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Le lys et le turban

Le débat sur le turban met en relief... (Photo Bernard Brault, Archives La Presse)

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Le débat sur le turban met en relief des différences de valeurs réelles entre le Québec et le reste du Canada, mais moins importantes qu'il n'y paraît.

Photo Bernard Brault, Archives La Presse

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Alain Dubuc
La Presse

Quand j'étais petit, mon meilleur ami avait été choisi, sans doute grâce à sa tignasse bouclée, pour jouer le rôle du petit Saint-Jean Baptiste sur le char allégorique de la parade du 24 juin. À l'époque, c'était quelque chose.

C'était il y a longtemps. Mais même si le gouvernement a décrété il y a 36 ans que le 24 juin s'appellerait officiellement la Fête nationale du Québec, tout le monde fête encore la Saint-Jean. Et on continue, dans le fond, à célébrer la fête du Précurseur, saint patron des Canadiens français. Et on continue un peu partout au Québec à allumer des feux à la Saint-Jean, une vieille tradition païenne de célébration du solstice d'été que les chrétiens ont transformé en fête religieuse.

Tout ça pour dire que le passé ne s'efface pas d'un coup de baguette bureaucratique. Et que les racines religieuses de la société québécoise sont toujours présentes même si les Québécois francophones ont délaissé l'Église catholique et refusé de se soumettre à son autorité.

Cette ambivalence, on la retrouve dans le débat sur le port du turban au soccer. D'un côté, l'opposition forte chez les francophones au turban s'explique en partie par leur malaise devant une orthodoxie religieuse qu'ils ont rejetée pour eux-mêmes. Mais de l'autre, elle exprime aussi l'agacement devant des symboles religieux autres que ceux du catholicisme, une crainte envers des religions d'ailleurs qui pourrait menacer l'identité québécoise.

Cette double réaction crée une convergence entre des courants modernes, laïques, qui souhaitent la réduction des manifestations religieuses dans l'espace public, et des courants traditionalistes, ethnocentriques, plus attachés à la tradition catholique. Cette rencontre contre nature contribue à expliquer la très forte opposition au turban, 63% des répondants à notre sondage CROP d'hier.

En appuyant très clairement la décision très malheureuse de la Fédération québécoise de soccer, la première ministre Marois a certainement trouvé un filon rentable. Elle peut jouer sur deux tableaux, défendre des valeurs laïques dites de gauche, tout en surfant sur les courants d'intolérance qui ont assuré le succès de l'ADQ. C'est un choix opportuniste lourd de conséquences, car Mme Marois donne du même coup une caution morale aux sentiments anti-immigration qui se sont aussi exprimés dans le débat sur le turban.

Elle rompt avec une tradition de son propre parti qui a toujours été extrêmement soucieux de combattre les franges réactionnaires du mouvement souverainiste et les réflexes ethnocentristes que le nationalisme peut alimenter.

Il est vrai que ce débat met aussi en relief des différences de valeurs entre le Québec et le reste du Canada. Ces différences sont réelles, mais moins importantes qu'il n'y paraît. Le multiculturalisme est devenu une valeur identitaire canadienne - d'où l'appui sans réserve au turban - tandis que le concept même suscite des résistances au Québec, notamment parce que l'invention du multiculturalisme avait aussi pour objectif de diluer l'essence binationale du pays.

Mais au-delà des mythes identitaires, le multiculturalisme enthousiaste du Canada masque le fait qu'on y cherche activement à intégrer ses immigrants, et l'opposition indignée du Québec masque le fait que le modèle québécois - la commission Bouchard-Taylor parlait d'interculturalisme - est infiniment plus proche de celui du Canada que de celui des pays européens.

Une chance que Québec solidaire est là pour nous rappeler que l'on peut être souverainiste sans céder aux réflexes d'intolérance. Sa porte-parole Françoise David, au nom de l'ouverture et du sens commun, disait ce qu'il fallait dire: «L'été est à nos portes, laissons jouer les enfants», et «pour avoir un débat serein et constructif, au-dessus de la mêlée, il faudra que les partis n'instrumentalisent pas ces questions sensibles pour des raisons partisanes ou électoralistes». Voilà un beau souhait pour la Saint-Jean.

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Commentaires (34)
    • @ Basquiat13 qui écrit : " En ce qui me concerne, l'intervenant qui a écrit ce commentaire vient de résumer l'essentiel de la carrière de monsieur Dubuc ! "
      Je suis entièrement d'accord avec cet énoncé

    • M. Dubuc,
      Merci pour le commentaire. Il résume en quelques lignes à peine, toute la complexité de la situation et des émotions qui en découlent. Vous avez fait une merveilleuse et brève analyse de la réalité.

    • Mme Marois avoue parler trop vite , donc
      faute avoué a demi pardonné.
      Pour le Turban selon Wikipidia le but est de recouvrir les cheveux qui ne seraient jamais
      coupés..

    • « Honnêtement, c'est vraiment un article bidon, vide d'arguments, qui n'a d'objectif que de discréditer le Gouvernement Péquiste et, dans une plus large mesure, l'identité québécoise par rapport au Canada. Un peu triste comme position... »
      En ce qui me concerne, l'intervenant qui a écrit ce commentaire vient de résumer l'essentiel de la carrière de monsieur Dubuc !

    • C'est pas nous qui les empêchions de jouer au soccer, SANS TURBAN, comme tout le monde. Pourquoi doit-on encore s'agenouiller, alors qu'on doit, nous, éliminer les symboles chrétiens et traditionnels des lieux publics, et des édifices gouvernementaux, comme les croix et les arbres de Noël?
      Tanné de fournir la vaseline pour...

    • Alors si je comprend bien M. Dubuc, si on est contre le multiculturalisme et qu'en plus on est souverainiste, on est nécessairement intolérant. C'est ce qu'on appelle du terrorisme intellectuel, associer faussement une idéologie à des traits négatifs comme le racisme et la xénophobie.
      Je n'ai rien contre le fait de permettre un turban, un voile intégral avec la petite grille ou une kippah sur le terrain de soccer. Par contre, si on permet une exception pour les symboles religieux sur le terrain de soccer, il faut aussi laisser l'enfant qui veut porter une casquette des expos ou un chapeau de cowboy le faire.
      Le fait de se soumettre à une contrainte religieuse est un choix personnel comme celui de mettre une casquette et à mes yeux l'un n'a pas plus de légitimité que l'autre parce que son motif est religieux. C'est le problème des accommodements religieux: ils donnent aux religieux des passe-droits auxquels les non-religieux (la majorité au Québec) n'ont pas droit.

    • @GG
      j'avoue que tu es chanceux d'etre a 20 min du parc maisonneuve ce week-end,,,je t'envie!

    • @mlebel 21 juin 2013 12h17
      M.Lebel, je sais qu'en tant qu'ex avocat en droit constitutionnel vous vous levez la nuit pour dénigrer tout ce qui n'est pas fédéraliste, mais puis-je vous rappeler que plus de 80% de la population (incluant des fédéralistes) était d'accord avec Madame Marois ?
      Parlant de piètre jugement, puis-je vous inviter à lire la chronique de votre idole André Pratte à propos de votre divin messie «Justun-petit-Pet» et intitulé :
      « Double erreur de jugement » concernant ses rémunérations pour des discours «caritatifs»...
      On se garde une petite gêne ?
      Robert Alarie

    • Honnêtement, c'est vraiment un article bidon, vide d'arguments, qui n'a d'objectif que de discréditer le Gouvernement Péquiste et, dans une plus large mesure, l'identité québécoise par rapport au Canada. Un peu triste comme position...

    • Merci aux Québécois et Québécoises. Vos commentaires, pour et contre, sont la preuve d'une saine société. Des idées qui s'opposent sont la source de l'évolution d'une société. Tout n'est pas blanc ou noir, il y a différentes teintes. M. Dubuc je trouve étrange que vous parlez d'un Canada. Lors d'un séjour en CB et Alberta, j'ai bien senti le courant nord/sud, aucun est/ouest. J'ignore si d'autres provinces échangent avec l'Ontario mais j'en doute. Le Québec lui partage nord/sud, est/ouest et outre-mer. Nous sommes choyés. Pour les émigrants, je dirais que nous sommes une terre d'accueil et non une terre à conquérir. Comme le dit le dicton, à Rome ont fait comme les romains. Même Hercule Poirot avait compris cela (voir épisode 1 de la série). Sûr ce, Bonne St-Jean à toutes et tous! RLelièvre

    • J'abonde un peu comme DenisSera
      J'ai habiter dans 6 provinces et je ne trouve pas une grande difference entre ce que les franco et ce que les anglos aiment ou pas
      De dire que les candiens anglasi aiment le multiculturalisme, je ne suis pas d'accord
      Ils font des accommodements et il ya des derapages constamment, pareil comme au Quebec
      Il y a pleins de gens qui en ont assez de se plier en 16 pour tout le monde et en gros de se faire imposer les valeurs et coquetteries de tout le monde
      Au Quebec, il y a en plus le fait qu'on est une minorite et on doit proteger notre culture et notre langue, alors le multiculturalisme est p-e pas la solution
      Mais au Canada anglais, allez parler aux gens de la rue. leur discours sonnera porbablement comem celui du quebecois de la rue
      D'ailleurs un endroit ou les reactions sont vraiment proches de celles du Quebec c'est l'Alberta
      Comme dit DenisSera, le multiculturalisme est un echec, et c'est constate globalement: UK, Allemagne, Canada, US, Australie etc. C'etait une mauvaise idee au depart

    • La chronique de M. Dubuc n'a pas pour but de parler pas du turban, du multiculturalisme, ni même du Québec ou du Canada. Elle a pour but de taper sur le parti québécois, comme la majorité des chroniques de M. Dubuc. Le seul clou sur lequel il tape continuellement, c'est celui-ci. Le parti québécois.

    • Dans cette affaire du turban, Mme Marois a tout simplement manqué de jugement. Trop vite sur la gâchette! Ce n'est pas la première fois que la premier ministre manque de jugement.
      Michel Lebel

    • @souverain - À propos des fanatiques intégristes; il semble que vous voyez la paille dans l'?il du voisin mais pas la poutre dans le vôtre...

    • Pourquoi encore parler de cette affaire ? Pour encore culpabiliser les Québécois. Désolé, mais d'autres journalistes et des politiciens fédéralistes l'ont déjà fait tellement de fois que ça sonne désormais vide. Les Québecois y portent de moins en moins d'attention - et c'est tant mieux ainsi !
      De toute manière, trop d'exemples en Europe nous prouvent que le multiculturalisme ne fonctionne pas, même si ses partisans d'ici ne veulent pas l'admettre.
      Quant aux louanges que vous faites à Mme David, peu surpris étant donné qu'elle fait souvent le jeu des libéraux !

    • Je renoncerai a mes symboles religieux-identitaires quand les autres communautés ethniques en feront autant, ce qui n'est pas demain la veille...

    • M.Dubuc,
      Puis-je voussuggérer de lire ce que Joseph Facal a écrit à-propos du fanatisme intégriste qui se cache derrière le «turban sportif» !
      Avec votre redondance fédéraliste à la sauce Trudiste, vous et votre pote propagandiste Pratte avez l'air de deux Doc Mailloux quêtant un séjour à Sagard...
      Robert Alarie

    • Partout dans les pays Occidentaux, il y a une montée importante de l'opposition au multiculturalisme. Partout, les problèmes sont associés aux mêmes communautés.
      Prétendre que cette question relève du débat Québec-Canada, c'est oublier ce qui se passe en Grande-Bretagne, en France, aux États-Unis, en Suède et en Allemagne.
      Il n'y aurait donc qu'au Canada anglais que le multiculturalisme rend les gens heureux.
      Pourtant, en consultant Internet, on découvre des gens comme le Canadien Mark Steyn, qui en ont assez aussi de ce système et qui le combattent.
      Si ce qu'on voyait au Québec était unique ou rare, j'accepterais de mettre cela sur la faute des Québécois. Mais quand ce qui se passe au Québec ressemble à ce qui se déroule partout ailleurs, on doit trouver d'autres explications.
      En Asie et en Amérique du Sud, les sociétés ne sont pas basées sur une immigration massive en provenance de civilisations non-compatibles. Et ces pays ne connaissent pas les déchirures sociales qu'on observe en Occident.
      Denis Marchand-Lavigne

    • Vous parlez d'immigration. Foglia, seul commentateur de LA PRESSE à prendre ses distances du prosélytisme idéologique du journal, dit fort justement que le verne intégrer peut aussi se conjuguer aussi à sa forme pronominale.

      Peut-on parler d'immigration sans se voir traiter d'intolérants et de racistes ethnocentriques. Il n'y a pas de honte à vouloir contrôler un tant soit peu son immigration. Nous accueillons de nombreuses personnes parce qu'elles parlent français, mais sont à mille lieues de notre culture: les Maghrébins par exemple et aussi les Haïtiens. Et ceux qui nous arrivent de l'Inde ou du Pakistan sont souvent des extrémistes religieux qui viennent non pas au Québec mais au Canada, ancienne colonie britannique reconnue pour sa grande tolérance que les sikhs n'hésitent pas à tester régulièrement devant les tribunaux quand elle semble menacée.

      Louis Dion

    • Vous opposez la laïcité, idée de gauche, et les courants ethnocentriques, que vous situez à droite, qui accorderaient une grande importance à notre passé catholique. Je suis convaincu qu'en l'absence d'accommodements religieux les Québécois renonceraient au crucifix de l'Assemblée nationale. Car il n'est pas possible d'imaginer les Canadiens français du Québec si attachés à leur tradition catholique, eux qui, à partir des années soixante, se sont libérés complètement de ce qu'ils percevaient comme l'emprise injustifiée du clergé catholique. En l'absence d'accommodements religieux, il est certain qu'ils accepteraient de voir disparaître les signes religieux des lieux de débats publics. Pour l'instant, les Québécois, soumis aux diktats du muticulturalisme, veulent être traités au moins comme les autres minorités qui composent leur pays et bénéficier, eux aussi, d'accommodements raisonnables.
      Louis dion

    • C'est drôle, monsieur Dubuc, on a l'impression que vous n'êtes lu que par vos détracteurs... La St-Jean fête religieuse? Pourquoi pas noël tant qu'à y être! Je fais de l'ironie bien sûr. Si il est vrai que la St-Jean était autrefois une fête à saveur religieuse, admettez qu'aujourd'hui elle n'a vraiment plus rien de religieux et est purement une fête identitaire. La mauvaise foi ne vous sied pas.
      Daniel L.
      Gatineau

    • Il ne faut pas se leurrer : tous ceux qui réclament le libre port d'un symbole religieux en toute occasion rêvent de conquête du territoire et des esprits qui l'occupent. Le crucifix a fait la job pendant des siècles au Québec. On tente de s'en débarrasser depuis quelques décennies mais le stigmate collectif est profond. Il prône encore, indétrônable, à l'assemblée nationale.
      La foi n'est pas fétichiste et n'a pas besoin de gadget, la croyance toujours. Elle en a besoin pour maketiser son système de comportements qu'elle souhaite imposer à tout un chacun. Quand on se croit un guerrier de chosebinegod, on croit toujours à la supériorité d'une religion au-dessus du code civil de n'importe quel pays. Monsieur Tremblay au Saguenay en est un exemple. Ce garçon au turban sportif en est un autre.
      Et Il y en aura dix milles autres.
      C'est pourquoi les intellectuels du Québec de toutes allégeances et croyances ont intérêt à favoriser le développement d'une société laïque sans symbole religieux dans l'espace public. A long terme, ce sera toujours la meilleure garantie de liberté de foi et de paix sociale.
      Chosebinegod n'a rien à foutre que l'on prie à genoux, les bras en croix ou le cul en l'air. Je suis convaincu que dieu préfère quand les hommes se sentent unis entre eux que porteurs d'un étandard de conquête, donc de guerre, peu importe soit-il.
      andré boulanger

    • Encore un épître de notre apôtre du pragmatisme anglo-saxon. On a demandé à la FSQ de permettre le turban sur les terrains de soccer du Québec sachant très bien que la majorité des Québécois rejetait cette idée. La FSQ a tenu compte du désir des Québécois en demandant à la FIFA de trancher, ce que Mme. Marois a endossé car c'était raisonnable. Et quand la FIFA s'est prononcée favorablement en faveur du turban, la FSQ a suivie.
      Pour le ROC et ses supporteurs, la fédération canadienne aurait préséance sir la fédération internationale. Et les Québécois seraient tous des ignorants de cette belle grande réalité canadienne. C'es fini l'aplaventrisme fédéraliste au Québec.

    • @pimabo
      vous m'avez enlevé les mots de la bouche, l'intolérance et le refus de l'intégration. Ce qui irrite le plus les Québécois c'est la valeur de symbole: aussitôt qu'on rencontre un turban ou un hijab, le mot "religion" s'allume dans notre tête. Ce n'est pas qu'on veut conserver seulement "nos" symboles, c'est que nous, on avait arrêté de parler religion à tous les jours. On était passé à la laïcité et ces intégristes viennent nous imposer un sujet de discussion dont on ne veut rien savoir. C'est tout.

    • M. Dubuc tape toujours sur le même clou. C'est de la paresse intellectuelle. Je crois d'ailleurs que j'ai lu cette chronique par paresse intellectuelle, moi aussi... juste pour le plaisir de m'indigner. On ne m'y reprendra plus!

    • Ce n'est pas un hasard si le port du turban a soulevé un tel débat. Car il est le symbole identitaire autant que religieux d'une minorité d'extrémistes qui trouvent un refuge accueillant au Canada. Ces sikhs, qui visiblement disposent de ressources financières importantes, sont très actifs dans les demandes d'accommodements. Et le résultat leur assure une visibilité inimaginable : le député du Parlement que l'on voit constamment, le policier de la GRC ... Il aura fallu que la Cour Suprême renonce à l'application inconditionnelle de ses principes habituels pour exiger que le kirpan soit au moins caché. Les sikhs ont aussi obtenu de ne pas porter de casque à moto en Colombie-Britannique et voudraient bien ne pas porter de casque de sécurité là où il est obligatoire. En Ontario, une entreprise a été forcée par la Cour de réassigner un travailleur sikh dans une secteur de l'entreprise où le port du casque n'était pas obligatoire. Et voilà qu'ils pourront encore afficher leur appartenance culturelle et religieuse en jouant au soccer avec leur turban.

      Est-ce vraiment de l'intolérance que de trouver inacceptables ces accommodements dits raisonnables sur des questions où la raison n'a aucune prise. Ne s'agirait-il pas tout simplement du bon sens. Combattre vigoureusement le port de toutes formes de signes religieux, exigences d''époques révolues, ne pas hésiter à critiquer les aberrations incompréhensibles de certaines religions, dénoncer ouvertement les excès des religions, voilà à mon avis l'orientation que devrait prendre les progressistes québécois bien-pensants. Et cela tout en permettant la liberté des pratiques religieuses des croyants sincères dans leur vie privée, ce qui est la seule exigence de la sainte Charte-Trudeau
      Louis Dion

    • Par chance que Foglia est là pour rehausser la crédibilité de la presse... Encore un article à la sauce fédéraliste Trudeau qui rabaissent les Québécois à un niveau inférieur. Comme si on devait avoir honte d'interdire les signes religieux dans les espaces publics et les événements sportifs. Comme s'il fallait toujours suivre le Canada comme un chien de poche au risque de faire traiter « d'intolérants ».Décidemment Pratte, Dubuc et Boisvert on dû recevoir un appel de la haute direction pour écrire ce genre de « torchon », un mot que M. Dubuc semble bien aimé utiliser pour dénigrer tout ce qui est Québécois. Un peu pathétique à voir...

    • Je ne suis pas péquiste mais cette fois il y a lieu de défendre Mme Marois. Décision opportuniste? Je dirais plutôt que c'est votre position et incidemment celle de votre journal qui l'est. Vous parlez d'intolérance, mais jamais l'intolérance d'une communauté qui n'accepte aucun compromis et se refuse à l'intrégration. Par surcroît, la plupart des Sikhs s'accomodent très bien sans kirpan (ils portent un pendantif à la place) et sans turban. Seule une petit minorité intégriste profite du laxisme de nos institutions pour imposer des règles que la plupart d'entre eux réfutent. Là est la véritable intolérance.
      Comment pensez-vous qu'une petite minorité parmi une minorité (les Sikhs parmi les Sikhs) peut s'intégrer alors que leurs valeurs fondamentales sont de se promener partout, en tout temps, avec un couteau sur la taille et un turban sur la tête en toutes circonstances? Pour eux, aucun compromis n'est possible. Cette façon intégriste et fanatique de vivre est totalement incompatible avec notre mode de vie. C'est un cul-de-sac qui empêche l'intégration.

    • Que de circonvolutions pour trouver le moyen de taper encore sur la tête du gouvernement et de Mme Marois, et pour dire que nous sommes moins "ouverts" (ah! le grand mot) que nos compatriotes du ROC. Ne vous fatiguez pas tant...
      Vous écrivez : " Cette ambivalence (...) exprime aussi l'agacement devant des symboles religieux autres que ceux du catholicisme, une crainte envers des religions d'ailleurs qui pourrait menacer l'identité québécoise. "
      Vous n'y êtes pas du tout. L'histoire du turban était beaucoup plus simple: la religion n'a pas sa place dans le sport, point à la ligne. Il est là, l'agacement. Lorsque des passe-droit sont consentis à des gens qui se singularisent au nom de leur religion. L'agacement était aussi à l'endroit de cet "enfant" de 18 ans qu'on a vu ad nauseam à la télé rouler son ballon avec le turban sur la tête, alors que les bonnes âmes nous accusaient d'intransigeance envers des pauvres petits qui ne pouvaient pas pratiquer leur sport sans le turban. L'agacement était aussi à l'endroit de la FQS qui n'a pas su se tenir debout. Elle aurait dû dire dès le début qu'on ne travestit pas les uniformes pour des motifs religieux, au lieu de se rabattre sur l'argument "sécurité" qui n'avait aucune chance de tenir la route.
      Odile Flannery


    • Concernant les propos de Mme Marois,
      "Good to see CDN Soccer Association take action against the Quebec Soccer Federation over its ridiculous turban ban." Jason Kenney.
      Deux poids deux mesures ?

      Serge Daigno

    • Article bizarre de M. Dubuc qui semble s'être improvisé expert en multiculturalisme. Pourtant, une simple recherche internet par un néophyte tel que moi-même montre que l'Europe: GB, France, Allemagne, Italie, Danemark, entre autres, semblent douter ou rejettent tout simplement le multiculturalisme. Entre un Canada ayant comme religion doctrinaire d'état le multiculturalisme et un Québec favorisant un autre concept, l'interculturalisme, je crois que c'est l'Europe qui s'éloigne du Canada pour se rapprocher Québec, et non le Québec qui est proche du Canada.
      À relecture du texte de M. Dubuc, son message de base semble être :
      Nationalisme canadien : tolérance,
      Nationalisme québécois : intolérance,
      Mais sans nous dire pourquoi ou comment, comme trop souvent.
      Pour finir, il nous donne une citation larmoyante de Mme. David qui joue, comme le disent les Anglais, « holier-than-thou » dans ce genre de situations mais sinon se permet de lancer de la boue le restant du temps comme tout le monde. Nullement un des meilleurs articles de M. Dubuc qui trop souvent s'improvise expert en toute matière pour ensuite mieux descendre les souverainistes.
      Je préfère, et de loin, ce texte de Myriam Ségal.
      Je préfère, et de loin, ce texte de Myriam Ségal dans Le Quotidien.
      http://www.lapresse.ca/le-quotidien/opinions/editoriaux/201306/18/01-4662434-le-coup-du-turban.php
      Nicolas Bouchard

    • Pourquoi revenir sur cette histoire de turban aujourd'hui. Vous n'aviez rien à reprocher à Mme Marois cette semaine? Combien de temps allez vous revenir sur cette histoire dont personne ne veut plus entendre parler?

    • Le multiculturalisme c'est de nombreuses cultures partageant le même territoire. Des cultures qui vivent côte à côte. Pas d'intégration mais simple coexistence. Par nature le multiculturalisme s'oppose à l'identité ou à l'intégration d'un peuple. Coutumes, valeurs, modes de vie, tout est différent selon son origine. On coexiste mais on ne s'intègre pas. Cette vision du Canada est adoptée par la Direction de La Presse et ses journalistes. Infirmière voilée dans un hôpital gouvernemental, kirpan chez un employé de l'état, pas de problème. On est laïc ouvert, bienvenue à tous les signes religieux ostensibles, c'est votre culture. Le multiculturalisme cause des ravages en Europe mais chez nous, ce n'est pas pareil. Il y a bien sûr le crucifix qui nous énerve. Ce signe d'identité chrétienne est à bannir, le multiculturalisme ne s'applique pas à la religion chrétienne. Il s'applique si peu qu'on doit parler de fête nationale et non de saint Jean Baptiste. Un personnage des évangiles, à proscrire, c'est chrétien, condamnable. Laïcité ouverte sauf pour la religion chrétienne. Bonne fête nationale ou bonne saint Jean Baptiste, à chacun son choix.

    • Pour l'immigration, il n'y a aucun problème car il y a beaucoup de Français, de Belges, d'Espagnol et de Sud Américain prêt à immigrer au Québec

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