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      En DVD

      De rouille et d'os

      De rouille et d'os

      Résumé

      Ali, père d'un enfant qu'il traite davantage comme un petit frère gêneur, débarque à Antibes avec lui et s'installe chez sa soeur, caissière de supermarché. Ayant décroché un job de videur dans une boîte de nuit, il croise Stéphanie, une dresseuse d'épaulards. Initialement rebutée par cet homme fruste qui la raccompagne chez elle un soir après l'avoir sauvée d'une agression, la jeune femme reprend contact avec lui quelques mois plus tard après qu'on lui eut amputé les deux jambes à la suite d'un terrible accident de travail. Au contact de cet homme qui ne fait pas grand cas de son handicap, Stéphanie réapprivoise son corps et reprend goût à la vie. Alors qu'un amour possible se profile à l'horizon, Ali, immature émotionnel collectionnant les conquêtes, se défile. Par contre, il s'investit à fond dans des combats à mains nues clandestins, qui pourraient lui permettre de sortir de sa condition précaire.

      Cote La Presse

      4/5

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2012-12-14

      Classement : 13 ans + (violence, érotisme)

      Pays : France

      Distributeur : Métropole Films Distribution

      Date de sortie en DVD : 2013-03-19

      Genre : Drame

      Durée : 122 min.

      Année : 2012

      Site officiel

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Jacques Audiard

      Montage : Juliette Welfling

      Scénario : Jacques Audiard,Thomas Bidegain

      Photographie : Stéphane Fontaine

      Musique : Alexandre Desplat

      D'après le livre de : Craig Davidson

      ACTEURS

      Marion CotillardBouli LannersMatthias SchoenaertsArmand VerdureCéline SalletteCorinne MasieroJean-Michel Correia

      Critique

      De rouille et d'os : au plus près de la peau

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      Il y a beaucoup de pudeur chez Jacques Audiard. Même si le cinéaste français filme ses sujets de façon frontale, sans ne rien esquiver de leur nature dramatique, jamais il ne verse dans le sentimentalisme bon teint ou la surenchère. Dès les premières scènes de De rouille et d'os, alors qu'on voit un gaillard traîner avec lui un petit garçon, le ton est donné. On sait que le destin de ces personnages est scellé dans un monde qui ne fera pas de cadeaux. 

      Audiard a souvent déclaré avoir eu envie de décrire, après l'univers carcéral d'Un prophète, un monde plus «féminin», plus «lumineux», mais en réalité, son nouveau film suinte aussi la testostérone.

      C'est qu'Ali, le gaillard en question, est une force brute. Capable de sentiment bien sûr, mais rarement dans les relations sentimentales. En fait, le lien qu'il entretiendra avec Stéphanie, une dresseuse d'orques rencontrée une fois dans un bar alors qu'il y avait eu de la casse, sera d'une tout autre nature. Recevant un coup de téléphone des mois après leur première rencontre (où il ne s'était rien passé), Ali constate en effet que cette femme fait appel à lui après avoir été victime d'un accident dans l'exercice des fonctions.

      Aucune pitié, aucun apitoiement dans le regard que pose cet homme sur cette femme. Il se développe d'abord entre eux une relation «hygiénique», dans la mesure où ils partagent «au besoin» une vie sexuelle sans attentes particulières, sans arrière-pensées, par simple bienveillance. Forcément, cette liaison empruntera progressivement une autre forme. Comme un lien solidaire entre deux êtres qui, au départ, n'étaient pourtant pas du tout du même monde.

      Campée en temps de crise, l'intrigue fait aussi écho au combat permanent qu'un être humain doit livrer pour assurer sa survie. La démonstration est d'autant plus éloquente qu'Ali n'a pratiquement que ses muscles pour seuls atouts. Celui qui a gagné un temps sa croûte comme videur de bar participe même maintenant à des combats extrêmes organisés de façon clandestine. Le goût du sang, il connaît.

      Dans cette oeuvre filmée au plus près de la peau, Marion Cotillard donne la réplique à Matthias Schoenaerts, révélé grâce à Bullhead (en nomination plus tôt cette année pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère). Tous deux sont remarquables.

      Très librement inspiré d'un recueil de nouvelles de l'auteur canadien Craig Davidson, De rouille et d'os est truffé de scènes qui hantent l'esprit. Ce film d'Audiard emprunte à la fois les accents du drame social, du film noir, du film d'amour aussi, et pourtant, il reste parfaitement imprévisible, inclassable. Avec un style qui n'appartient qu'à lui, le chef de file du cinéma français nous offre une oeuvre puissante, devant laquelle on ne peut qu'être soufflé.

      * * * *
      De rouille et d'os. Drame réalisé par Jacques Audiard. Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Céline Sallette. 1h55.

      De rouille et d'os: magnifiques éclopés de la vie

      Éric 
      Éric Moreault

      De rouille et d'os arrive précédé d'une rumeur favorable, notamment en raison de sa sélection au dernier Festival de Cannes. Avec raison. Le long métrage de Jacques Audiard est magnifique, bâti sur un scénario avec une véritable épaisseur dramatique et filmé avec brio. Avec du sexe et de la violence, oui, mais pas de la façon habituelle...

      Ali (Matthias Schoenaerts) quitte la Belgique avec son fils Sam, cinq ans, qu'il connaît à peine. Il atterrit chez sa soeur, à Antibes, où il dort dans le garage avec son petit bonhomme, dont il se préoccupe peu. Égocentrique, immature et irresponsable, il ne réfléchit guère aux conséquences de ses actes. Mais le gars est prêt à tout pour survivre, y compris à participer à des combats de rue.

      Son chemin croise celui de Stéphanie (Marion Cotillard), dresseuse d'orques dans un parc aquatique et femme forte. Mais à la suite d'un accident, on lui ampute les deux jambes. En quelques plans muets successifs où on voit son visage abattu en gros plan, le réalisateur nous fait ressentir sa déprime postopératoire et son désir de se cacher du regard des autres.

      C'est dire toute la force d'évocation dont Audiard est capable. Sa sensibilité aussi. Il filme Stéphanie avec beaucoup de respect et de pudeur, surtout quand ses moignons sont en évidence. Notamment quand elle se baigne dans l'océan et que le soleil miroite dans l'eau ou quand elle entreprend sa réhabilitation.

      Car, en désespoir de cause, la jeune femme a fait appel à Ali. Le duo entame d'abord une étrange relation platonique où ils s'apprivoisent. Pendant qu'Ali, une bête de sexe boostée à l'adrénaline, baise à droite et à gauche, Stéphanie reprend peu à peu goût à la vie. Et au sexe, sur lequel elle semblait avoir fait une croix. Et naîtra ainsi une idylle atypique, voire improbable.

      De rouille et d'os est d'abord un film de rédemption et de réhabilitation. Ali et Stéphanie ont des avenues bien différentes à emprunter. Et même si leurs trajectoires se croisent souvent, leur destination n'est pas nécessairement semblable.

      Jacques Audiard et Thomas Bidegain ont librement adapté, avec beaucoup de bonheur, un recueil de nouvelles de l'écrivain canadien Craig Davidson du même titre. Mais en transposant le propos dans le sud de la France, ils lui donnent une tout autre perspective. En fait, on n'est pas loin de l'univers ouvrier typique des films de Robert Guédiguian (Marius et Jeannette). Celui de la débrouille et des petits salaires, de l'entraide et d'une certaine idée de la communauté.

      À la différence qu'Audiard (Un prophète, De battre mon coeur s'est arrêté) filme avec beaucoup de maestria. Ses séquences aquatiques sont aussi belles que terrifiantes. J'ai toutefois des réserves sur certaines de ses esthétisantes scènes de combat extrême, qui glorifient une violence malsaine. Mais quand il ne reste que le désespoir, on est prêt à tout vendre, même son corps.

      En chair et en os

      Les personnages du film n'ont rien à voir avec ceux, stéréotypés, de certaines productions. Ils ont leurs contradictions, leurs défauts, leurs qualités... on dirait qu'ils sont en chair et en os - de rouille et d'os, si vous préférez. À ce sujet, les performances de Marion Cotillard et de Matthias Schoenaerts sont renversantes. Ils plongent dans des zones d'ombre et de douleur, qu'ils recréent avec une présence magnétique.

      De rouille et d'os demeure malgré tout un film lumineux. Bouleversant, certes, mais propulsé par l'humanité du scénario. Le genre qui ne laisse personne indifférent.

      * * * *
      De rouille et d'os. Genre : drame. Réalisateur : Jacques Audiard. Classement : 13 ans et plus. Durée : 2h02.

      On aime : la composition émouvante de Marion Cotillard, l'humanité du scénario.

      On n'aime pas : la glorification de la violence des combats extrêmes.

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      Commentaire (1)

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      • Je reste agréablement ébranlée après avoir vu le film! Certaines scènes sont demeurées collées à ma rétine!
        Je continue aussi à me questionner sur le titre du film...
        Quelqu'un peut-il m'expliquer le sens du mot *rouille* dans le titre de ce film?
        Jivano

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