(Montréal) La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), une société d’État, vient de mettre à pied des employés en lien avec la crise de la COVID-19.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Alors que des milliers de Québécois perdent leur emploi, François Legault a affirmé aujourd’hui que le secteur public et ses réseaux devraient s’en tirer indemne.

Mais 450 employés de la SÉPAQ, qui gère les parcs nationaux québécois, devront se trouver une source de revenu alternative pour au moins quelques semaines. Tous les établissements de l’organisation sont fermés au public depuis une semaine.

« La SÉPAQ ne sera pas en mesure pour le moment de rappeler au travail les employés saisonniers, occasionnels ou étudiants qui auraient normalement été réengagés avant le 13 avril. Elle doit aussi écourter ou suspendre les contrats d’employés saisonniers, occasionnels ou étudiants qui n’assument pas des activités prioritaires ou auxquels elle ne peut fournir du travail », a indiqué Simon Boivin, en charge des communications de l’organisation, par courriel.

« On parle d’environ 450 personnes en fonction du 13 avril, et ce nombre peut augmenter à plus de 700 si la situation perdure jusqu’au début mai », a-t-il continué.

Le syndicat qui représente ces employés n’est pas monté aux barricades.

« Malheureusement les mesures mises en place pour endiguer la propagation de la COVID-19 affectent le travail de nos membres saisonniers de la SÉPAQ, a affirmé Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction public du Québec, dans une déclaration écrite.

« Nous souhaitons que cette situation se résorbe rapidement et touche le moins possible d’employés, a poursuivi M.  Daigle. Nous nous assurerons que leurs droits soient respectés et qu’ils puissent bénéficier de l’aide gouvernementale annoncée. »

Cet après-midi, le premier ministre Legault avait tenu à rassurer les employés du secteur public.

« Actuellement, il n’y a aucun scénario, là, de mises à pied ou de ne pas payer les employés qui travaillent pour le gouvernement du Québec, incluant les réseaux », avait-il affirmé dans sa conférence de presse quotidienne.