Passionnées, expertes, dévouées, mais surtout, épuisées.

Marie-Noël Labrecque Urgentologue, Gatineau

Nos infirmières en soins critiques tombent au combat après des années de coupes budgétaires et de laxisme gouvernemental. Elles abdiquent après des années à se sentir dévalorisées malgré leurs compétences professionnelles indiscutables. Elles se retirent après des années à se faire imposer des heures de travail supplémentaires qu’aucune autre profession ne tolérerait. Elles abandonnent après des années à prodiguer des soins à la population de plus en plus exigeante, et ce, dans un système de santé désuet et chroniquement sous-financé. Il est grand temps de revaloriser cette profession trop longtemps occultée par la médecine paternaliste et arrogante d’autrefois. Donnons à nos infirmières en soins critiques ce qu’elles méritent : du respect.