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Le troublant retard du Québec

Seulement 23,3% des 25-64 ans détiennent un diplôme... (Photo archives La Presse)

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Seulement 23,3% des 25-64 ans détiennent un diplôme universitaire au Québec, contre 28,8% pour l'Ontario.

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Alain Dubuc
La Presse

Il y a des choses qui sont difficiles à comprendre. Comme le rapport des Québécois à l'éducation, plus particulièrement l'éducation supérieure. En principe, on trouve ça important, on en parle, on a consacré un sommet sur la question, on a lancé des chantiers et tout le tralala.

Mais dans les faits, sur le terrain, nous sommes loin d'être un modèle. Le Québec est nettement en dessous de la moyenne canadienne pour la proportion de diplômés universitaires.

Et pourtant, coup sur coup, deux importantes enquêtes viennent nous redire à quel point l'éducation est une priorité incontournable, pour l'économie, pour la société dans son ensemble, et surtout, pour ceux et celles qui poursuivent leurs études.

Mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques, l'OCDE, publiait une énorme brique de 440 pages, Regards sur l'éducation, insistant sur le fait que dans cette période de crise, l'éducation pouvait être une planche de salut contre le fléau du chômage.

Au Canada, selon l'OCDE, chez les jeunes de 25 à 34 ans, le taux de chômage de ceux qui avaient fait des études supérieures n'était que de 5,4%, contre 8,1% pour les diplômés du secondaire, et 15,5% pour les sans diplôme. Cela se double aussi d'un écart salarial important. Ceux qui ont fait des études supérieures gagnent 40% de plus que ceux qui ont un diplôme de secondaire. Le slogan québécois des années soixante, «Qui s'instruit s'enrichit», est toujours vrai!

Le lendemain, mercredi, Statistique Canada publiait le volet de son «Enquête nationale auprès des ménages» de 2011 - la version tronquée du recensement dont a accouché le gouvernement Harper - portant sur le travail et l'éducation. Le message est le même que celui de l'OCDE. Plus on est éduqué, mieux on est traité sur le marché du travail. Au Canada, en 2011, le taux d'emploi de ceux qui sont allés à l'université est de 81,6%, contre 55,8% pour ceux qui n'ont aucun diplôme. L'écart est même un peu plus grand au Québec: 81,8% contre 53,9%.

Avec des chiffres pareils, on aurait pu s'attendre à ce que les Québécois, de surcroit encouragés par des frais de scolarité plus bas qu'ailleurs au Canada et des programmes de prêts bourses plus généreux, se bousculent littéralement aux portes de nos institutions d'enseignement supérieur. Eh bien non.

L'enquête montre que pour la population des 25-64 ans, le pourcentage des détenteurs d'un diplôme universitaire est de 23,3% au Québec. C'est derrière la moyenne canadienne de 25,8%, et sérieusement derrière le taux de diplomation universitaire ontarien, qui atteint 28,8%. Le Québec est au cinquième rang, derrière aussi la Colombie-Britannique, l'Alberta et la Nouvelle-Écosse. Ça n'a rien de glorieux pour une société qui mise sur l'économie du savoir.

Bien sûr, cet écart reflète en partie les retards dont souffrait le Québec il y a une génération ou deux. On le voit quand on regarde ce qui arrive avec les plus jeunes, les 25-34 ans, dont la fréquentation universitaire est plus élevée que chez leurs aînés. Le pourcentage de ceux qui ont un diplôme d'études supérieures atteint 29,87%.

Mais on assiste au même phénomène dans l'ensemble du Canada, où la diplomation est aussi en hausse chez les plus jeunes, pour atteindre 31,9% et même 35,4% en Ontario. L'écart du Québec avec le Canada et l'Ontario se rétrécit un peu, mais pas beaucoup. Le Québec reste aussi derrière la Colombie-Britannique, 32,7%, mais dépasse légèrement l'Alberta, à 29,3%.

En somme, le Québec, qui compte moins de diplômés universitaires que les autres provinces urbanisées, ne fait pas le rattrapage accéléré qu'il devrait faire. Après avoir pris des bouchées doubles au moment de la Révolution tranquille, le Québec a choisi de faire une pause, qui dure depuis trop longtemps.

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Commentaires (57)
    • Ayant moi même un diplôme de génie, je constate parmi les jeunes québécois que je connais il existe beaucoup de paresse intellectuelle . Comme plusieurs jeunes ils choisissent les arts et lettres au Cégep parce que plus facile et ils n'ont pas à étudier les sciences et mathématiques qui pour eux exigent trop de travail. Le goût de la facilité et de s'envoyer en l'air avec un joint.

    • Lettre ouverte de Jacques Parizeau (2008): Le gâchis scolaire
      .
      http://fr.canoe.ca/archives/infos/general/2008/09/20080911-083058.html

    • @ Samounet
      .
      Alors informez-nous si Dubuc le fait mal. Dites-nous seulement une chose et restons au Quebec, laissons faire le ROC: POURQUOI les jeunes anglophones et allophones du Quebec sont plus diplomes que les jeunes francophones du Quebec. C est d une tristesse inouie.
      .
      J en perd mes accents sur le clavier...

    • Un autre mensonge à la Dubuc! Chapeau monsieur, vous êtes le roi de la désinformation!

    • @ Mesala qui demande: «A quoi bon de faire des études lorsqu'un emploi de simple commis à SAQ avec un secondaire V paye autant qu'un ingénieur?»
      -------
      Pour l'honneur.
      Pour écrire sans fautes.
      Pour se faire une bonne tête.
      Pour se former un bon jugement.
      Pour étendre nos connaissances générales.
      Pour savoir que l'Argentine est en Amérique du Sud et non pas en Europe.
      Pour arrêter de dire quand kon, une escalier, une hôpital et une grosse autobus.

    • Au Québec, chez trop de gens l'instruction est vue comme une perte de temps. Faut pas le dire... on risque de passer pour des Québec haters.
      .
      Parlez à ceux qui travaillent dans les écoles primaires et secondaires. Demandez-leur quelle est la proportion des élèves qui sont vraiment travaillants pour voir. Comparez les résultats des élèves d'écoles anglophones et ceux des écoles francophones... PARIZEAU lui-même a déjà abordé ce sujet il y a quelques années. La diplomation des élèves anglophones est de beaucoup supérieure à celle des élèves francophones.
      .
      Une des meilleures écoles secondaires publiques du Québec: école secondaire St-Luc dans l'Ouest de Montréal. QUI va à St-Luc? Des élèves issus de plus de 100 nationalités différentes ainsi qu'une poignée de "Canadiens-français". Les professeurs sont issus à la fois des deux milieux (francophone et allophone).
      .
      Chuuuut. Faut pas le dire. Vive le déni... E la nave va, comme dirait Fellini.

    • @mlektra "Et les diplomés du CEGEP eux ça ne compte pas ??"
      Oui, ça compte mais pas à titre universitaire.

    • A quoi bon de faire des études lorsqu'un emploi de simple commis à SAQ avec un secondaire V paye autant qu'un ingénieur?
      L'intérêts pour les études diminue en fonction de tous les programmes des gouvernements pour venir aux malchanceux .
      En bref, on récompense la paresse et on taxe l'effort. Il ne faut pas s'étonner que personne ne veut plus ce forcer puisque le gouvernement maman veille sur ces petits.

    • Et les diplomés du CEGEP eux ça ne compte pas ??

    • Peut-on se comparer en fonction de la possession d'un diplôme ? Je ne le crois pas.
      La culture est...culturelle. Elle produit ce que le milieu admire et veut.
      Certains considèrent la culture comme un ensemble de connaissances touchant un maximum de sujets : les arts, les sciences, la philosophie, entre autres.
      D'autres visent essentiellement la spécialisation dans un domaine donné, professionnel et monétairement payant, quitte à exclure la "culture" proprement dite.
      Avec des connaissances pointues et une compétence reconnue dans leur domaine, ils peuvent ignorer ce qui distingue une personne "cultivée" selon d'autres, et même n'écrire que difficilement sans fautes.
      La seconde catégorie est à mon sens majoritaire en Amérique du Nord. Mais elle est compensée, spécialement au Québec, par une liberté d'éducation qui favorise l'originalité et la créativité. Ce qui se démontre par la moisson de talents qui se manifestent.
      Toute opinion est sujette à des préjugés. Il n'y a pas de règles absolues.
      Et rappelons-nous que les diplômes ne sont qu'une étape dans le parcours d'apprentissage. Ils ne valent que dans la mesure où ils sont validés par le travail.
      Quant à la "culture" disait-on, elle est ce qui reste plus tard, quand on a beaucoup oublié !
      Georges LeSueur

    • il faut améliorer le primaire et le secondaire avant tout.

    • D'après Eurostats, l'Allemagne est 18ème sur 27 en terme de proportion de 30-35 ans avec un diplôme d'étude supérieur. Etrange paradoxe pour une économie qui se veut la première puissance d'Europe. Enfin c'est un paradoxe si on prend l'approche simpliste de M. Dubuc. Une approche plus élaboré montre que l'Allemagne est en pointe en terme de formation professionnelle, ce qui n'est pas comptabilisée comme un diplôme universitaire.
      L'éditorialiste André Roy avait même fait un papier lors du printemps érable pour expliquer que c'est élitiste de vouloir voir tout le monde aller à l'université et ainsi délaisser les formations professionnelles. Ironiquement il appelait ça la fable égalitariste.
      http://blogues.lapresse.ca/edito/2013/02/23/universite-la-fable-egalitariste/
      Comme quoi, quand le but est de suivre une orientation politique, on peut tout dire et son contraire.

    • Correction sur le lien concernant la population au 01/01/2013:
      http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a26?lang=fra

    • Tant qu'à jouer avec les chiffres, admettons que toutes les personnes en études post-secondaire au 23/01/2013 (collèges et universités du Québec ET de l'Ontario) passent leurs diplômes respectifs, comparé à la population de ces 2 provinces au 01/01/2013, et bien nous obtenons:
      Québec: 6.21 % de la population aux études (3.56 % université seulement)
      Ontario: 5.61 % de la population aux études (3.57 % université seulement)
      Troublant retard ????
      Sources:
      Population au 01/01/2013: http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/educ71a-fra.htm
      Effectifs post-secondaire au 23/01/2013: http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/educ71a-fra.htm

    • Certains préféreraient parler d'études post secondaires au lieu d'universitaires pour gonfler la situation et atténuer la réalité que l'éducation n'atteint pas un très haut degré dans notre échelle de valeurs. Certains mentionnent que "nous ne sommes pas pire que"... être pas pire est très loin de l'excellence. Des certifications, toutes les provinces en accordent et elles n'entrent pas dans le calcul des diplômés universitaires; alors, pourquoi ce serait différent pour nous?
      Notre système d'études est de 6 ans au primaire et de 5 ans au secondaire, plus deux ans de CEGEP, ce qui fait 11 2= 13 ans, pour pouvoir entrer à l'université. En Ontario, la formation va de la première à la douzième année donc il faut 12 ans pour l'obtention de la qualification qui permet d'entrer à l'université. Un étudiant qui est passé par le CEGEP au Québec est-il mieux préparé que l'ontarien, après 12 ans? Il n'est pas question ici du temps effectif nécessaire pour un ontarien ou pour un québécois afin que s'ouvre la porte de l'université. L'étude dont il est question ici analyse le pourcentage d'obtention d'une formation universitaire dans chacun des cas.
      Si après 12 ans de préparation, 28,8% des ontariens obtiennent une qualification universitaire, normalement, après une plus longue préparation, 13 ans, nous devrions être plus que 23,3% à obtenir la même qualification. C'est un retard troublant en effet.

    • « Avec des chiffres pareils, on aurait pu s'attendre à ce que les Québécois, de surcroit encouragés par des frais de scolarité plus bas qu'ailleurs au Canada et des programmes de prêts bourses plus généreux, se bousculent littéralement aux portes de nos institutions d'enseignement supérieur. Eh bien non. » (Alain Dubuc)
      -- -- --
      Donc, ce n'est pas une question de sou et redonc, c'est autre chose.
      Mais pour ce qui est de la conclusion, c'est toujours la même chose : les Québécois souffrent d'immobilisme (« le Québec a choisi de faire une pause, qui dure depuis trop longtemps. » A.D.)
      -- -- --
      M. Dubuc, puisque ici il est question de diplomation universitaire, vous pourriez m'expliquer comment vous parvenez, à partir d'une approche qui relèverait de la pensée propre à celle que favorisent des études universitaires, pour comparer le Québec au RoC?
      Selon vous, en Ontario et ailleurs au Canada c'est comme ça et nécessairement qu'au Québec ça devrait comme ça itou.
      Je regrette mais votre approche repose sur la simplicité intellectuelle qui n'a rien d'universitaire.
      Cette manie qui consiste à comparer le Québec au RoC avec tous ces événements qui ont lourdement marqué la réalité sociétale québécoise des 40/50 dernières ne tient pas la route.
      Mais pour vous, tout ce qui importe est le « rattrapage accéléré » et que le Québec se doit d'être en tous points semblable au RoC.
      Sapristi! Mais le Québec des 40/50 dernières nous a justement démontré qu'il était différent du RoC. Me semble que ça ne prend pas des études universitaires pour comprendre cette réalité. Et comme le Québec est différent du RoC,nécessairement qu'on assiste à des manifestations qui confirment cette réalité.
      Entéka, chus comme tanné de me faire dire que je suis en mode pause. Parce que, hein, quand on s'évertue à toujours répéter les mêmes rengaines, genre « les Québécois souffrent d'immobilisme », on découvre alors des gens qui refusent de s'élancer sur la voie du changement.
      Daniel Verret nadagami

    • Eh Bien M.Dubuc, ce texte ne me surprend pas de vous...vous avez toujours été un des meilleurs pour faire du Bashing-Québec!!!...
      ...À la lecture des commentaires, vous voyez bien que votre 'analyse' ne tient pas tout à fait la route...Lire Cégep versus 'collleeeges'...
      ...Vous commencez la préparation du retour du Parti Libéral autant à Québec qu'à Ottawa pour les prochaines élections et vous en jubilez, pour ne pas dire autre chose!!!
      ...Un Conseil: changez-donc votre nom pour Allan Dubuc's...se sera plus franc!!!

    • Voici un bel exemple de désinformation à la Dubuc.
      Sa mission est vraiment de détruire le Québec en manipulant de fausses statistiques .Vraiment pathétique de lire de telles faussetées.

    • Avec une tarification universitaire aussi basse, le Québec devrait très certainement obtenir de meilleurs résultats. Plusieurs lecteurs mentionnent les Cégeps québécois : c'est un bon point, mais il faut aussi considérer que la très grande majorité des programmes de formation professionnels offerts aux Cégeps sont, dans les autres provinces, offert dans des collèges privées. Il est donc normal que les Cégeps ne soient pas considéré dans l'équation.

    • 50 ans après la révolution tranquille, nous avons 40% de décrocheurs. Pas de quoi se péter les bretelles. Est-ce la même proportion dans les pays de l'Ouest ? Si on avait moins de décrocheurs on aurait peut-être plus d'universitaires ?

    • @seb.b et piedoq
      Bien que le systême d'éducation soit différent au Québec, le reste du Canada possède lui aussi des collèges où l'on donne des programmes techniques.

    • C'est un peu troublant de voir qu'un de nos intellectuels (A. Dubuc), par l'entreprise d'un de nos medias important (La Presse), puisse passer du temps a écrire un tel article.
      Comparer le Québec et l'Ontario sur les études post-secondaires, c'est comme comparer la température entre le Québec et la Floride. Avez-vous songé au fait, M. Dubuc, que plusieurs jeunes Québecois graduent du CÉGEP avec des techniques. Des techniques en Génies Civil, Mécanique. Graduent du CÉGEP avec des diplômes pour être infirmieres. En Ontario, il faut absolument passer a l'université pour avoir quelque chose de valide. Et ne m'apportez pas le commentaire du genre: Le CÉGEP offre des diplômes de pietre qualité. C'est faux. Étant ingénieur moi-même, je ne peux qu'applaudir le talent des jeunes techiciens en génie. Une équipe d'un ingénieur et 4 techniciens peuvent faire autant de travail qu'une équipe de 5 ingénieurs. Alors, M. Dubuc, vous venez de comprendre pourquoi il y a une différence de 5%. Et si vous ajouté a vos statistiques fabuleuses la portion des québecois qui possedent un diplôme post secondaire et que vous comparez a l'Ontario ou au reste de l'Amérique du Nord, sommes nous si mauvais? Je suis sûr que nous sommes premier de classe.

    • L'éducation est comme le monde de l'automobile, certaines marques témoignent d'une certaine richesse ou d'aisance financière. Beaucoup souhaiterait conduire une BMW ou une Mercedes, pour le plaisir mais aussi pour montrer qui on est. Personne ne se retourne pour regarder passer une Hyundai ou une Chevrolet. Au niveau où sont les frais de scolarité au Québec, un diplôme universitaire est comme une Chevrolet, ça n'attire et n'intéresse que peu de monde et ce n'est pas pour le symbole que ça dégage qu'on en veut un. Les canadiens anglais et les américains se saigneraient pour un diplôme même si c'est hors de prix. L'université ici est l'équivalent du Dollorama pour le commerce au détail, et personne ne fait la fille pour y avoir accès. Augmentons les tarifs, ça contribuera à l'image de qualité et paradoxalement augmentera l'attractivité.

    • Tout l'argumentaire de cet article est trompeur. Il omet de compter dans les statistiques les étudiants du niveau collégial qui comptent normalement pour des étudiants universitaires ailleurs au pays. En incluant tous les étudiants du niveau post-secondaire, les chiffres sont comparables.

    • Il faut effectivement savoir si, dans cette étude, on comptabilise les dîplômés des programmes techniques du Cégep car plusieurs les diplômes équivalents sont délivrés par des universités dans les autres provinces. Si c'est le cas, le calcul et l'analyse qui en découle sont absurdes.

    • L'argument des CEGEPS est fallacieux. Permettez-moi de douter que les infirmiers, policiers, techniciens en électronique, pilotes d'avion et ¨j'en passe¨ ontariens ont un diplôme d'étude universitaire. En Ontario, ils ont quelque chose qui s'appelle le collège qui sert justement à donner ce genre de formation. Arrêtons de justifier notre stagnation avec de faux arguments, retroussons nos manches et allons de l'avant.

    • Il faut comparer des pommes avec des pommes et des oranges avec des oranges. En Ontario, ils n'ont pas le Cegep. M. Dubuc oublie d'additionner les diplômés du Cegep avec les diplômés universitaires. Le premier diplôme universitaire ontarien correspond plus ou moins avec notre diplôme de Cegep.

    • Ceux et celles qui voient ici une comparaison fautive, n'oubliez pas que les autres provinces canadiennes opèrent des systèmes post-secondaires / pré-universitaires performants, tels les CAATs (Colleges of Applied Arts and Technologies) en Ontario...la réalité décrite dans l'article d'Alain Dubuc est, malheureusement, bel et bien vraie...trop de parents ne valorisent pas l'éducation...

    • Les bas frais de scolarité n'est peut-être pas une panacée, mais ça ne nuit certainement pas. Je n'ai jamais croisé un(e) élève du secondaire qui m'a dit: "J'veux pas aller à l'université parce que les frais sont trop bas." Des bas frais font partis des conditions gagnantes d'accès aux études supérieures pour le plus grand nombre.
      Un phénomène un peu particulier du Québec est un espèce d' "isolationisme" malheureux que l'on a avec nos voisins. Contrairement aux européens ou à nos voisins anglo-saxons, qui sont très mobile après leurs études, nous essayons de faire l'amalgame "compétences-formation" en vase clos au Québec.
      Nous devrions peut-être moins penser à l'exode des cerveaux et plus à l' "osmose des cerveaux". Encourager les gens à faire ce qu'ils aiment et ensuite les aider à travailler avec les compétences qu'ils ont acquis.
      D'ailleurs, n'est-il pas ironique qu'en ces temps de collusion et corruption, les gens les mieux placés pour parler d'éthique, les philosophes, se soient autant fait pointer du doigt comme "le problème" pendant la grève étudiante de 2012?

    • On peut dire que M. Dubuc à une troublante avance sur les autres chroniqueurs en terme de sophisme et de démagogie.

    • Et si on comparait le taux de diplomation au CEGEP au Québec versus le reste du Canada?
      On les dépasse pas à peu près!!!!!
      Ne pas prendre en compte l'existence du CEGEP au Québec est un exemple pitoyable de désinformation journalistique.

    • Mais qui plus est M. Dubuc, il y a un autre aspect particulier au Québec dont on parle peu: les souscriptions (endowments).
      Par exemple, McGill possède au delà de un milliard de $. Même chose pour Queens (Kingston) avec un \'\'endowment\'\' de plus de un milliard.
      Aux USA, les grandes universités ont toutes un endowment de un milliard ou plus. Harvard possède au-dela de 20 milliards. Ok, Harvard est un cas unique, Harvard est Harvard.
      Ici nos plus grandes universités francophones ( U de Mtl ou Laval) ont un maigre 100 ou 200 millions max. Donc nos diplomés n'ont pas la même reconnaissance envers leur alma mater que leurs congénères anglos. Disons-le carrément, nous sommes pingres, cheap.
      D'autant plus navrant que ces argent-là servent en autre a aider des étudiants peu fortunés. Et encore plus navrant vu que nos diplomés ont payé le moins cher Amérique du Nord pour leurs études, donc ils devraient donner plus mais c'est le contraire. Allez comprendre quelque chose la-dedans. Nos diplomés, des grands bébés la-la vous-dites?

    • Enseignant au primaire pendant 32 ans, j'ai vu des enfants doués finir sur le BS et j'en ai vu d'autres moins doués finir avec un diplôme universitaire. À mon humble avis, deux choses sont à regarder aux Québec : l'influence des parents et le programme d'étude au primaire.
      Les parents des autres provinces semblent avoir plus de fermeté dans l'éducation de leurs enfants et l'abandon de la grammaire et de son pendant, l'analyse, dans les écoles primaires du Québec, défavorise le développement de la pensée raisonnante chez les enfants. Malheureusement, les parents québécois qui ont actuellement de jeunes enfants à l'école perpétue ce problème de l'école québécoise.

    • En effet, petit raccourci ici de M. Dubuc, les Québecois s'en sortent assez bien en études postsecondaire. À noter aussi que l'Ontario tire à elle seule la moyenne beaucoup plus vers le haut. Le Québec devrait aspirer à être comme celle-ci, mais nous ne sommes pas pire que la très riche Alberta.
      http://www.statcan.gc.ca/pub/81-599-x/2012008/c-g/c-g001-fra.htm
      Étonnament, l'Ontario a un pourcentage de dîplomés qui ont un emploi inférieur à la moyenne canadienne. Surproduction d'étudiants peut-être?

    • Eh bien, voilà un homme qui sait se contredire! Alain Dubuc écrit « encouragés par des frais de scolarité plus bas qu'ailleurs au Canada ». Mais il y a quelques mois à peine, non non non, une augmentation de 80% des frais de scolarité n'aurait aucun impact sur la diplomation.
      Faudrait choisir votre position Monsieur Dubuc. Ah oui, c'est vraie, elle est choisie et bien connue. Voici deux principes qui guident votre pensée, deux idées de bases impossible à remettre en question sauf dans certains cas exceptionnels où les données sont incontestables:
      - Le Québec, en particulier le Québec francophone, est arrièré.
      - Le parti Libéral du Québec, et le parti Libéral du Canada, ont raison.
      Comme d'habitude, vous choisissez les chiffres qui soutiennent votre thèse, et encore. Le Québec est en position médiane (5e sur 10), mais on conclut à un « troublant retard »... sans tenir compte des Cégep. Et comparativement aux pays de l'OCDE, eh bien nous sommes 10e sur 29, nous faisons donc mieux que deux pays sur trois.

    • Quelle incroyable ignorance? Ou malhonneteté?
      1) Le Québec a un système différent du reste du continent. Si on ajoute les diplomés du CEGEP on a un portrait radicalement différent
      2) L'Ontario compte 29% d'immigrants contre 13% au Québec. Les immigrants en Ontario surtout, sont sélectionnés alors qu'au Québec 40% ne le sont pas (réfugiés et réunification familiale)
      3) Le Québec a l'un des plus haut taux de scolarité au monde. Mais ca M. Dubuc ne le dit pas

    • Je suis d'accord avec piedoq et seb.b en ce qui concerne nos "merveilleux" CEGEP (une perte de temps et d'argent selon moi, mais je peux me tromper (!), dites-me-le). De plus il faudrait aussi tenir compte du "caractère" du diplôme universitaire. Ce que je veux dire c'est que pour devenir neuro-chirurgien (par exemple) il faut beaucoup plus d'années d'études que pour bien d'autres secteurs d'activité, est-ce qu'on y a pensé dans ces enquêtes ???
      Je ne suis donc pas d'accord avec votre conclusion: " En somme, le Québec, [qui] compte moins de diplômés universitaires que les autres provinces urbanisées (...)". C'est comme comparer un bachelier en médecine d'un autre pays qui ne peut pratiquer au Québec parce que son diplôme n'est pas reconnu et qui doit se contenter de conduire au taxi, ici !!! (sans vouloir offenser qui que ce soit).

    • L'Éducation n'est tout simplement pas une priorité ou une valeur importante pour les québécois.
      On en a parlé pour solutionner la crise étudiante mais depuis ce temps, rien. Léo Blouin pour un, membre du gouvernement et conseiller de la PM, a choisit de ne pas faire son cours universitaire.
      Ma femme a enseigné pendant 30 ans et je peux vous confirmer que plusieurs groupes d'allophones sont beaucoup plus assidus et leurs parents beaucoup plus collaboratifs que les québécois.
      Il faut ramener cette valeur à l'avant plan de la société. Il faut créer comme en Allemagne et dans les pays scandinaves, des relations étroites entre les universités, les CEGEPS et le marché du travail. Chacun travaille de son côté et on produit des Bacc sans emplois et on a des secteurs où on doit importer de la main d'oeuvre.
      Un chantier qui peut être drolement stimulant à condition que les québécois s'y intéressent et y participent.

    • En lisant quelques commentaires ci-haut, il semble que ces enquêtes ne tiennent pas compte de la particularité du Québec avec l'existence des Cégeps, alors qu'en milieu anglophone, si je ne m'abuse, on passe du secondaire à l'Université. Donc, certains diplômes universitaires en milieu anglophone seraient équivalents aux diplômes de Cégep ici. Alors pourquoi on n'en tient pas compte dans ces enquêtes (pas plus qu'Alain Dubuc d'ailleurs). Corrigez-moi quelqu'un si je me trompe, mais ce que rapporte Alain Dubuc semble me donner raison. Je le cite:
      «Au Canada, selon l'OCDE, chez les jeunes de 25 à 34 ans, le taux de chômage de ceux qui avaient fait des études supérieures n'était que de 5,4%, contre 8,1% pour les diplômés du secondaire, et 15,5% pour les sans diplôme. Cela se double aussi d'un écart salarial important. Ceux qui ont fait des études supérieures gagnent 40% de plus que ceux qui ont un diplôme de secondaire».
      On parle donc de diplômes d'études supérieures vs diplômes du secondaire et sans diplôme. Donc, les diplômes de Cégep font partie des diplômes études supérieures et il faudrait les inclure comme tels, ce que ne font ni ces enquêtes ni Alain Dubuc.
      On peut donc en conclure que le vrai troublant retard se situe au niveau de l'honnêteté intellectuelle d'Alain Dubuc!

    • Se comparer au ROC ne donne rien. Nous n'aurons jamais le dessus sur le mode de pensée des anglos-canadiens qui ont l'éducation et son sens profond dans les tripes, ainsi que cet esprit de corps qui nous fait tant défaut. Petit exemple: depuis que la LHJMQ a accepter dans ses rangs des villes situées dans les maritimes, les six derniers championnats ont été emportés par des équipes de cette région donc à majorité anglophone. Des exemples comme celui-là, on pourrait en donner treize à la douzaine.
      Encore plus attristant est la désaffection des études supérieurs de la part des jeunes hommes québécois . Ils ne semble que désirer qu'une voiture et un téléphone intelligent. C'est à pleurer.

    • hé oui, c'est ca qu'on appelle un peuple arriéré. Mais on est bien comme ca. Ne l'oubliez pas on est une société distincte.

    • Non seulement importe-t-il de comparer des pommes avec pommes (ce qui n'est pas si simple puisque les provinces canadiennes structurent différemment leur accès à la diplômation supérieure), mais il est également pertinent de se questionner sur la nature des pommes en question. A-t-on vraiment besoin, au Québec, de plus de sociologues ou de personnes possédant des certificats étriqués? Le «plus» est-il à chaque fois l'ami du «mieux»? Mettons que le chômage observé chez bien des diplômés français mène à établir bien des nuances. Je vous conseillerais, à tout hasard, de lire «L'inflation scolaire : Les désillusions de la méritocratie», de Marie Duru-Bellat. Une lecture ardue certes, mais nécessaire, aussi.

    • si vous allez sur le lien suivant vous y trouverez tous les programmes techniques qui mèneent à de très bons emplois
      c est ben beau l université mais c est pas tout
      https://sram.omnivox.ca/Sva2/Regulier/OffreDeProgrammesAdmission/ListeProgrammes.aspx?C=SRM

    • Je suis d'accord avec @piedoq, cela m'énerve qu'à chaque fois que les taux de scolarité ont été commenté dans l'actualité (ce qui est arrivé souvent dans La Presse en 2012-2013), l'aspect unique des cégeps au Québec n'est pas du tout mentionné / expliqué.
      J'ai toujours pensé que une des motivations principales derrière la création des cégeps (uniques au Québec) était de donner accès à l'éducation supérieure a une plus grande partie de la population. Alors avons-nous réussi? Comment cela se compare aux autres systèmes? Je n'ai rien lu à ce sujet durant toutes les discussions récentes sur le système de l'éducation au Québec.
      Après avoir googlé un peu sur le sujet aujourd'hui, j'ai découvert premièrement que l'Ontario a créé un système de 'collèges' a peu près en même temps que la création des cégeps (au milieu des années 60) et que la motivation pour leur création était un peu similaire à celle des cégeps, même si les détails sont différents (par exemple, le passage par un collège n'est pas obligatoire avant l'université contrairement au Québec). En consultant le recensement de 2006, j'ai aussi découvert qu'il y a une catégorie 'collège ou cégep' pour recenser le plus haut niveau de scolarisation atteint (qui inclut à la fois le DEC général ou technique). On peut donc comparer les taux en Ontario et au Québec et voir que les proportions sont relativement similaires (18% au Québec vs. 22% en Ontario pour cette catégorie). Voir les données directement à http://bit.ly/census06_scolarite . Les taux de chômage / activité sont similaires pour cette catégorie (voir: http://bit.ly/census06_activite_scolarite ), donc la différence ne semble pas être due au cégeps (pour répondre à @piedoq).
      Par contre, j'ai remarqué une différence marquée dans une autre catégorie: le Québec a une proportion beaucoup plus élevée dans la catégorie "Certificat ou diplôme d'apprenti ou d'une école de métiers" [suite dans mon message suivant...]
      Simon Lacoste-Julien

    • À la lecture de votre article, les statistiques que vous présentez ne semblent pas tenir compte d'une particularité clef du Québec : les cégeps. Ceux-ci permettent à des milliers de québécois d'obtenir un diplôme technique et d'accéder à des emplois de pointe très bien rémunérés sans mettre un pied à l'université.

    • [suite de mon commentaire précédent]
      Je disais que j'avais remarqué une différence marquée intéressante dans le recensement de 2006 entre l'Ontario (ou le ROC) vs. le Québec dans la proportion de personnes qui ont comme plus haut niveau de scolarité dans la catégorie "Certificat ou diplôme d'apprenti ou d'une école de métiers": 9% en Ontario vs. 18% au Québec (du simple au double!!!). [voir: http://bit.ly/census06_scolarite ].
      En plus, il y a une très grande différence entre le 'taux d'activité' pour ceux qui sont dans cette catégorie (juste un diplôme de métier): 77% au Québec vs. 68% en Ontario! [voir: http://bit.ly/census06_activite_scolarite ]. Les autres catégories de scolarité n'avaient pas de différences aussi marquées en terme de niveau d'activité (par exemple, celle de collège / cégep donne le même taux de 78% au Québec et en Ontario).
      Pourquoi cette grande différence pour la catégorie des métiers? Est-ce que peut-être le Québec met plus l'accent sur la formation dans les métiers et leur insertion dans le marché du travail? Je n'en ai aucune idée; j'aimerais bien que des experts éclaircissent ce puzzle (quelqu'un a un lien vers une étude sur le sujet?)... Mais deux commentaires: 1) l'université n'est pas nécessairement pour tout le monde, et je pense qu'une bonne formation de métier est importante et 2) cet aspect des différences Québec / ROC devrait être inclus dans les analyses et commentaires sur le sujet -- cela représente la principale différence dans les taux de scolarité entre le Québec et l'Ontario. Je résume les taux de 2006 ( http://bit.ly/census06_scolarite ) et simplifié un peu pour la présentation ici:
      Catégorie plus haut niveau de scolarité atteint pour les 25-64 ans:
      1: aucun diplôme ou juste DES; 2: métier; 3: collège / cégep; 4: diplôme universitaire (peut-être inférieur au bac)
      Québec / Ontario
      1 (DES-): 38% / 39%
      2 (métier): 18% / 9% [principale différence?]
      3 (collège): 18% / 22%
      4 (université): 26% / 31%
      Simon Lacoste-Julien

    • Et vous ne tenez même pas compte de l'inflation éducationnelle (une maîtrise aujourd'hui vaut à peu près un bacc. voilà trente ans).

    • Misère, une autre demi-vérité.
      M. Dubuc, on peut déconstruire votre "analyse" avec un seul mot: cégep. Il y a deux types d'établissements qui dispensent de la formation supérieure au Québec, les universités... et les cégeps! Ne vous en déplaise, le Québec est bon premier au Canada lorsque l'on compare les bonnes choses.

    • L'enseignement professionnel au Cégep est valable, mais dépassé pour bien des disciplines: techniques infirmières et techniques policières en premier lieu.
      L'Ordre des infirmières et infirmiers veut exiger un baccalauréat et je suis pleinement d'accord.
      Un Secondaire V plus trois ans de Cégep à l'adolescence est nettement insuffisant.
      Idem pour les policiers; ces personnes devraient posséder un diplôme universitaire.
      Quant au secteur général au Cégep, le secteur scientifique semble excellent, mais que persiste un programme de sciences humaines sans mathématiques est aberrant.
      Même entre eux, le étudiants et étudiantes appellent cette concentration "sciences molles" ou "sciences poches".
      C'est tout dire de l'estime qu'ils ont de leurs études qui mènent au droit, à l'histoire, aux sciences sociales ou au journalisme à potins.
      Le Cégep, qui, à l'origine devait s'appeler "l'Institut" est le fruit de la Commission Parent dans les années soixante.
      Tout ce que cette Commission aura réussi, c'est de faire disparaître le cours classique, au grand plaisir de ceux qui n'auraient pas à se plier à sa rigoureuse discipline académique, collective et personnelle et aussi au grand plaisir de ceux qui avaient déjà un Baccalauréat ès-arts et qui pouvaient verrouiller le coffre-fort de l'apprentissage derrière eux.

    • Ça fait mal mais...Lucien Bouchard avait raison: "Les Québécois sont paresseux"...dans toutes les sphères d'activité, y compris les études, on dirait.
      Pas de résultats sans efforts, c'est aussi simple que ça.
      "L'idiot est celui qui espère du changement, en ne changeant rien à sa manière de faire" -Confucius.
      Mario, de Ville Saguenay.

    • Cela n'est pas surpenant. Au QUébec on a jamais valorisé l'éducation. Tout le débat sur l'accessibilité en est un exemple. On a jamais discuté de l'excellence, ce qui est la pierre angulaire de la valorisation. LOrsqu'on présente l'éducation comme une autre marchandise à acheter pour pas chère, et bien elle n'en vaut pas la peine.

    • «(...) La comparaison entre les universités québécoises et les universités canadiennes est boiteuses. Le cégep, quasi-obligatoire (...) [et] quasi gratuit avant l'université, rend très attrayant des diplômes collégiaux qui mènent directement au marché du travail au Québec (les techniques) alors qu'ils sont uniquement disponibles à l'université dans le reste du Canada. L'existence des cégeps vient donc défavoriser artificiellement le Québec par rapport aux autres provinces (...). Quand on observe la fréquentation postsecondaire au complet, on voit que le Québec obtient un fréquentation nettement supérieure à l'ensemble des autres provinces, dépassant de 9% la moyenne canadienne.» Institut de Recherche et d'informations socio-économiques (Adaptation de http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue)

    • La conclusion de M. Dubuc comme quoi "Après avoir pris des bouchées doubles au moment de la Révolution tranquille, le Québec a choisi de faire une pause, qui dure depuis trop longtemps" n'est qu'en partie vraie.
      Selon l'excellente étude de Vincent Geloso "Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille" (Les Éditions Accent Grave, 2013), la révolution tranquille, à partir des années '60, est en fait la poursuite du grand rattrapage économique et social (notamment en éducation) réalisé entre la fin de la guerre et le début des années '60. La période de la grande noirceur de Duplessis était en fait beaucoup plus éclairée qu'on le croit. Par ailleurs, selon l'étude très fouillée de M. Geloso, le Québec s'assoit beaucoup trop sur ses lauriers depuis 35 ans. Le Québec mange donc trop de son capital et pourrait davantage le faire fructifier.
      Les soi-disant "progressistes sociaux" qui exigent que le gouvernement ramasse la facture de tout-à-chacun ne font en sorte que de tronquer les mécanismes de marché nécessaires à des décisions éclairées menant au véritable progrès.

    • Comme quoi l'augmentation des frais de scolarité n'a rien à voir avec l'accès aux études supérieures. Allez tous à nos casseroles!

    • Le problème avec ces enquêtes est qu'on compare des pommes et des oranges. Avec le cégep, on ne peut pas évaluer de la même façon les systèmes d'éducation. D'ailleurs, corrigez-moi si je me trompe mais il me semble que si on regarde plutôt les diplômes post-secondaire, le Québec est en avance.

    • et si on comptabilisait aussi les diplômés de CEGEP sans diplôme universitaire , ça donnerait quoi comme pourcentage ,on est les seuls au monde àa avoir des CEGEPS qui donnent aussi de la formation technique , par exemple plein de nos infirmiers , policiers , techniciens en électroniques , pilotes d avion et j en passe n ont pas de diplômes universitaires mais ne sont comptabilisés nulle part , peut on considérer un DEC comme un diplôme d études supérieures pour une fois ou bien abolissons les si c est juste pour dépenser de l argent sans jamais en tenir compte
      albert bela

    • Et si on se compare à d'autres pays? Est-ce que le Québec est victime d'un "retard troublant"?

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