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Le merdier minier

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La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

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Alain Dubuc
La Presse

Le gouvernement Marois, dans l'épineux dossier de la fiscalité minière, est en train de concocter un système complexe, qui donnera l'impression qu'il tient sa promesse d'augmenter les redevances sans vraiment imposer davantage les sociétés minières.

Avec cette solution tarabiscotée, dont la teneur a été révélée par mon collègue Paul Journet, on pourrait dire que tout est bien qui finit bien, puisque Québec abandonne l'idée d'alourdir le fardeau fiscal d'une façon qui aurait compromis des projets d'investissement. Mais ce n'est pas le cas. Par ses menaces et l'incertitude qu'il a créée, le gouvernement Marois a fait un énorme tort au développement minier.

Et même si c'est la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui est la cible de l'opposition, la responsable de ce véritable merdier, c'est Pauline Marois, dont les décisions dans ce dossier illustrent assez bien les problèmes de gestion de son gouvernement.

L'erreur de départ, Mme Marois l'a commise dans l'opposition, en promettant de doubler les redevances minières. C'était un engagement irréfléchi, qui trahissait un manque de jugement, parce qu'il ne reposait sur aucune démonstration du fait que les minières ne payaient pas leur dû. Cette promesse, sortie d'un chapeau, semblait davantage motivée par les préoccupations d'image d'un parti voulant séduire à gauche.

Le PQ en a même fait un cheval de bataille électorale, avec des publicités-chocs, et des déclarations-chocs: «Le régime libéral a fait le choix de vendre nos ressources au rabais, nous avons fait le choix contraire». Et quand les entreprises de ce secteur ont rétorqué qu'une fiscalité plus lourde pourrait compromettre des projets, elle a dénoncé leur chantage.

Mme Marois a fait preuve de manque de jugement une deuxième fois, après sa victoire électorale, en nommant Martine Ouellet, une politicienne militante et agressive, à la direction du ministère des Ressources naturelles. Celle-ci a continué de jeter de l'huile sur le feu, à dénoncer une fiscalité minière qu'elle trouvait inacceptable.

Au pouvoir, l'équipe de Mme Marois après avoir discuté de près avec l'industrie et sans doute après avoir pris connaissance des analyses dont le gouvernement disposait déjà, a cependant découvert assez vite que sa promesse ne tenait pas debout, que le fardeau était déjà élevé et qu'il n'était pas possible d'aller chercher 400 millions de plus. Le ton s'est adouci, la promesse a été reformulée. Le document de consultation sur les redevances produit par le gouvernement ne contenait d'ailleurs aucune espèce de démonstration du fait que le fardeau fiscal des minières était trop bas.

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, devenu la voix de la raison dans ce dossier, pour que son gouvernement sauve la face, travaille sur des scénarios d'une fiscalité hybride, différente du régime actuel, mais qui n'irait pas chercher beaucoup plus d'argent.

Peut-être qu'au plan théorique, ces nouvelles formules seront supérieures. Mais toute cette aventure risque d'être désastreuse, parce que nous avons perdu un an, où le secteur minier, confronté à un gouvernement souvent hostile, peut difficilement développer des projets sans connaître l'environnement fiscal. Et rien n'indique qu'il connaîtra rapidement les nouvelles règles du jeu.

Il est difficile de mesurer précisément cet impact. L'investissement minier est en baisse, des projets ont été abandonnés, mais on ne peut pas départager l'effet du climat politique et celui du contexte minier mondial. En outre, certains impacts risquent d'être moins visibles, parce qu'il ne faut pas regarder seulement les réactions des entreprises minières elles-mêmes, mais aussi celles des marchés des capitaux, beaucoup plus mobiles, dont les minières ont absolument besoin pour financer leur développement.

Ce qui frappe toutefois, c'est que ce dossier résume bien une façon de gouverner. Des idées trop vagues, trop motivées par l'image, un manque de jugement, une indifférence aux réalités économique, pour terminer par des volte-face.

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Commentaires (19)
    • Le fiasco
      Puisque M.Dubuc n'ouvre pas aux commentaires sur sa chronique intitulé Le fiasco, je vais le commenter ici.
      Mis à part le genre de critiques habituelles qu'il fait sur toute action du PQ, je retiens deux points qu'il souligne:
      1) La hausse considérable des redevances minières pour 2011-2012 par rapport à ce qu'elles étaient les années précédentes, qu'il attribue totalement à l'ajustement que les Libéraux ont fait au régime. Il oublie intentionnellement probablement que la principale raison de cette hausse c'est plutôt l'explosion des prix des ressources des différents minerais, pas la hausse des taux de redevance de quelques pour-cent.
      2) Il dit que peu importe le régime (celui décrété par les Libéraux ou celui que le PQ vient de mettre en place), les revenus sous forme de redevances ne sont pratiquement rien devant ce que l'État exige des industriels en taxes et impôts. Il a raison et c'est pourquoi il fallait redresser le régime de redevances. Il est reconnu qu'au cours des 10 dernières années, les gouvernement fédéral et celui du Québec ont réduit considérablement les taux d'impôts des entreprises, de ce coté là même si celui du Québec est légèrement plus élevé que la moyenne canadienne ce taux reste très intéressant pour les minières et c'est sans considérer la panoplie d'avantages fiscaux qui leur sont accordées. M.Dubuc oublie que la raison d'être des redevances est de compenser la collectivité pour la ressource que les minières utilisent comme intrant, n'importe quelle autre industrie doit payer ses intrants à leur juste valeur marchande, pourquoi en serait-il différent pour les minières ? L'opportunité d'investir au Québec la ressource étant ici, créer des jobs, payer taxes et impôts est une chose, payer la ressource qu'on exploite et qui appartient à la collectivité en est une autre, la première ne justifie pas de prendre les ressources pour acquis ou de la payer en deçà de sa valeur (ce que trop de gens s'évertuent à nous faire croire)

    • @Flamewielder
      Y'a rien de tendancieux à mettre en lumière le rendement réel des minières, au contraire ça nous donne un point de repère pour juger s'il est justifié ou non d'augmenter les redevances.
      Ce qui est tendancieux c'est ce que politiciens et minières véhiculent sur la place publique pour faire accepter le statu quo. J.Charest se limitait à dire : « le taux de redevances du Québec est 32% plus élevé que celui de telle autre province, les minières vont investir xx milliards, ça va générer des jobs, des taxes et des impôts ». Les minières disent : « redevances plus élevées = projets moins rentables, possible qu'on choisisse d'investir ailleurs ». Les médias répètent sans plus d'analyse et ça conditionne l'opinion publique. Rien là-dedans nous permet de juger si le partage entre les minières et le Québec est équitable ou pas.
      Les minières utilisent la VAN (Valeur Actuelle Nette) comme indicateur économique pour décider d'investir ou non, ça tient compte de tout (investissements, revenus, dépenses, taxes, impôts, redevances, pour toute la durée de vie du projet). Ici, PWC parlant d'un ensemble de projets, nous rapporte plutôt le taux de rendement réel (TRI) moyen de projets représentatifs de ce que les minières font. Par définition le TRI est le taux d'actualisation qui rend la VAN à 0$, tant que le TRI reste « plus grand » que le taux d'actualisation utilisé pour le calcul de la VAN le projet est rentable. Généralement le taux d'actualisation utilisé est le coût marginal du capital de l'entreprise. Si la dette coûte 10% et l'équité 20%, le taux combiné se situera entre les deux, disons 14% pour illustrer, la différence entre ce 14% et le 71.4% de TRI que rapporte PWC nous donne l'ordre de grandeur de la marge de rentabilité du projet... c'est très rentable... et c'est tout ce qui compte pour les minières.

    • Votre citation du document de la SECOR est tendentieuse, car l'exemple d'un TRI de 70% n'est qu'hypothétique. L'exemple montre en fait que Québec se situe au deuxième rang des provinces canadiennes quand au niveau de taxation des minières. Les Québecois sont donc déjà quand même bien servis en termes de redevances, si on se compare aux autres provinces.
      En plus de 20 ans de carrière dans l'industrie, je peux vous affirmer qu'un taux de rendement intérieur brut (ou FRI) dans la réalité n'excède que rarement 6-12% après taxes. C'est un bon placement pour votre REER, mais on est loin des surprofits...
      Gageons que si l'état exigeait des agriculteurs 1% de leurs revenus bruts en plus d'imposer leurs profits, il y aurait des barricades de balles de foin sur l'autoroute 20... mais je pense que le bon sens va prévaloir cet après-midi.

    • Marge de man?uvre des minières, un ordre de grandeur.
      Selon M.Dubuc et tous ceux qui défendent bec et ongle le régime actuel de redevances minières, en prédisant de surcroit qu'exiger un peu plus de retombés économiques qu'actuellement pour la collectivité ferait littéralement fuir les minières et les investisseurs qui les supportent... le baratin habituel en sous entendu lorsqu'il n'est pas dit clairement : "les mines vont fermer, des emplois seront perdues, on se tirerait dans le pied ".
      Je réfèrerait ceux-ci à l'étude suivante produite par le groupe KPMG-SECOR à la demande du parti Libéral la veille de la dernière élection, plus précisément à la page 56 du document suivant :
      http://www.groupesecor.com/files/pdf2/SECOR-KPMG-FMC_Les-redevances_minieres_au_Quebec_Version_finale.pdf
      Cette partie là présente les résultats d'une analyse produite par PWC (PriceWaterhouseCooper), elle nous apprend ce qu'il en est en réalité de la rentabilité des projets miniers typiques au Canada, l'évaluateur économique utilisé est le TRI (le Taux de Rendement Interne) des projets, ils serait de 74.3% en moyenne dans l'ensemble des provinces du Canada et 71.3% au Québec.
      Les décisions d'investir ou non sont généralement prises en considérant les 2 indicateurs économiques suivant: 1) le taux de rendement du projet et 2) le délai de recouvrement. N'importe qui familier avec les études économiques vous dira : des projets qui assurent plus de 70% de rendement, amenez-en !! quant aux gouvernements qui accordent des avantages fiscaux qui permettent de réduire sensiblement les délais de recouvrement on les adorent !
      Les investisseurs choisissent les projets les plus rentables d'abord, les autres ensuite jusqu'à épuisement du capital disponible, mais les projets qui assurent 71% de rendement ne doivent jamais être très loin dans leur liste de projets intéressants.
      En somme, il y a de l'espace pour meilleur partage des retombées économiques entre minières et collecté.

    • De l'hypocrisie politique appuyée par ces propos de M.Dubuc, toujours égal à lui même d'ailleurs,
      voilà qui décrit bien cet article à mon avis.
      Lui comme les Libéraux et les Caquistes préparent le terrain (conditionnent l'opinion publique) avant le dépôt du nouveau projet de loi sur les mises et le nouveau régime de redevances que le PQ va présenter pour étude en commission parlementaire sous peu, leur objectif est bien clair : pouvoir dire à la fin de cet exercice que le PQ a "encore reculé" sur ses intentions et promesses, c'est un discours partisan et payant alors ils l'exploitent à fond.
      Dans ce débat il y a d'un coté les industriels qui profitent d'un régime économiquement extrêmement favorable pour eux depuis plus d'un siècle et qui préfèrent le statu quo à n'importe quelle réforme et de la loi et du régime de redevances, ils sont fortement appuyés par le PLQ et la CAQ. De l'autre coté le PQ qui propose les ajustements importants déjà connus dans ses grandes lignes et qui ont comme principaux objectifs :
      1) d'en arriver à un partage plus équitable des retombées économiques entre ceux qui exploitent nos ressources et la collectivité
      2) de baliser les façons de faire cette exploitation, responsabiliser les minières, prévenir / éviter des situations et des fardeaux publics comme ceux des nombreux sites orphelins actuels.
      Une analyse impartiale, reconnait que de tels ajustements sont nécessaires, que le statu quo n'est pas défendable. Tous les acteurs en jeu reconnaissent qu'au 21 ième siècle le "développement durable" s'impose et ça dans tous les sens de l'expression, mais certains accrochent lorsqu'il est question du partage équitable des retombées économiques.
      Ceux qui ne sont pas responsables et qu'il faudrait critiquer ici ce sont ces politiciens hypocrites qui n'ont pas vraiment les intérêts de la collectivité comme priorité et qui forcent le gouv. minoritaire à diluer sa réforme sous menace de ne pas l'approuver, tout se joue là.

    • Il est vraiment stupéfiant que le monde ignore que des sites minier restaures entièrement a 100% par les minières existent au Québec. Ce n'est pas parce que Desjardins ne les a pas montre dans son film Trou Story que ces sites n'existent pas...
      On peut en mentionner la mine Selbaie restaurer aux coûts de 37 millions pas BHP Billiton, la mine Louvicourt entièrement restauré par Aur Resources, les mines Chimo, Yvan-Vézina, Lucien Béliveau par Cambior, le site de la mine Gaspé à Murdochville a été restauré à des coûts de plus de 100 millions par Noranda, la mine Troilus par Inmet, la mine Joutel par Agnico-Eagle, et il y en d'autres...
      Ces mines ont été restauré par les minières a 100%, mais les politiciens, les écologistes, les environnementalistes, n'ose pas parler de ces sites, car il pourrait causer du tort dans la propagande du fait que les minières continuent à abandonner les sites minier .... On prend la population pour des naïfs en cachant ce fait qui est bel et bien réel, il y des minières qui restaure leurs propres sites miniers à leurs frais, et surtout selon les directives du Ministère de L'Environnement...

    • \'Monsieur thegopher001
      Tous les chiffres que vous avancez sur la conjoncture du marché mondial des ressources sont exacts. Cependant, un indicateur qui ne ment jamais est celui-ci. Invariablement, lorsqu'un État décide de pratiquer des réformes fiscales dans un secteur ou un autre c'est que le cycle économique est déjà fort avancé et sur le point de tourner. C'est franchement infaillible comme indicateur. Le Trésor australien a en effet le même manque à gagner. Seulement plus gigantesque.
      Je pense que nos politiciens se sont léchés les papilles en voyant le potentiel de la super taxe australienne. Un jour les cours changeront de direction et il faudra demeurer compétitif car le marché de croissance pour les trente prochaines demeurera le continent asiatique. A un petit détail près, les russes et les australiens auront négociées des avantages comparatifs pour une entrée préférentielle dans ce nouveau marché commun qui se pointe d'ici quelques années.

    • Commençons avec Samati car s'en vaut vraiment la peine...sur le site du ministère même : http://www.mrn.gouv.qc.ca/mines/restauration/restauration-sites.jsp. Le coût des anciennes restaurations est évalué à près d'un 890 millions avec un passif de 338 millions pour des sites qu'il devra potentiellement restaurer. Peut-être que les futures redevances permettrons d'équilibrer le tout? Après combien d'années? C'est seulement depuis 2009 que le ministère demande de payer la totalité des coûts de restauration. Bien sûr quand je mentionne les 25 plus grandes capitalisations boursière, je faisais références aux ressources naturelles peut importe laquelle. Et la Norvège prend des participations dans les mines également. Le volume n'est pas aussi imposant que le pétrole, mais les profits sont aux rendez-vous quand même.
      Pour jpthoma1, je ne dis pas que le régime actuel est le plus compétitif, mais il l'a certainement été durant plusieurs décennies ce qui fait que Québec a très mal gérée ses ressources dans le passé, laissant filer sa richesse collective entre les mains. Pour le reste, Je ne suis pas sûr de vous suivre, vous dites que les minières déménagent en Ontario ou au Mexique?, vous citez une étude sans source et vous insinuez que des mines en exploitation ont fermées au Québec? J'attends toujours des noms... Bref faite un peu de ménages dans vos recherches, parce que y'a pas grand-chose qui se tient dans votre discours.

    • @thegoopher001
      Plusieurs de vos énoncés semblent indiquer un manque de rigueur dans vos recherches pour décrire le secteur minier au Québec ou ailleurs.
      La restauration des sites est la responsabilité des sociétés minières qui sont tenues de mettre de coté pendant la production les fonds qui seront nécessaires pour les travaux de restauration. Ces mesures visent à éviter que l'état se retrouve avec la facture dans l'éventualité d'une faillite ou du départ d'une entreprise. La facture pour restaurer les sites orphelins au Canada est relativement élevée et les gouvernements au Canada ont mis en place des mesures appropriées pour corriger ce problème.
      Il n'y a pas que l'amiante qui a été désastreuse pour les gouvernements au Canada. On peut rajouter le minerai de fer, le sel, le charbon où les gouvernements ont engloutis des milliards sans en tirer de bénéfices.
      Vous m'avez recommander de regarder de quels secteurs provenaient les 25 plus grandes sociétés de la planète. Vous auriez dû regarder vous même les listes (selon revenus totaux, revenus nets ou capitalisation boursière) pour constater que l'on retrouve beaucoup de sociétés dans le secteur financier, dans le pétrole et gaz, dans le commerce, mais aucune dans le secteur minier. Les grandes sociétés minières que sont BHP, Rio Tinto, Xstrata, Anglo American ou Vale ne sont pas suffisamment grosses pour en faire partie. Elles ne figurent pas parmi les 25 plus grosses ou les 50 plus grosses ou même les 100 plus grosses.
      La Norvège a du pétrole (en déclin), ce que le Québec n'a pas (et n'aura jamais grâce à nos bons amis écologistes).

    • @thegoopher001
      Selon l'étude de RnCan (ref. 1), le Québec a un des régimes de redevances le plus sévère au Canada. Si vous connaissez bien l'industrie, vous savez sûrement qu'actuellement les entreprises se tournent vers l'Ontario (redevances de 10% des profits) et le Mexique (PAS DE REDEVANCES!) pour poursuivre leur croissance. De plus, si ça va si mal partout, je vous invite à me donner le nom de mines qui ont fermé en Ontario récemment. Des noms SVP.
      Dans un autre commentaire, vous mentionnez que les mines du Québec génèrent le plus de profits. Là, vous contredisez la ministre qui affirme que 10 mines ne font pas de profits et ne payent pas de redevances!!
      Si vous connaissez la comptabilité, vous savez alors que les crédits d'impôts sont mis en contrepartie des impôts à payer et que c'est le net qui compte. Les chiffres d'Aurizon et Osisko que j'ai donnés sont "nets". Vous mélangez de plus les crédits d'impôts concernant les actions accréditives qui sont donnée aux investisseurs, pas aux entreprises.
      Ref:. 1:http://www.rncan.gc.ca/mineraux-metaux/industrie-marches/3726
      PS: Pas? de? clavier? français? à Vancouver?

    • @Samati, je crois déjà vous avoir répondu sur un billet précédent ou vous prétendiez tout connaître sur le régime minier. Mais expliquez-moi donc pourquoi les mines au Québec génère plus de profits qu'ailleurs? Malgré un coût de production plus élevé, Québec réussi à faire profiter les minières plus qu'ailleurs (lisez les états financiers des minières dont les mines sont au Québec) AEM, Aurizon, Osisko. Votre vision unidimensionnelle oublie que Québec est la juridiction qui accorde le plus de crédit d'impôts. Comme je le disais au préalable l'illusion que les Québécois reçoivent des « redevances » sont annulés par les crédits d'impôt et le cout de décontamination des anciens sites miniers. Bien sûr, l'État va chercher l'impôt des travailleurs en salaires, mais ce serait pareil si le gouvernement aurait pris des participations dans les mines. La Norvège n'est pas riche pour rien, elle prend des participations dans tous les secteurs de ses ressources naturelles. Sur le long terme les ressources naturelles sont toujours rentables à moins que vous soyez de mauvaise foi et que vous preniez comme seul année de référence l'année prochaine et que vous mentionnez le seul exemple de nationalisation qui n'a pas fonctionné. ( l'amiante) .Regardez les 25 plus grandes compagnies du monde et dites-moi de quels secteurs ca provient?

    • Thegopher001
      Vous accusez M. Dubuc de errez. Si il y a une personne sur ce blogue qui erre c'est bien vous. Les redevances perçues au Québec sont basées sur la profitabilité d'une opération plutôt que sur la valeur de la production. Lorsque les prix sont élevés le Québec ramasse sa part. Le PQ veut introduire une recevance ad valorem ce qui favorisera l'écrêmage des gisements, réduira conséquemment la durée de vie d'une mine et les revenus fiscaux de la province (moins d'impôts sur le revenu des travailleurs, d'impôts sur les bénéfices et de taxes indirectes versées grâce à une mine en production). Une stratégie fiscale perdante pour le Québec...
      Le système de redevances sur les profits est un système qui a fait ses preuves (on peut facilement ajuster les taux en fonction de la conjoncture économique) et il n'y avait pas lieu de tout bouleverser pour des fins bassement partisanes.

    • @jpthoma1. La chute d'investissement minier se produit partout dans le monde et le nouveau régime de redevances n'est pas la cause du déclin des investissements. L'Australie a perdu 5000 emplois en 1 trimestre, les mines du Chili de l'Argentine créent des pertes aussi. Le prix de L'or et la demande espérée est la principale cause. 2ei quand vous lisez un état financier je vous suggère de comparer avec des compétiteurs semblables afin de voir si une compagnie a un avantage par rapport à un autre. Si vous comparez ce qu'à payer en taxes et redevances GoldCorp ou Barrick gold les 3 dernières années, c'Est environ 15 à 17% de leurs valeurs brutes extraites. Ce ratio se situe à 10% pour Aurizon et 11% pour Osisko. Bien que les coûts d'extraction soit plus chers au Québec ils payent beaucoup moins de redevances. Barrick et Goldcorp ont des mines à peu près partout dans le monde. C'est bien connu le régime Québécois a toujours été un des régimes les plus avantageux pour les minières (de l'effet inverse un des moins avantageux pour sa population) je suggère que vous regardez les sondages fait de L'institut Fraser à ce sujet. Le gouvernement assume la totalité des frais de décontamination, ce qui annule pratiquement le montant pour les redevances reçues. Il y a aura toujours de faut discours à la Dubuc pour faire croire que les minières font pitiés, mais quand on refuse de regarder les faits en face c'est ce que ça donne.

    • La promesse électorale était irréaliste et fallacieuse. Le régime libéral (16% des profits) a rapporté environ $350 millions en 2011/2012, ce qui correspond déjà à 4,4% de la valeur de la production. Ce régime a aussi permis de maintenir en vie certaines mines en difficultés qui ne payaient pas de redevances parce qu'elles faisaient pas de profits. Le régime proposé par le PQ est "universel"(tout le monde paye, profits ou pas), ce qui va évidemment accélérer la fermeture des mines, déjà incapables de payer ces redevances (une dizaine selon la ministre). Quant à taxer le sur-profit dépassant 8% de rendement, c'était ridicule puisque la Caisse de Dépôt a un rendement plus élevé et plusieurs trouvent déjà que ce n'est pas assez!!!! De plus, pour financer le développement d'une mine, les marchés financiers exigent des rendements minimums de 15%!!!!
      Quant à la pub du "gros truck", elle était insultante et frauduleuse. En 2012, sur des profits de $56 millions, Mines Aurizon va payer $24.3 millions en impôts et redevances. C'est 43,3%. Une autre entreprise de chez nous, Osisko, va payer $72,3 millions en impôts et redevances sur des profits de $150,7 millions. C'est 47,9% qui va à l'État, sans compter les impôts payés par les employés, taxes à la consommation, municipales.... Ces chiffres sont disponibles dans http://www.sedar.com/homepage_fr.htm
      Ce qui est malheureux, c'est que le mal est fait et les investisseurs sont déjà partis ailleurs. Les écolos peuvent se réjouir, il y aura pas ou peu de nouveaux développements miniers au Québec durant les prochaines années. N'était-ce pas leur objectif initial?

    • M. Dubuc a très bien résumé la situation dans le monde minier au Québec. Le PQ a malheureusement fait une promesse qui était impossible à tenir. Pauline Marois et ses Ministres Ouellet et Marceau s'en sont bien rendu compte durant le forum sur les redevances minières au mois de mars. Le travail qu'ils ont fait méritait d'être fait. L'erreur qu'ils ont fait, ils auraient dû revoir le nouveau plan pour les redevances minières avant la campagne électoral afin de s'assurer qu'il ne se mettaient pas les pieds dans les plats. Ils auraient dû analyser tous les scénarios possibles dans ce monde économique fort volatile bien avant de dire qu'il était possible d,augmenter les redevances minières sans mettre en danger les emplois fort rénumérés dans ce secteur.
      Pourquoi le PQ n'est venu recontrer et consulter le personnel des minières quand ils étaient dans l'opposition afin de vérifier si leur système de redevances était adéquat??? Pauline Marois a bien vu qu'il avait quelque chose qui clochait avec son nouveau régime de redevances minières lors de sa dernière visite à Rouyn-Noranda à la fin du mois de mars. Elle a eu la chance de discuter avec les gens d'affairers des minières. Elle a pris beaucoup de note dans ce monde qui lui était méconnu. Mais, il était trop tard pour elle, la fameuse promesse était faite...
      L'autre erreur du PQ a été d'être fort impatient avant de se lancer dans la modification du régime minier. Les libéraux ont fait passer les redevances minières de 12% à 16% en 2012, or les chiffres provenant des redevances pour l'années 2012 ne sont pas encore disponiobles. Alors, comment le PQ pouvait-il affirmer que la dernière modification des redevances minières n'était pas bonne pour les coffres du Gouvernement du Québec. Pourquoi le PQ n'a pas attendu sagement encore une année avant de passer à la modification du régime minier? En politique, l'impatience peut coûter très cher...

    • Erreur ?
      L'erreur de départ de Mme Marois, tout comme toutes les autres énumérées, ne se résument qu'à une chose: elle est différente de vous, vous qui n'êtes ni souverainiste, ni nationaliste, ni social-démocrate, monsieur Dubuc. Vous, vous prêchez la libre-économie qui nous mène directement dans le mur et qui ne fait aucun cas des pauvres gens et de la classe moyenne.

    • M Dubuc je trouve dommage que vous errez dans la partisannerie politique surtout quand vient le temps d'exprimer des réflexions économiques. Qu'on le veuille ou non, le régime minier au Québec est un désastre total tant au niveau libéral que Péquiste. Jamais les Québécois n'ont tiré leur juste part des mines basée sur une loi qui n'a jamais modifié ses fondements. Pour ce qui est des redevances, c'est un désastre. Alors que les Québécois se serre constamment la ceinture pour payer plus de taxes et d'impôts, les mines ne paient que 3% de la valeur brute de ce qu'il extraits! C'Est le plus bas taux de tous les pays industrialisés. Blâmer le PQ pour la baisse d'investissements miniers est une aberration. Partout dans le monde les investissements sont en baisse et ce n'est pas la faute du politique. Les prix des métaux ont pris une méchante débarque, particulièrement l'or (qui constitue la majorité des ressources extraites au Québec), sans compter la demande future de la Chine et l'Inde qui est en perte de vitesse. Et qu'est-ce que le marché des capitaux vient faire dans la politique?? Les investisseurs choisissent les investissements selon ce qui est susceptibles d'être rentable dans le futur! Présentement les capitaux pour les mines ne sont tout simplement pas populaires puisqu'il a d'autres investissements plus rentables que les mines dans le futur. Le PQ a voulu rétablir un certain équilibre dans les redevances, mais ca tombe dans le pire moment. Cet équilibre aurait du être rétabli dans le régime libéral alors que les profits battaient des records absolus. Il est difficile de croire que vous possédez une « maitrise en économie M. Dubuc »... défendre le PLQ constamment vous coûte certainement une bonne dose de crédibilité.

    • @balos,
      Vous résumez parfaitement mon opinion concernant Mme. Marois et le PQ. En gros, un parti d'amateurs qui n'accomplira rien de bien pour le Québec, sauf protéger les amis comme les syndicats, accroitre les dépenses et les taxes et impots....
      Claude Poirier.

    • Le premier manque de jugement de Marois fut celui de marcher, casseroles en mains, le printemps dernier. Celle qui convoitait le poste de première ministre, en harmonie avec l'anarchie. Et nous avons voté pour ça. Toutes les autres décisions ou orienttions devenaient, après ces faits, susceptibles d'être déconnectées de la réalité, et plusieurs l'ont été. Les nominations de Ouellet et Breton constituent le second manque de jugement comportant le plus d'impacts négatifs sur l'économie du Québec. La patrie avant la parti disait récemment Bernard Landry. C'est exactement le contraire qui se produit actuellement. Les intérêts supérieurs du Québec passent bien après «la gouvernance souverainiste». On cherche la chicane, on tente de créer artificiellement un contexte de confrontation pour faire croire que seule l'indépendance peut résoudre la question. Comme disent les américains: «on ne répare pas ce qui n'est pas brisé».

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