Je ne voulais pas d’enfants. Et la journée (ou demi-journée) dans l’année où je pensais que j’en voudrais peut-être, ce n’était pas avant l’âge de 40 ans. J’avais tant d’expériences et de rêves à vivre et je voulais avoir la liberté de les réaliser. Dans ma tête, ces objectifs étaient incompatibles avec la maternité.

Caroline Farley
Caroline Farley Gaspé

J’ai maintenant 41 ans. Trois enfants de 9, 12 et 15 ans. Je suis devenue mère pour la première fois à 25 ans. Et j’ai désiré chacune de mes filles, ardemment, parce que j’ai rencontré Sébastien et qu’avec lui, la maternité est devenue un désir viscéral. Donner la vie à Juliette, Rosalie et Béatrice représente l’expérience la plus marquante de la mienne.

Être maman est le plus grand et le plus beau rôle de ma vie. Le plus gratifiant et le plus difficile. Être mère a fait ressortir le meilleur et le pire de moi. Parfois dans la même journée…

Être maman, c’est souvent passer en dernier, faire des compromis. S’assurer que ses enfants sont bien, ont tout ce qu’il faut sur les plans humain, affectif et matériel. Parce qu’une maman est pleinement bien quand ses enfants sont bien.

Mais dans les dernières années, j’ai constaté que l’inverse est aussi vrai, voire plus. Les enfants sont bien quand leur maman est bien, dans sa tête et dans son corps.

Voilà pourquoi j’ai réappris à prendre du temps pour moi, à prendre soin de moi. À écouter ma voix intérieure, celle qui ne se trompe pas souvent, à faire ce que j’aime et ce qui me nourrit, à revenir à mes racines, à qui je suis.

Revenir à ce qui fait de moi une meilleure maman pour les trésors de ma vie et une meilleure amoureuse pour l’homme de ma vie.

J’ai appris que la liberté, c’est d’abord et avant tout un état d’esprit. Je vis mes rêves et mes expériences, tantôt seule, tantôt avec mes filles, avec mon amoureux, avec ma famille ou avec mes amis. Mais dans tous les cas, je vis pleinement et je n’y changerais rien.

Bonne fête des Mères à toutes les mamans ! J’ai une pensée particulière pour celles qui font partie de ma vie, à commencer par la mienne, qui m’a appris le respect, l’ardeur au travail, la persévérance, l’importance de l’amitié, la politesse et le fait qu’on se doit d’être heureux à l’endroit où on est. Pour ça et bien plus encore, merci, maman…