Sur les verts en attendant le feu vert...

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François Gagnon
La Presse

Regroupés autour des voiturettes à bord desquelles ils allaient parcourir les allées du très chic et très beau club de golf Royal Montréal, les golfeurs présents au tournoi annuel du Canadien étaient bien plus préoccupés par le froid et le vent automnal que par l'absence des joueurs du Canadien.

Ça ne veut pas dire que les gens d'affaires qui avaient versé chacun 2500 $ pour prendre part à ce tournoi fort couru n'auraient pas aimé partager leur voiturette avec Carey Price, P.K. Subban, Eric Cole, Max Pacioretty, Brian Gionta, David Desharnais, Francis Bouillon ou un autre joueur actif du Tricolore.

Ça non!

Mais les Guy Lafleur, Guy Carbonneau, Vincent Damphousse, Henri Richard et autres anciens appelés en renfort par Geoff Molson et les organisateurs de cet événement ont assuré la relève.

Sans rien enlever aux joueurs de soutien du Tricolore, une journée en compagnie de «Flower» ou de l'un ou l'autre des anciens capitaines présents hier représente un retour sur l'investissement de beaucoup supérieur à une ronde passée en compagnie de Ryan White ou de Petteri Nokelainen.

Surtout que Lafleur était en grande forme. Il se préparait à célébrer son 61e anniversaire de naissance. Fidèle à sa réputation de lancer des déclarations suaves même si elles écorchent parfois le Canadien au passage, Lafleur s'est permis d'offrir une solution toute simple au conflit qui oppose la LNH à ses joueurs. «Qu'ils fassent comme dans un divorce: qu'ils séparent 50-50», a lancé Lafleur en parlant du partage des revenus au centre du conflit.

L'avenir lui donnera peut-être raison.

L'entraîneur des défenseurs du Canadien, Jean-Jacques Daigneault, a... (Photo: André Pichette, La Presse) - image 2.0

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L'entraîneur des défenseurs du Canadien, Jean-Jacques Daigneault, a dit aimer la personnalité de P.K. Subban.

Photo: André Pichette, La Presse

Daigneault: fan de P.K.

À défaut de pouvoir échanger avec P.K. Subban, les nombreux fans du flamboyant défenseur présents hier pouvaient se rabattre sur celui qui le dirigera alors que Jean-Jacques Daigneault faisait sa première sortie officielle à titre d'entraîneur des défenseurs du Tricolore.

S'il a parfois dû se présenter - un exil de près de 12 ans et quelques mèches grises lui permettent, pour l'instant, de passer incognito - Daigneault a affronté plusieurs questions hier. Deux revenaient toutefois plus souvent que les autres: combien de temps durera le conflit et sera-t-il en mesure de composer avec P.K.?

«Cette question semble préoccuper tout le monde. Je n'ai qu'une réponse à offrir: j'aime la personnalité de P.K.. J'aime même son arrogance. Un joueur est mieux d'en avoir que de ne pas en avoir du tout. Je lui ai parlé à quelques reprises cet été, et j'ai hâte de le côtoyer sur la glace», lance Daigneault qui était pourtant un défenseur effacé alors qu'il portait les couleurs du Canadien.

«J'étais effacé oui, mais j'ai toujours mis en pratique une directive de Jacques Lemaire qui m'a appris à ne jamais être satisfait de mon jeu. «Si tu es satisfait, accroche tes patins» qu'il me disait quand je suis arrivé à Montréal. J'ai toujours appliqué ce conseil. Je l'ai inculqué aux jeunes défenseurs de l'organisation des Rangers - Daigneault était adjoint avec le club-école des Blue Shirts dans la Ligue américaine lors des cinq dernières saisons - et je vais faire la même chose lorsque nous pourrons enfin commencer à travailler. Avec tous les atouts qu'il a et la façon dont il joue, un gars comme P.K. atteindra un autre niveau de jeu. C'est aussi vrai pour les autres membres de notre brigade défensive, une brigade dont j'aime la mobilité», m'a assuré Daigneault, croisé après sa ronde de golf.

Quant à la durée du conflit, celui qui était représentant des joueurs du Canadien en 1994-1995 lorsqu'un lock-out a amputé la saison de 32 parties nage dans les spéculations.

«J'espère seulement que ça se réglera plus vite que plus tard. Car, au même titre que les partisans, nous avons hâte de reprendre le travail afin de rebondir après la saison difficile de l'an dernier. Même si je travaillais pour les Rangers, je me tenais au courant de ce qui se passait à Montréal. Comme ancien Canadien, ce n'était pas évident de voir ce qui arrivait. Je ne sais pas quand ça se réglera, mais dès qu'on aura le feu vert, on sera prêt», a ajouté Daigneault.

Le Canadien est déjà prêt. Ou à peu près. Après avoir passé l'été à mettre son système en place, Michel Therrien, avec la complicité de ses adjoints, dresse présentement différents scénarios afin de maximiser un éventuel camp d'entraînement dont personne ne connaît encore la durée.

Mission accomplie

Grâce à la présence de Guy Lafleur et de plusieurs anciens, grâce aussi à l'entrée en scène de nouveaux membres de l'état-major comme Jean-Jacques Daigneault, l'absence des vedettes actuelles du Canadien n'a pas entraîné la commotion anticipée par certains.

La Fondation du Canadien pour l'enfance, dont le tournoi avec ses profits annuels oscillant autour du demi-million de dollars est la principale source de financement, n'a d'ailleurs essuyé aucune demande de remboursement.

«Nous étions prêts à faire face à de telles demandes. Un client nous a appelés pour poser quelques questions, mais il est présent aujourd'hui. C'est ce qui compte le plus. La Fondation compte sur la grande générosité de tous nos clients et grâce à eux nous pourrons malgré tout encore cette année venir en aide à des jeunes qui en ont vraiment besoin», assurait Robert Sirois, qui a cédé la présidence de la fondation du Canadien à Pierre Boivin.

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