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Ça puait le je-m'en foutisme!

Thomas Hickey, des Islanders de New York, a... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Thomas Hickey, des Islanders de New York, a mis la touche finale en prolongation à la remontée de son équipe qui tirait de l'arrière 3-1 en milieu de deuxième période.

Photo Bernard Brault, La Presse

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François Gagnon
La Presse

Officiellement, le Canadien a perdu en prolongation. Dans les faits, il a perdu en fin de deuxième période.

Après un premier tiers presque trop facile au cours duquel il avait marqué presque autant de buts (2) qu'il avait accordé de tirs à ses adversaires (3), le Tricolore menait alors 3-1. Le David Desharnais qui s'était hissé au rang de meilleur centre du Canadien l'an dernier venait d'offrir un deuxième but à Max Pacioretty. Même Erik Cole semblait avoir des jambes. Brandon Prust venait de jeter les gants devant Jeff Finley, un monstre de 6'8, en guise de réplique à une mise en échec par-derrière aux dépens de Lars Eller. Le Canadien maîtrisait complètement la situation. Inversement, les Islanders jouaient mal. Ils donnaient raison à tous ceux qui croyaient dur comme fer que si les Flyers les avaient massacrés 7-0 lundi soir après avoir été muselés par le Canadien (4-1) deux jours plus tôt, les Islanders s'amenaient au Centre Bell par principe. Pour se faire battre.

À ce moment, à ce moment précis, le Canadien a cessé de jouer - de jouer comme il doit le faire pour gagner.

L'intensité, la vitesse, les épaules, tout a baissé.

Bien qu'ils soient mauvais, les Islanders comptent malgré tout sur quelques excellents joueurs. Tavares, Moulson, Bailey, avec Streit et Visnovsky aux points d'appui, l'ont prouvé avec un but en attaque massive. Bof! C'était pas grave. Coupée à un but, l'avance semblait encore confortable. Après tout, ce n'étaient que les Islanders.

Des Islanders que le Canadien a bêtement laissés jouer encore en troisième. Quand Frans Nielsen a nivelé les chances, je vous jure qu'on avait senti ce but venir comme une grosse bête puante qui s'amène les soirs de vidanges dans notre quartier. Sauf qu'au lieu de sentir le diable, ça sentait le je-m'en-foutisme dans le camp du Canadien. Une odeur bien plus désagréable, si vous voulez mon avis. Une odeur qui empestera le vestiaire encore ce matin. Si j'étais Michel Therrien, j'emprisonnerais cette odeur dans un bocal que je lancerais comme une bombe entre la deuxième et la troisième période la prochaine fois que le Canadien profitera d'une avance après 40 minutes. Peut-être que ça évitera une autre catastrophe comme celle d'hier.

Cela dit, à la place de Michel Therrien, la prochaine fois que mon équipe profitera d'une attaque massive à quatre contre trois en fin de match, j'enverrais P.K. Subban sur la patinoire. Encore hier, pour la deuxième fois si je ne me trompe, il l'a gardé au banc au profit de Brian Gionta, qui s'est retrouvé à la pointe. J'adore Gionta, sa combativité, son leadership. Mais à quatre contre trois, ça prend un gars capable de tirer à la pointe. Et à ce jeu, Subban est bien meilleur que son capitaine.

Le tout soumis respectueusement. Bien sûr!




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