Je ne suis pas économiste et, dès lors, je me garderai bien de débattre de questions qui ne relèvent pas de mes compétences. Cependant, rien ne m’interdit, en tant que citoyen concerné, de faire quelques remarques basées sur le bon sens.

Publié le 1er juillet
Alain Braine
Alain Braine Montréal

L’impossibilité pour les Ukrainiens d’écouler le blé de leurs greniers se répercute manifestement sur l’économie européenne (entre autres) autant que le choix pour beaucoup de pays de refuser partiellement ou totalement d’acheter du gaz et du pétrole aux Russes. L’effet boule de neige fait son œuvre et les économies chancellent alors que la spéculation va bon train, ce qui est probablement le nœud du problème.

Concrètement, le blé, en Europe, ne passe pas et le pétrole non plus. Au Québec, le blé consommé vient essentiellement des provinces canadiennes et le pétrole vient du Canada (le Canada est le quatrième producteur mondial), des États-Unis, des pays du Golfe et un peu de Russie et, par conséquent, les difficultés ne sont pas les mêmes. On n’est pas, en ce qui nous concerne, face à un problème d’acheminement, mais bien face à un problème de surenchère qui va des marchés boursiers et de l’État jusqu’aux petits commerçants qui n’ajustent pas toujours au mieux leurs marges bénéficiaires : « Vous savez, avec la guerre en Ukraine… » Effet boule de neige garanti également.

L’anarchie totale règne sur les prix à la consommation, ce qui engendrera très vite davantage de détresse humaine chez les plus démunis, des faillites de petits commerçants, etc.

Je le répète, je ne suis pas économiste, mais je pense que face à cette nouvelle épreuve, nos gouvernements pourraient minimalement s’imposer et imposer des limites à l’augmentation de prix, histoire de mettre un frein à la gourmandise. Cela nous éviterait de payer des sommes devenues astronomiques pour un panier de base, nous éviterait aussi de régaler les sociétés pétrolières tout en ajoutant 29 % de taxes sur l’essence, d’allonger de 2 $ à 3 $ pour une baguette de pain (le double de la France) ou d’arroser mon dernier bistro d’aéroport de 37 $ pour un club-sandwich et un jus d’orange en bouteille, des exemples parmi des milliers d’autres.

La guerre en Ukraine n’explique pas tout !

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