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Dire qu'on doutait de Crawford et d'Emery...

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Les gardiens Ray Emery (à gauche) et Corey Crawford, des Blackhawks, font taire les critiques depuis le début de la saison.

Photos Jim Young, Reuters

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François Gagnon
La Presse

(Chicago) Corey Crawford et Ray Emery n'ont pas grand-chose en commun. Malgré ses 28 ans, Crawford a encore des airs du jeune ado bien sage qui a grandi dans le «West Island». De deux ans son aîné, Emery a des allures de dur avec sa collection de tatouages qui recouvrent sa peau basanée et son surnom «Razor» qui n'a rien de rassurant. Le premier répond aux questions avec un large sourire accroché au visage. Plus ténébreux, le deuxième affiche un brin de réserve dans chacune de ses réponses.

Malgré ces différences, Crawford et Emery partagent une caractéristique qui les unit depuis le début de la saison alors que plusieurs observateurs autour de la LNH les qualifiaient de maillons faibles des Blackhawks de Chicago.

Si les éloges tombaient en cascades dans les analyses sur l'entraîneur-chef Joel Quenneville, sur le leadership du capitaine Jonathan Toews, sur Patrick Kane, catalyseur de l'attaque dévastatrice des Hawks, et sur le duo de défenseurs Keith-Seabrook, peut-être le meilleur de la LNH, des doutes se glissaient dans les conversations dès qu'il était question des deux gardiens.

«Je n'ai jamais vraiment prêté oreille à ces commentaires», m'a assuré le gardien québécois après sa victoire de 4-3 aux dépens du Wild du Minnesota, mardi.

«Avec tout ce que j'ai traversé comme épreuves au cours de ma carrière et tout ce que j'ai entendu comme critiques, ça fait longtemps que je suis imperméable à tout ça», a renchéri Emery.

Je ne sais pas si Crawford et Emery sont aussi imperméables aux critiques qu'ils le prétendent. Ce qui est évident, c'est qu'ils ont pris les moyens pour dissiper tous les doutes à leur endroit. Pour faire taire tous leurs dénigreurs.

Responsables de la séquence historique des Blackhawks au même titre que le reste de leurs coéquipiers, Crawford (21) et Emery (20) avaient collectivement accordé moins de buts que 14 gardiens de la LNH depuis le début de la saison avant les matchs d'hier.

Ce n'est pas rien!

Si Crawford était deuxième dans la LNH grâce à une moyenne de 1,53 et une efficacité de 94%, Emery était toujours invaincu (9-0) avant le match d'hier.

«J'ai connu de très bons moments à Ottawa avec les Sénateurs. Les blessures (hanche) m'ont ensuite compliqué la vie», a convenu Emery, qui a touché le fond du baril dans la KHL où il s'est exilé en 2008-2009 avant d'amorcer son retour dans la LNH avec les Flyers de Philadelphie et les Ducks d'Anaheim en faisant la navette entre les grands clubs et les clubs-écoles.

«C'est une grande source de satisfaction et de fierté de me retrouver ici, avec une si bonne équipe, et d'obtenir les résultats que nous obtenons après tout ce que j'ai traversé. Mais on est encore loin du but», a ajouté Emery.

Loin de s'offusquer des présences régulières de son adjoint devant le filet, Corey Crawford assure tirer le maximum de cette situation. «Comme tous les gardiens, je veux jouer le plus souvent possible. Mais quand on regarde notre équipe, c'est la contribution de tous les gars qui explique nos succès. Si c'est vrai à l'attaque et à la défense, c'est vrai aussi devant le but», a lancé Crawford.

En passant, Crawford est le premier gardien des Hawks, depuis Ed Belfour, à avoir signé deux saisons consécutives de 30 victoires.

Comment les Hawks composent-ils avec les décisions difficiles de préférer Crawford un soir, Emery un autre?

«Le calendrier nous aide beaucoup. Le talent et les performances des deux gardiens nous aident aussi», a répondu Joel Quenneville en assurant n'avoir aucune crainte d'envoyer l'un ou l'autre dans la mêlée.

«Nous avons un plan global d'utilisation de nos gardiens. Un plan qui est revu régulièrement en fonction des performances des gars et des analyses de Stéphane [le Québécois Stéphane Waite est l'entraîneur des gardiens] et des autres adjoints. J'ai aussi mon mot à dire, mais disons qu'avec un duo de cette qualité, je n'ai pas à prendre de décisions intuitives. Le calendrier, les performances et le bon sens dictent mes choix», a conclu Quenneville.

Comme c'est le cas avec toutes les stratégies des Hawks cette année, celle qui dicte la sélection des gardiens semble fonctionner à merveille.




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