Après une année de pandémie, les familles québécoises ont plus que jamais besoin que l’on se préoccupe d’elles. À l’occasion de la Semaine québécoise des familles, du 10 au 16 mai, le Réseau pour un Québec Famille invite les leaders de toutes les sphères de la société québécoise à faire des gestes concrets pour offrir une réponse plus cohérente à leurs besoins multiples et complexes.

Marie Rhéaume
Marie Rhéaume Directrice générale du Réseau pour un Québec Famille, et 12 autres signataires*

La pandémie a mis en lumière plusieurs fragilités de nos institutions face à des évènements majeurs qui bouleversent nos vies. Elle a aussi démontré à quel point plusieurs facettes de notre quotidien sont imbriquées, et qu’il est plus que jamais essentiel de coordonner les efforts pour favoriser un retour rapide à l’équilibre.

Comme société, nous comptons instinctivement sur les familles pour faire face aux situations comme celles causées par la pandémie. Cela découle du fait que les familles sont les premières responsables des décisions concernant l’éducation, la santé, l’entraide, les loisirs, la culture, etc. Au cœur de l’organisation de nos milieux de vie, elles sont un vecteur essentiel des relations entre les générations.

La pandémie a accentué la pression sur les familles et continuera à le faire : stress, problématiques de santé mentale accrues, inquiétudes pour la santé des aînés et la capacité d’intervenir à titre de proches aidants, tensions exacerbées dans les relations de couple ou entre les membres de la famille, enjeux en conciliation famille-travail pour répondre aux conditions du télétravail ou au confinement d’enfants en cas d’éclosion dans une école ou un service de garde, soutien du cheminement scolaire des élèves réalisant une partie de leur cursus scolaire à distance, accès réduit et inégal aux services pour les enfants à besoins particuliers, encadrement des relations avec les adolescents, voilà autant d’éléments auxquels les familles sont confrontées depuis maintenant plusieurs mois.

La liste des impacts de la pandémie sur la vie des familles est longue, mais un constat s’impose : à défaut de leur accorder un soutien adéquat, la sortie de crise sera beaucoup plus difficile.

Dans une société comme la nôtre où les programmes et les services aux citoyens sont souvent complexes et conçus pour répondre à des besoins précis, sans concertation efficace entre les différents intervenants, la partie est loin d’être gagnée !

Tous ensemble pour améliorer le quotidien des familles

Afin de permettre un accès fluide au soutien nécessaire, une réflexion quant aux mesures à mettre en place pour assurer une plus grande cohésion dans la réponse aux divers besoins des familles doit être amorcée. Les membres du Réseau pour un Québec Famille considèrent qu’il est urgent qu’un dialogue s’engage entre les nombreux acteurs responsables. Ces derniers doivent se donner une compréhension commune des multiples réalités qui composent le quotidien des familles, améliorer leur connaissance de l’écosystème global et adopter un langage commun, pour être par la suite en mesure de mieux collaborer.

Décideurs publics et privés, grandes associations nationales, entreprises, syndicats, organismes communautaires, tous ceux qui détiennent des leviers pour améliorer le quotidien des familles doivent faire partie de la discussion et de la solution.

Cette mobilisation élargie permettrait assurément de démontrer l’étendue du consensus social autour de l’importance de répondre adéquatement à cet enjeu.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’être là pour les familles.

*Cosignataires : Eve Lagacé, directrice générale de l’Association des bibliothèques publiques du Québec ; Sandrine Tarjon, directrice de l’Association des haltes-garderies communautaires du Québec ; Diane Miron, directrice générale de l’Association québécoise de la garde scolaire ; Nicole Bolduc-Dubois, présidente de la Conférence des Tables régionales de concertation des aînés du Québec ; Francine Lessard, directrice générale du Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance ; Micheline Anctil, mairesse de Forestville ; Kevin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec ; Mélanie Sanschagrin, directrice générale de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir ; Elise Boyer, directrice générale de la Fondation Olo ; Guillaume Joseph, directeur général de L’Appui pour les proches aidants ; Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la valorisation de la paternité, et René Cloutier, directeur général du Réseau Avant de craquer