service cette année. Le cousin - parce que, oui, Benoit est mon cousin - revient à la course après une pause de quelques années. Pause qui a rassuré pas mal de monde dans la famille. Car en 2007, sur le circuit du Mont-Tremblant, il s'est offert une bonne frayeur... et en a donné une plus grosse encore au reste de la famille.

Arrivé à fond la caisse dans une courbe mal négociée au volant de sa Honda, Benoit a effectué une série de tonneaux. Sept au total. «Après deux, j'avais arrêté de compter, mais le conducteur de la remorqueuse venu me sortir les avait comptés», se rappelait-il hier matin.

S'il s'en était tiré avec plus de peur que de mal, le cousin n'avait pu complètement chasser les séquelles de son embardée. «De retour à Tremblant, deux semaines plus tard, je m'étais dit qu'il fallait absolument que je repasse à fond dans le virage pour chasser mes doutes. Je suis arrivé dans la courbe le pied dans le fond. Mais même si je me disais «Go! Go! Go! Garde le pied bien enfoncé», il levait tout seul. Comme si mon corps avait enregistré ce que j'avais vécu et qu'il prenait les moyens pour ne pas que ça arrive encore.»

Équipe Lombardi

Sept ans plus tard, le pied restera bien au fond. Car bien plus que les souvenirs de cet accident, son titre de recrue de l'année (2006) au Championnat canadien Honda-Michelin et les nombreux plaisirs que lui offrent la course ont incité le cousin à retourner en piste. Un retour orchestré par Tony Lombardi qui l'a réinséré dans son écurie.

Histoire de maintenir la tradition amorcée par son père Iberato, un mécanicien qui avait la tête et les mains dans les moteurs sept jours sur sept, le propriétaire du concessionnaire Lombardi Honda gère une équipe comptant quatre pilotes et une vingtaine de personnes. Des mécanos de son garage, des mécanos de fin de semaine, de simples mais dévoués passionnés de voitures et de course, comme on en retrouve dans toutes les courses de soutien qui combleront les pauses entre les sorties des bolides de Formule 1 en fin de semaine.

Outre Benoit, l'équipe Lombardi compte sur les pilotes Benjamin Distanlo, chef et gérant de l'écurie, et Jeremi Daniel. Distanlo et Daniel - voitures 6 et 26 - roulent en Super Class au volant de Civic équipées de suspensions spéciales, de freins renforcés, de moteurs de 300 chevaux afin de les propulser à des vitesses atteignant 230 km/h. C'est 100 km/h de moins que les vitesses de pointe des F1, mais c'est vite quand même. Assez pour se faire très mal en cas de perte de contrôle!

Michel Dulong - voiture no 16 - concourt en série Super Touring, et Benoit - voiture no 20 -, en série B-Spec, la plus timide du groupe.

«On arrive quand même à 190 km/h au bout des lignes droites», insiste le pilote, qui est avant tout animateur à la radio et à la télé, mais aussi restaurateur.

Papillons dans l'estomac

Ce n'est pas seulement la griserie de la vitesse qui a ramené Benoit Gagnon à la course. Mais tout ce qui l'entoure. Et je ne parle pas ici du faste des paddocks. Même s'il s'y sent très bien également...

«J'adore les batailles en piste, les dépassements et la sensation plaisante de savoir que tu complètes un bon tour. J'aime moins l'autre sensation de savoir que tu te plantes. Car tu le sais rapidement. Mais ce que j'aime le plus, ce sont les papillons qui te tournent dans le ventre lors du tour de chauffe, de la formation de la grille, puis l'attente du drapeau vert. Ça, c'est une sensation formidable. En plus, ici à Montréal, la course de samedi va suivre la qualif des F1. Celle de dimanche va précéder les essais matinaux. Quand on va arriver au départ, les puits vont grouiller d'activité. Je sais que j'aurai les yeux attirés par les bolides, les pilotes et toute l'effervescence associée à la grande course. C'est vraiment magique pour ça, Montréal», témoignait Benoit, qui disputera aussi deux autres courses plus tard cet été au Grand Prix de Trois-Rivières.

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Commentaire (1)
    • J'aimerais avoir tous les talents comme Benoit !

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