Bergevin sur la route

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En attendant la fin du conflit dans la LNH, le directeur général du Canadien Marc Bergevin voyage aux quatre coins de la planète hockey.

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François Gagnon
La Presse

Si les voyages rendent heureux et gardent jeunes, Marc Bergevin doit sourire du matin au soir et être sur le point de retomber en enfance.

Après avoir remodelé de fond en comble l'organigramme hockey du Canadien, embauché Francis Bouillon, Brandon Prust et Colby Armstrong à titre de joueurs autonomes, et assuré l'avenir de Max Pacioretty à Montréal, le nouveau directeur général du Canadien passe beaucoup de temps sur la route.

Depuis le 15 septembre, Bergevin a dormi moins souvent dans son appartement du Vieux-Montréal que dans des petits hôtels et à sa résidence familiale à Chicago. Résidence où vivent toujours la femme de Bergevin et leurs enfants qui, à moins d'un revirement inattendu, viendront le rejoindre à Montréal l'an prochain seulement.

Bergevin multiplie en voiture de location les kilomètres partout sur la planète hockey qu'il sillonne pour analyser la qualité du jeu des espoirs du Canadien et de joueurs susceptibles d'être repêchés par le Tricolore.

«J'aimerais mieux m'occuper du grand club. Mais pour le moment, je m'occupe de l'avenir de notre équipe. Je ne sais pas encore quand le conflit sera réglé et quels seront les paramètres de la nouvelle convention. Je sais toutefois que le repêchage et le développement seront aussi importants qu'avant. Peut-être même plus», lance le nouveau directeur général du Canadien, en gardant les yeux sur la route et les mains sur le volant.

Dix jours pour s'entendre avec P.K.

Bergevin comble la solitude et les heures de déplacement de conversations avec ses dépisteurs et Sylvain Lefebvre, entraîneur-chef des Bulldogs, club-école du Canadien à Hamilton.

Bergevin jongle aussi avec le dossier de P.K. Subban. Le seul dossier qu'il n'a pas réglé avant le décret du lock-out qui paralyse la Ligue nationale depuis près de deux mois.

«Je n'ai pas le droit de parler à P.K. ou de négocier avec son agent [Don Meehan], mais je réfléchis souvent à ce dossier», a reconnu Bergevin.

Un dossier qu'il sera urgent de régler dès l'instant où Gary Bettman et son rival Donald Fehr s'échangeront la poignée de main qui mettra fin au conflit. Une fois le lock-out terminé, la saison du Canadien et des 29 autres équipes de la LNH se mettra en branle une dizaine de jours plus tard.

«Je n'ai aucune raison de croire que P.K. raterait le début de la saison pourvu qu'il respecte les règles salariales de l'équipe. Nous offrons à P.K. le même cheminement qu'ont suivi Carey [Price] et Max [Pacioretty], qui sont deux autres piliers de notre organisation», a insisté Bergevin.

Avant de signer des contrats à long terme (39 millions pour six ans dans le cas du gardien et 27 millions pour six ans dans celui de l'attaquant de puissance), Price et Pacioretty ont signé des ententes de deux ans d'une valeur de 5,5 millions et de 3,25 millions.

Lorsque le lock-out a été décrété le 15 septembre dernier, Subban refusait l'offre de deux ans d'une valeur oscillant autour des 9 millions que lui proposait le Canadien.

«Ce n'était pas l'argent qui faisait défaut, mais la durée du contrat. Le Canadien est campé sur sa position. On respecte ça. Mais en même temps, les comparables jouent en faveur de P.K. quand on considère les sept ans [38,5 millions] accordés à Tyler Myers à Buffalo et les six ans [23,8 millions] consentis à John Carlson à Washington», m'a expliqué plus tôt cette semaine Bob Perno, un des agents de l'écurie de Don Meehan.

«Nous ne sommes pas obligés d'imiter ces équipes, a soutenu Bergevin. Nos partisans tiennent à P.K., nous tenons à P.K. et P.K. tient à rester à Montréal avec le Canadien. Tout est en place pour que nous nous entendions avant le début de la prochaine saison. Attendons d'abord la fin du conflit. D'ici là, il est impossible de faire quoi que ce soit.»

Galchenyuk et les autres

Lorsque je lui ai parlé mercredi, Bergevin s'apprêtait à assister à deux rencontres consécutives à Ann Arbor, au Michigan, où les équipes des États-Unis, de la Finlande, de la Suède et de la Suisse s'affrontent dans le cadre d'un tournoi réservé aux joueurs de moins de 18 ans.

Ses adjoints Larry Carrière et Scott Mellanby de même que le vétéran dépisteur Frank Jay l'attendaient.

Pendant ce temps, Rick Dudley et Trevor Timmins amorçaient une tournée en Europe, alors que Martin Lapointe et Patrice Brisebois poursuivaient leurs visites auprès des jeunes de l'organisation.

Bergevin s'offre le loisir de débarquer où il le veut, quand il le veut tout en profitant de l'effet de surprise. Il s'est offert quelques matchs d'Alex Galchenyuk, premier choix du Tricolore l'été dernier (troisième sélection), depuis le début de la saison. Le jeune Américain n'a pas déçu son patron en fin de semaine dernière en lui offrant huit points en deux matchs.

«On ne s'est pas trompés avec lui. C'est un vrai joueur. Un gars qui aura sa place au sein de nos six premiers attaquants. Ça dépasse les points qu'il récolte. Il a la vision, l'attitude, la volonté pour réussir», a assuré Bergevin mercredi.

À défaut d'y être pour suivre le Canadien, le directeur général du Canadien sera au Centre Bell ce soir pour le match opposant les Bulldogs au Crunch de Syracuse, nouveau club-école du Lightning de Tampa Bay.

Bergevin sera ensuite à Victoriaville demain et à Québec dimanche. Il ira faire un tour à Hamilton au début de la semaine avant de se rendre à Chicoutimi, jeudi et vendredi, pour terminer sa semaine à Shawinigan samedi et à Québec le dimanche 18 novembre.

Et le 19? «Je ne sais pas encore. Peut-être que le conflit sera réglé», a conclu Bergevin, qui pourrait alors troquer les voitures de location pour les vols nolisés.

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