Jack Huston: contre vents et marées

Toby Kebbell et Jack Huston dans la nouvelle... (Photo fournie par Paramount Pictures)

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Toby Kebbell et Jack Huston dans la nouvelle adaptation du drame biblique Ben-Hur de Timur Bekmambetov

Photo fournie par Paramount Pictures

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Sonia Sarfati
La Presse

(Los Angeles) Quiconque a vu Ben-Hur de William Wyler (1959) - gagnant de 11 Oscars, dont celui du meilleur acteur à Charlton Heston - garde en mémoire l'épique course de chars tirés par quatre chevaux. Et quiconque n'a pas vu ce classique est sûrement, un jour ou l'autre, tombé sur des images de cette scène culte.

L'épisode est bien sûr présent dans la nouvelle version du drame biblique que réalise Timur Bekmambetov (Wanted, Night Watch), version se voulant plus ancrée dans le roman du général Lew Wallace paru en 1880 que le scénario qu'en avait tiré Karl Tunberg quelque 80 années plus tard.

Mais la scène qui va coller aux esprits, parce qu'on ne l'attendait pas (son équivalent dans le film de Wyler a très mal vieilli), est celle de l'attaque de la galère où est enchaîné le prince juif Judah Ben-Hur (Jack Huston), injustement condamné par son frère adoptif, le Romain Messala (Toby Kebbell).

«Nous avons tourné cette scène du point de vue de Judah. Imaginez, il est dans la cale, avec les autres. Il ne voit pas ce qui se passe là-haut. Il entend, il ressent. Il y a les chocs. Le tangage. L'eau qui s'engouffre. Mais il ne peut fuir. Il est impuissant. C'est brutal. C'est terrifiant. C'est... un film d'horreur», a raconté Jack Huston lors de rencontres de presse tenues samedi à Los Angeles.

Scène exigeante

L'acteur britannique, que beaucoup ont découvert dans Boardwalk Empire (il y incarnait le tireur d'élite défiguré Richard Harrow), a perdu 15 kg pour cette scène qui a nécessité trois semaines et demie de tournage.

«Être condamné aux galères, c'était être condamné à mort. Vous ramiez jusqu'à ce que vous mouriez. L'espérance de vie de ces esclaves fouettés, mal nourris, était de trois à six mois.»

Mais au moment de la funeste attaque, Judah Ben-Hur rame depuis cinq ans. «Je voulais provoquer un choc. Vous le voyez se faire enchaîner, le prince gentil, un peu naïf, qui pense que la paix est possible entre son peuple et Rome, n'est pas très loin. L'image d'après, nous sommes cinq ans plus tard. Il est devenu un esclave endurci dont le moteur est la haine.»

La barbe, les cheveux longs, le visage émacié, oui. Mais aussi le regard hanté, brûlant du désir de vengeance.

Et soudain, c'est l'attaque. Invisible. Mortelle. «L'une des sections de la galère construite pour cette scène pouvait s'incliner à 50 degrés, pour donner l'impression que nous venions d'être heurtés par un autre navire. Une autre était suspendue à des grues pour pouvoir, au moment voulu, être immergée dans un réservoir afin que l'eau s'engouffre dedans.»

Des journées que Jack Huston résume par «trois ou quatre heures de maquillage, beaucoup de gars en pagne, une chaleur infernale et de l'eau qui te fouette de partout». L'enfer, donc? Rires. «En tant qu'acteur, tu n'as pas à travailler beaucoup : tu es là et tu ressens tout, tu ne joues pas! C'était... choquant. Et formidable.»

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Ben-Hur (v.f.: Ben-Hur) prend l'affiche le 19 août.

Les frais de voyage ont été payés par Paramount Pictures.

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